Les opérateurs boursiers travaillent au siège d'Euronext, situé dans le quartier d'affaires et financier de La Défense, à Courbevoie, près de Paris.
par Diana Mandia
Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mardi, grâce à une série de résultats d'entreprises bien accueillis et à l'accalmie des cours du pétrole, même si les doutes concernant le secteur technologique et la politique monétaire persistent en arrière-plan.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,63% à 8.458,78 points vers. À Francfort, le Dax a pris 0,52% et à Londres, le FTSE 100 s'est octroyé 0,83%.
L'indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 0,19%, tandis que le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,36% et le Stoxx 600 de 0,41%.
Les résultats d'entreprises ont rassuré les investisseurs mardi, notamment dans le secteur de la consommation et de l'automobile, compensant ainsi les inquiétudes concernant la technologique, qui pèse moins lourdement sur les marchés européens que sur leurs homologues asiatiques et américains.
Le compartiment technologique du Stoxx 600 a perdu 0,08%.
L'aversion au risque s'accentue chez les fabricants de puces, alors que les opérateurs s'interrogent depuis des semaines sur le bien-fondé des valorisations boursières extrêmes alimentées par l'essor de l'IA.
La publication des résultats de géants de la cote tels que Microsoft, Meta, Amazon et Apple dans les prochains jours contribue également à la prudence.
"On a vu que les entreprises qui investissent dans l'IA, notamment les hyperscalers, ne s'engagent pas vraiment en raison des inquiétudes liées aux coûts et au niveau d'endettement à assumer. Et aujourd'hui, des questions se posent quant à la rentabilité du secteur des semi-conducteurs, en particulier en Asie", a déclaré Dorian Carrell, responsable des fonds multi-actifs à revenu fixe chez Schroders.
Les craintes liées à la concurrence se sont pour leur part accrues ces dernières heures : selon une source, la Chine a commencé à produire des machines de lithographie utilisant la technologie dite DUV, une avancée qui pourrait offrir à ses fabricants une source alternative d'équipements.
La semaine réserve encore d'autres rendez-vous importants, à commencer par la décision de la Fed sur les taux d'intérêt, prévue mercredi.
Si le marché s'attend majoritairement à un statu quo, les paris en faveur d'une hausse se sont renforcés, preuve de la nervosité suscitée par la récente flambée des prix du pétrole liée à l'escalade militaire au Moyen-Orient.
Même si les frappes sont pour l'instant suspendues, ce qui fait baisser les cours du brut, ce recul ne devrait guère empêcher les responsables de la banque centrale américaine d'adopter un ton "hawkish".
Si le président américain Donald Trump a fait état mardi de "bonnes" discussions avec l'Iran, il a également réitéré ses menaces de frapper le site iranien de "Pickaxe Mountain" et les infrastructures du pays si aucun accord n'est conclu.
PÉTROLE
Les prix du brut poursuivent leur recul après la suspension des frappes entre les Etats-Unis et l'Iran au cours du week-end dernier.
Le Brent, qui avait dépassé la semaine dernière les 100 dollars le baril, perd 4,24% à 84,61 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 3,83% à 79,47 dollars.
VALEURS
L'opérateur français de télécommunications Orange a pris 4,6% après avoir relevé ses objectifs pour cette année, signant une des meilleures performances du CAC 40.
Safran, qui a annoncé relever ses perspectives pour 2026, avec des ventes et des profits en forte hausse au premier semestre, a gagné 2,9%.
Toujours à Paris, et en attendant la publication de ses résultats, Capgemini a progressé de 6,9%, les éditeurs de logiciels se démarquant dans un secteur technologique mis à rude épreuve.
À Londres, Unilever a grimpé de 8%, le géant des biens de consommation ayant dépassé les attentes sur ses ventes du deuxième trimestre
Le constructeur allemand Mercedes-Benz a fait état mardi d'une hausse de 22% sur un an de son résultat d'exploitation trimestriel, a terminé sur un gain de 2,8%.
Dans le secteur des puces, à Amsterdam, ASML a perdu 2,9% après avoir plongé la veille de plus de 8%, tandis qu'ASMI a abandonné 5,3% et Besi 3,5%.
A WALL STREET
La Bourse de New York est passée en territoire positif juste après la clôture des marchés européens.
Le Dow Jones gagne 1,16%, le Standard & Poor's 500 0,39% et le Nasdaq Composite est stable après une ouverture en nette baisse.%.
Le secteur des puces reste toutefois pénalisé : Micron perd 9%, Intel 5,7% et Applied Materials 7,8%. L'indice Philadelphia SE Semiconductor recule de plus de 4%.
Apple a par ailleurs brièvement dépassé les 5.000 milliards de dollars de capitalisation boursière pour la première fois mardi, devenant ainsi la deuxième entreprise, après Nvidia, à franchir ce cap.
LES INDICATEURS DU JOUR
La confiance des consommateurs aux Etats-Unis s'est dégradée de façon inattendue en juillet, montre l'enquête mensuelle de l'organisation patronale Conference Board publiée mardi.
Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour eToro, souligne que cet indicateur illustre les difficultés croissantes des ménages face à la hausse du coût de la vie.
En France, la confiance des ménages a augmenté plus que prévu en juillet, selon l'enquête mensuelle de conjoncture de l'Insee.
En Allemagne, l'économie devrait enregistrer une croissance modeste au deuxième trimestre, malgré les difficultés liées à la guerre au Moyen-Orient, grâce à la relative résilience de son vaste secteur industriel et au maintien des dépenses de consommation, a déclaré mardi la Bundesbank dans son rapport mensuel.
CHANGES
Le dollar perd 0,21% face à un panier de devises de référence, tout en restant proche de son plus haut niveau depuis près de cinq semaines, alors quetandis que l'euro gagne 0,25% à 1,1395 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires reculent légèrement mardi dans un contexte de baisse des prix du pétrole et avant la décision de la Fed.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 4,7 points de base à 4,5941%. Le deux ans perd près de 6 points de base à 4,2644%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a recule de près de 2 points de base à 3,1090%. Le deux ans a perdu 4 points de base pour s'établir à 2,7413%.
A SUIVRE LE 29 JUILLET :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)

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