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La course à la succession de May gagne en intensité
Reuters25/05/2019 à 23:30

 (Actualisé avec candidature d'Andrea Leadsom)
    par Michael Holden
    LONDRES, 25 mai (Reuters) - La course à la succession de
Theresa May à la tête du Parti conservateur et donc au poste de
Premier ministre du Royaume-Uni a gagné en intensité samedi avec
la déclaration de candidature du ministre de la Santé Matt
Hancock, de l'ancien ministre du Brexit Dominic Raab, et de
l'ex-ministre des Relations avec le Parlement Andrea Leadsom. 
    Ces trois personnalités rejoignent sur la liste des
prétendants déclarés l'ancien chef de la diplomatie Boris
Johnson, qui fait figure de favori, l'actuel ministre des
Affaires étrangères, Jeremy Hunt, le secrétaire au Développement
international, Rory Stewart, et l'ancienne ministre du Travail,
Esther McVey.
    La ministre du Travail et des Retraites, Amber Rudd,
ex-ministre de l'Intérieur, un temps pressentie, a en revanche
décidé de ne pas briguer la tête du parti.    
    Theresa May a annoncé vendredi qu'elle démissionnerait le 7
juin de la direction des Tories, tirant les conséquences de ses
échecs répétés à faire adopter par le Parlement l'accord de
sortie de l'Union européenne qu'elle a négocié avec Bruxelles.
 
    "Je vais me présenter au poste de Premier ministre parce que
je crois du fond du coeur que nous avons besoin d'un dirigeant
pour demain, et pas pour l'instant présent", a déclaré Hancock à
la BBC. "Nous devons bien sûr mettre en oeuvre le Brexit et je
le ferai", a-t-il ajouté.
    "Réaliser le Brexit réclamera de la concentration, de la
discipline et de la détermination", écrit pour sa part Dominic
Raab dans un article pour le Mail on Sunday. "En tant qu'ancien
avocat du Foreign Office et ministre du Brexit, j'ai
l'expérience."
    A ces sept candidats déclarés pourraient s'ajouter une
dizaine d'autres prétendants. 
    Interrogés samedi, le ministre du Commerce Liam Fox et
l'ancien secrétaire d'Etat chargé du Brexit Steve Baker ont
laissé la porte ouverte.
    Les noms de Sajid David (ministre de l'Intérieur), David
Davis (ex-ministre du Brexit), Penny Mordaunt (première femme
ministre de la Défense) ou Graham Brady, le président du comité
1922 qui regroupe la totalité des élus conservateurs à
l'exception des ministres ou secrétaires d'Etat, reviennent
également dans les pronostics.
    Tous les candidats déclarés, à commencer par Boris Johnson,
affirment qu'ils seront capables de réussir là où Theresa May a
échoué. La Commission européenne a pourtant insisté sur un
point: elle ne renégociera pas l'accord de retrait qu'elle a mis
au point avec la Première ministre démissionnaire.
    
    LE PARTI TORY DIVISÉ SUR LA QUESTION EUROPÉENNE
    La course à la succession de May débutera dans la semaine du
10 juin. Le processus se déroulera d'abord au sein du groupe
Tory du Parlement. Une série de votes permettra de dégager deux
finalistes, qui seront ensuite soumis à un vote des quelque
120.000 adhérents du parti.
    Sondages et études montrent que les membres du Parti
conservateur sont très largement favorables au Brexit et qu'une
majorité d'entre eux soutiennent même la perspective d'un
divorce sans accord.
    "Nous quitterons l'UE le 31 octobre, accord ou pas", a
promis Boris Johnson vendredi lors d'une conférence économique
en Suisse.
    Après Margaret Thatcher, John Major et David Cameron, May
est le quatrième chef d'un gouvernement conservateur d'affilée à
devoir quitter prématurément le 10, Downing Street en raison des
divisions des Tories sur l'Europe.
    Et les lignes de faille qui parcourent la formation Tory sur
la question européenne n'ont pas été refermées par le départ de
Theresa May. Rory Stewart, s'exprimant au micro de la BBC, a
ainsi annoncé qu'il ne pourrait pas siéger dans un gouvernement
Johnson prêt à accepter un "no deal". "Je pense que ce serait
une immense erreur, préjudiciable, inutile et également
malhonnête", a-t-il dit.
    Si la Chambre des communes a rejeté à trois reprises
l'accord de retrait négocié par May avec Bruxelles, elle a aussi
voté contre une sortie sans accord.
    
    CHRONOLOGIE Les trois années agitées de May à Downing Street
 
    RÉACTIONS à l'annonce de la démission de May  
    ENCADRE Comment sera choisi le successeur de May
     

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ENCADRE Comment sera choisi le successeur de May     
CHRONOLOGIE Les trois années agitées de May à Downing Street   
 
RÉACTIONS à l'annonce de la démission de May     
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 (Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français,
édité par Jean-Stéphane Brosse)
 

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