La société spécialisée dans les paiements Worldline, qui cherche à se redresser après des années difficiles, a publié mardi un chiffre d'affaires en baisse au troisième trimestre, proche du milliard d'euros.
( AFP / FRED TANNEAU )
"Worldline est sur sa trajectoire de redressement et de transformation", a estimé lors d'une conférence de presse téléphonique le directeur général Pierre-Antoine Vacheron, "conformément au plan".
Worldline est un maillon de la chaîne des paiements qui se rémunère en commissions sur les flux de ses clients, des commerçants physiques et en ligne.
La société a publié mardi un chiffre d'affaires de 966,6 millions d'euros entre juillet et septembre, porté par la principale activité du groupe, les services aux commerçants, contre 1,15 milliard d'euros l'an dernier sur la même période.
La différence s'explique par des effets de périmètre puisque des activités liées à la mobilité et aux services web transactionnels ont par exemple été cédées entretemps.
L'activité liée aux services financiers "reste affectée par des contrats perdus par le passé dont les effets continuent de se matérialiser dans nos chiffres", a également précisé le dirigeant.
Des actionnaires lésés par la chute du cours de Bourse de Worldline depuis 2021 ont par ailleurs assigné le groupe cette année en justice, estimant qu'il avait diffusé des informations trompeuses sur ses finances et ses perspectives de croissance.
"L'entreprise conteste fermement les allégations" de ces actionnaires, a déclaré M. Vacheron, qui assure que Worldline a communiqué conformément aux règles dictées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Ancienne filiale d'Atos, Worldline a connu ces dernières années une série de pannes spectaculaires, des révisions régulières à la baisse de ses objectifs financiers et une chute de sa valeur qui a entraîné sa sortie fin 2023 du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris.
Son effectif est attendu en baisse de 500 employés cette année.
Fin juin 2025, l'entreprise a été mise en cause par plusieurs médias, dont Mediapart et le quotidien belge Le Soir, accusée d'avoir traité pendant des années des milliards d'euros de transactions douteuses, voire frauduleuses.
"Les procédures administratives suivent leurs cours" en Suède, au Luxembourg et en Belgique, a déclaré à ce sujet M. Vacheron.
Le groupe avait publié fin juillet une perte nette de 97 millions d'euros au premier semestre, une donnée qu'il ne publie pas au troisième trimestre.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer