Les quelque 77.000 salariés des caisses régionales du Crédit Agricole vont percevoir une augmentation de salaire à compter du mois prochain, a annoncé mardi l'entreprise, à l'issue de la dernière séance de négociation avec les syndicats.
( AFP / LOIC VENANCE )
Le directeur général adjoint de la fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA) en charge des ressources humaines, François-Xavier Heulle, a évoqué auprès de l'AFP un "budget relativement significatif" et une "vraie évolution (...) pour l'ensemble des collaborateurs".
L'augmentation représente plus de 3 % de la masse salariale. Elle est composée d'une augmentation générale des rémunérations fixes de 2,2 %, assortie d'un plancher de 900 euros bruts par an pour les plus bas salaires.
A cela s'ajoute une enveloppe d'augmentation individuelle de 1,55 % à la main des responsables, et un éventuel complément de chacune des 39 caisses régionales concernées (ainsi que certaines filiales informatiques ou de formation).
"Toutes les parties avaient envie d'aller vers une signature", a souligné M. Heulle, après deux ans d'augmentations plus faibles.
"C'est une avancée concrète qui se traduira par des euros supplémentaires pour tous les collègues!", s'est félicité le syndicat Sudcam, une des organisations représentatives du personnel à la table des négociations, sur le réseau social professionnel LinkedIn.
Les négociations, qui se tiennent normalement un peu plus tard dans l'année, ont été avancées d'un mois pour répondre aux préoccupations en matière de pouvoir d'achat des salariés, met en avant le Crédit Agricole, avec une application dès le 1er novembre et non en début d'année prochaine.
Direction et syndicats ont également prévu de se revoir si l'inflation, mesurée à 3,1 % sur un an en septembre en France, "évolue beaucoup plus que prévu l'année prochaine", affirme M. Heulle.
BNP Paribas avait ouvert le bal des traditionnelles négociations annuelles obligatoires (NAO) il y a deux semaines en accordant la première augmentation salariale depuis trois ans à ses salariés.
Les banques françaises ont plutôt eu recours à des augmentations de salaire ponctuelles ou individuelles en fin d'année dernière, avec des banques mutualistes plus généreuses.
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