Entrée en bourse de CSG sur Euronext Amsterdam, à Amsterdam
par Diana Mandia
Les principales Bourses européennes sont attendues en hausse lundi à l'ouverture, les investisseurs espérant que l'annonce américaine d'une trêve entre l'Ukraine et la Russie concernant les infrastructures énergétiques puisse améliorer l'approvisionnement, même si des doutes persistent quant à sa mise en oeuvre effective.
La volatilité pourrait être forte, étant donné que les tensions entre les rebelles yéménites et l'Arabie saoudite se sont intensifiées au cours du week-end et que le détroit d'Ormuz reste fermé.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,19% pour le CAC 40 parisien, de 0,34% pour le Dax à Francfort, de 0,25% pour le FTSE et de 0,17% pour le Stoxx 600.
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche la conclusion d'un accord de cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie portant sur les infrastructures énergétiques et son entrée en vigueur, avant d'être rapidement contredit par son homologue ukrainien Volodimir Zelensky, tandis que Moscou n'a pour l'instant fait aucun commentaire.
Le locataire de la Maison blanche a également dit vendredi que la Russie avait accepté de livrer immédiatement plus de 300.000 tonnes de diesel sur les marchés, une mesure qui, selon le secteur, n'aura toutefois pas d'impact durable sur les prix.
Le Brent perd 0,13% à 104,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,63% à 91,27 dollars.
Ces annonces interviennent à un moment où la forte hausse des cours mondiaux du diesel, survenue après le déclenchement de la guerre avec l'Iran en février, est devenue un défi pour le Parti républicain de Donald Trump à l'approche des élections de mi-mandat du mois prochain.
Le Moyen-Orient reste un obstacle majeur et l'impasse dans le détroit d'Ormuz semble devoir se prolonger : la réponse des États-Unis aux conditions imposées par l'Iran pour rouvrir la voie navigable est jugée insuffisante , selon le chef de la sécurité iranienne, Mohsen Rezaei, cité par les médias d'État.
Les autorités saoudiennes ont pour leur part fait état d'un mort et de 11 blessés lors d'une nouvelle attaque contre l'aéroport international de Ryad survenue dimanche, au lendemain d'un assaut contre ce même aéroport, revendiqué par les Houthis, qui a fait 13 morts. Les rebelles yéménites, alliés de Téhéran, se sont emparés le mois dernier de secteurs stratégiques le long de la côte de la mer Rouge.
"Même si un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine et la levée des sanctions sur le diesel russe allègent la pression sur les produits raffinés, les attaques contre Ryad et les combats autour de Bab el-Mandeb font peser un risque de hausse sur les cours du pétrole et les coûts de transport maritime, auxquels s'ajoute la perturbation persistante du détroit d'Ormuz", soulignent les analystes de Deutsche Bank dans une note publiée lundi.
La semaine d'annonce par ailleurs très chargée, les investisseurs devant prendre connaissance des chiffres de l'inflation aux États-Unis et des résultats trimestriels des grandes banques américaines dans les prochains jours.
Les marchés parient que la Réserve fédérale (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) s'accorderont sur une pause en octobre, en laissant leurs taux respectifs inchangés, mais qu'elles les relèveront à nouveau avant la fin de l'année.
Les tensions sur les marchés obligataires continueront d'être suivies de près, les rendements ayant atteint ces derniers jours des niveaux jamais vus depuis plusieurs décennies des deux côtés de l'Atlantique.
La Bourse de Tokyo est fermée à l'occasion de la Journée de la santé et du sport, tout comme le marché obligataire américain, qui célèbre le Columbus Day, ce qui pourrait toutefois entraîner une baisse du volume des transactions.
LES VALEURS À SUIVRE :
À WALL STREET
La Bourse de New York a clôturé en hausse vendredi dans l'attente du coup d'envoi de la saison des résultats trimestriels et de la publication des chiffres mensuels de l'inflation.
L'indice Dow Jones .DJI a gagné 0,83%, le Standard & Poor's 500, plus large, a pris 0,59%, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,64%.
EN ASIE
Les Bourses chinoises reculent lundi, les mesures de soutien prises par Pékin n'ayant pas suffi à stabiliser le marché sur fond de hausse des taux d'intérêt mondiaux et d'intensification des tensions géopolitiques.
L'indice CSI 300 des grandes capitalisations cède 0,78% et le SSE Composite de Shanghaï perd 0,52%.
La Bourse de Hong Kong grappile 0,09%.
Les chiffres du commerce extérieur chinois seront publiés mercredi et les investisseurs seront attentifs pour voir si les exportations liées à l'intelligence artificielle (IA) continuent de soutenir une économie freinée par la faiblesse de la demande intérieure, conséquence de la crise prolongée du marché immobilier.
TAUX / CHANGES
Le rendement du Bund allemand à dix ans perd 2,4 points de base à 3,4614%, tandis que celui du titre à deux ans perd 1,1 points de base à 3,0835%.
Les investisseurs suivent de près l'évolution du marché de la dette souveraine, notamment en France, où le déficit élevé suscite des inquiétudes alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 doit être examiné par les députés en séance publique à partir de mardi à l'Assemblée nationale.
Le rendement de l'OAT à dix ans perd 1,7 point de base à 4,8435% dans les premiers échanges lundi.
L'approche de l'élection présidentielle de 2027 ne fait qu'accroître l'angoisse, les sondages laissant présager un second tour opposant des candidats aux positions extrêmes, ce qui souligne la polarisation croissante alors que l'ère du président Emmanuel Macron touche à sa fin.
Le candidat Place Publique à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann, qui s'oppose à toute alliance avec La France Insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon, a par ailleurs remporté dès le premier tour la primaire sociale-démocrate, a annoncé dimanche le Parti socialiste.
Sur le marché des changes, le dollar cède 0,03% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro grignote 0,03% pour s'établir à 1,1204 dollar. La devise européenne était tombée lundi dernier à un creux de 17 mois face au billet vert, pénalisé, entre autres, par les inquiétudes budgétaires en France.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L'AGENDA DU LUNDI 12 OCTOBRE
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Benoit Van Overstraeten)

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