Aller au contenu principal
Fermer

L'Europe dans le vert entre la Fed et la BCE, Paris reprend les 7 900 points
information fournie par Zonebourse 29/10/2026 à 10:12

Dans l'ensemble, les grandes Bourses européennes évoluent sur une note positive jeudi matin, à quelques heures des décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et au lendemain des annonces de la Réserve fédérale, qui laissent penser que la banque centrale américaine ne compte pas durcir beaucoup plus son approche.

Un peu moins d'une heure après l'ouverture, le CAC 40 s'adjuge 0,7% à 7 940 points, le DAX progresse de 0,5% à 25 836 points à Francfort, mais l'Euro STOXX 50 reste un peu à la traîne, avec un score vierge, pénalisé par le repli des valeurs bancaires après les résultats mal reçus de BBVA (-4,8%) et d'ING (-3,6%).

Les investisseurs digèrent dans le calme les dernières déclarations de la Fed, qui a décidé hier soir de laisser ses taux inchangés, comme largement anticipé par les marchés après le resserrement du mois de septembre.

Devant les journalistes, son président, Kevin Warsh, a justifié cette pause par la nécessité de prendre du recul après la hausse de taux du mois passé, estimant que les prochaines données permettraient de déterminer si un nouveau relèvement était nécessaire.

Le patron de l'institution a souligné que le biais plus restrictif adopté par l'autorité centrale commençait à produire ses effets, les conditions financières s'étant durcies avec des investisseurs devenant plus sélectifs dans leurs choix de financement.

"On retiendra très peu d'éléments hawkish de sa conférence de presse, voire un début d'autosatisfecit", réagit Bastien Drut, responsable de la stratégie et de l'analyse chez CPRAM.

"Cela suggère que le FOMC n'a globalement pas l'intention d'aller beaucoup plus loin dans son cycle de durcissement", fait-il valoir.

Ses propos n'empêchent pas les rendements des emprunts d'Etat américains de poursuivre leur progression. Sur le marché obligataire, celui des Treasuries à dix ans prenait cinq points de base à 5,05%.

Ses déclarations n'enrayent pas, non plus, la trajectoire ascendante du dollar, qui reprend 0,1% à 1,1140 ce matin face à l'euro.

Une pause se profile également en Europe

En Europe, la BCE devrait également opter pour le statu quo ce jeudi à l'issue de la réunion de son conseil des gouverneurs, mais l'attention des intervenants se portera surtout sur les indications prospectives fournies par sa présidente, Christine Lagarde.

"La hausse des rendements liée à l'élargissement des spreads en France a très probablement déjà pesé sur l'économie et devrait contribuer à ralentir l'activité, ce qui signifie que la BCE pourrait avoir moins besoin de relever ses taux", explique David Zahn, le responsable de la gestion obligataire européenne chez Franklin Templeton.

"Selon nous, la BCE procédera à une hausse en décembre avant de marquer une pause prolongée, voire de mettre un terme à son cycle de resserrement monétaire", souligne le gérant.

Outre les décisions des banques centrales, la séance est animée par de nombreuses publications d'entreprises, Air Liquide, Shell, Société Générale, STMicroelectronics et TotalEnergies ont notamment dévoilé leurs comptes trimestriels ce matin.

A Paris, les chiffres communiqués par Technip Energies ( 7,8%) et Renault ( 4,7%) semblent particulièrement appréciés.

Seront aussi surveillés avec intérêt, à 13h30, les statistiques mensuelles des prix PCE aux Etats-Unis, qui permettront de mettre en lumière l'approche attentiste que semble désormais privilégier la Fed.

La Bourse de New York avait terminé la séance dans le vert mercredi, soutenue par les solides performances des valeurs liées à l'intelligence artificielle, mais la tendance pourrait bien s'inverser aujourd'hui dans le sillage des résultats décevants publiés hier soir par Alphabet, la maison-mère de Google.

Le titre est attendu en baisse de quasiment 10% à l'ouverture de Wall Street après la présentation d'un chiffre d'affaires de troisième trimestre inférieur aux prévisions des analystes, dû notamment à un nouveau ralentissement de ses recettes publicitaires.

"Ces performances soulèvent le doute quant à la capacité du groupe à rentabiliser rapidement l'envolée de ses dépenses d'investissement", s'inquiètent ce matin les équipes de Deutsche Bank.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

7 965,23 +0,99%
85,15 +1,85%
114,09 -0,22%
4,159 -2,92%
61,95 0,00%
Chargement...