* En Europe, le CAC 40 gagné 0,03% et le Stoxx 600 0,14%
* Wall Street en ordre dispersé à mi-séance
* Les prix à la consommation ralentissent plus que prévu aux Etats-Unis en juin
par Diana Mandia
Les Bourses européennes ont terminé en légère hausse mardi, se remettant des pertes enregistrées en début de séance grâce au ralentissement de l'inflation américaine, même si le contexte reste marqué par la flambée des prix du pétrole, alors que l'étau se resserre à nouveau autour du détroit d'Ormuz.
À Paris, le CAC 40 .FCHI a terminé sur un gain de 0,03% à 8.366,85 points.
La fête nationale du 14 Juillet a considérablement réduit le volume des transactions.
Le Footsie britannique .FTSE a pris 0,30% et le Dax allemand .GDAXI 0,12%.
L'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E a terminé sur un gain de 0,19%, le FTSEurofirst 300 .FTEU3 a progressé de 0,12% et le Stoxx 600 .STOXX s'est octroyé 0,14%.
L'armée americaine a lancé lundi soir une salve de bombardements contre l'Iran pour une troisième nuit consécutive, ce à quoi Téhéran a répondu en tirant des missiles sur le Bahreïn et la Jordanie, dans le cadre d'une reprise des hostilités qui braque de nouveau les projecteurs sur les flux pétroliers via le détroit d'Ormuz.
Téhéran a annoncé dimanche dernier avoir fermé le détroit jusqu'à nouvel ordre, et le lendemain, Donald Trump a dit imposer un blocus des ports iraniens et un péage à hauteur de 20% de tout fret acheminé via cette voie, ce qui a fait grimper les prix du Brent à 87,49 dollars le baril, leur plus haut niveau depuis la mi-juin. Le président américain a dit toutefois mardi revenir sur son projet de taxe.
"Bien qu'un protocole d'accord ait été signé" entre les Etats-Unis et l'Iran, "celui-ci n'a même pas tenu quelques semaines. C'est donc cette inquiétude que le marché tente actuellement d'intégrer dans les cours", a déclaré Soni Kumari, analyste chez ANZ.
Le Brent LCOc1 avance de 2% à 84,98 dollars le baril à l'heure de la clôutre des Bourses européennes, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 avance de 1,68% à 79,59 dollars. Tous deux ont vu se réduire les gains enregistrés en début de journée.
L'inflation provoquée par la flambée vertigineuse des prix de l'énergie depuis le début de la guerre, en février, reste l'une des principales préoccupations des investisseurs, qui avaient accueilli avec soulagement la signature de l'accord entre les États-Unis et l'Iran le mois dernier, mais qui doivent désormais faire face à un regain d'incertitude.
À l'instar de ce qui s'est passé dans la zone euro, la progression des prix aux États-Unis a ralenti plus que prévu sur un an en juin, ce qui insuffle un certain optimisme aux marchés mais ne devrait pas dissuader la Réserve fédérale (Fed) de relever ses taux d'intérêt d'ici la fin de l'année, compte-tenu des nouveaux risques.
Les anticipations d'une hausse des taux les 28 et 29 juillet ont chuté à 13,4% mardi après la publication des données, contre 41,7% la veille, selon l'outil FedWatch de CME Group. Les marchés tablent désormais sur une probabilité de 58,1% d'une hausse en septembre, contre 75,1% lundi.
Le président de la Fed, Kevin Warsh, qui se montre toujours avare de précisions quant aux projets de l'institution, a déclaré mardi, dans des commentaires préparés en avance pour son intervention devant la commission des services financiers de la Chambre américaine des représentants, que la banque centrale "ne tolérerait pas une inflation durablement élevée".
VALEURS
À Paris, EssilorLuxottica ESLX.PA a perdu 2,5% après que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation pour le lunetier franco-italien, anticipant une concurrence plus rude sur le marché des lunettes dotées d'IA et un ralentissement de la croissance au second semestre.
Les valeurs françaises du luxe ont également souffert, Kering PRTP.PA et LVMH LVMH.PA terminant en baisse respectivement de 2,4% et 1,7%, et pesant sur le compartiment sectoriel du Stoxx .STXLUXP (-1,13%).
Capgemini CAPP.PA et Dassault Systemes DAST.PA ont pour leur part reculé d'environ 1,5%, les prévisions jugés décevantes du groupe américain IBM IBM.N pour le trimestre pénalisant l'ensemble du secteur des logiciels.
Ailleurs en Europe, Ericsson ERICb.ST a plongé de plus de 12%, le groupe suédois ayant publié un chiffre d'affaires en baisse au deuxième trimestre.
Le compartiment du voyage .SXTP a reculé de 1,33% face à la hausse des prix des carburants, tandis que le secteur de l'énergie .SXEP a en revanche progressé de 1,18%.
A WALL STREET
A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones .DJI recule légèrement (0,16%), tandis que le Standard & Poor's 500 .SPX gagne 0,37% et le Nasdaq Composite .IXIC , pénalisé la veille par la chute des fabricants de puces, rebondit de 0,93%.
La séance à New York a été marquée par la publication des bénéfices des grandes banques américaines, de Goldman Sachs GS.N à Citi C.N en passant par JP Morgan JPM.N , qui ont pour la plupart connu une forte progression au deuxième trimestre, grâce à la hausse des commissions liées au conseil en fusions-acquisitions et à l'explosion des revenus liés au trading.
IBM IBM.N plonge pour sa part de 25% après avoir anticipé un chiffre d'affaires pour le deuxième trimestre inférieur aux estimations, les clients ayant donné la priorité aux dépenses en infrastructures d'IA.
TAUX
Les données de l'inflation américaine font reculer les rendements obligataires aux Etats-Unis: celui des Treasuries à dix ans US10YT=RR cède 5,3
points de base à 4,5573% et celui du titre à deux ans US2YT=RR abandonne 8 points de base à 4,1829%.
Bastien Drut, analyste de CPRAM, souligne surtout le ralentissement de l'inflation sous-jacente, "un développement qui tombe à pic pour la Fed, quelques heures après que l'influent membre du Board Christopher Waller a déclaré q'un durcissement monétaire pourrait être considéré à court terme en cas d'inflation sous-jacente trop forte dans cette publication".
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans DE10YT=RR a fini presque inchangé à 3,0697%, tandis que celui de l'obligation à deux ans
DE10YT=RR a grappillé 0,7 points de base à 2,7228%, réduisant leurs gains après la publication des données sur l'inflation américaine.
CHANGES
Le dollar s'affaiblit après la publication de chiffres de l'inflation américaine, et perd 0,47% face à un panier de devises de référence .DXY , tandis que l'euro gagne 0,54% à 1,1443 dollar EUR= .
A SUIVRE LE 15 JUILLET : nL8N42U0P0
Le Bureau national des statistiques (BNS) publiera mercredi les données sur la croissance de l'économie chinoise au deuxième trimestre.
La Banque du Canada (BoC) annoncera mercredi sa décision de politique monétaire.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
|1|Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris et en Europe WATCH/LFR |1|

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