(Actualisé tout du long avec DG, analyste, détails, contexte)
Les ventes de Gucci, navire amiral du géant français du luxe Kering PRTP.PA , ont reculé moins que prévu au deuxième trimestre, la forte demande américaine ayant en partie compensé la baisse des dépenses dans d'autres régions.
Le chiffre d’affaires de Gucci s’est élevé à 1,41 milliard d'euros sur la période, un résultat supérieur au à la moyenne des prévisions des analystes, qui s’établissait à 1,37 milliard d’euros selon Visible Alpha.
Bien qu'il s'agisse d'une amélioration par rapport à la baisse de 8% enregistrée au trimestre précédent, ce résultat marque la douzième baisse trimestrielle consécutive des ventes de Gucci, autrefois le moteur des bénéfices de Kering.
Kering publie ses résultats au lendemain de l'annonce par son principal concurrent, LVMH LVMH.PA , d'une modeste hausse du chiffre d'affaires trimestriel de sa division mode.
LES EFFORTS DE REDRESSEMENT PORTENT LEURS FRUITS
Ce résultat supérieur aux attentes pourrait toutefois rassurer les investisseurs quant à la capacité de Gucci à renouer avec la croissance sur l’ensemble de l’année, un engagement pris par le directeur général du groupe de luxe, Luca de Meo.
Les analystes s’attendaient à ce que le tournant se produise au troisième trimestre.
"À l'échelle du groupe, nous constatons les premiers signes tangibles de progrès en matière de désirabilité des marques, de dynamique commerciale et de performance opérationnelle", a déclaré dans un communiqué Luca de Meo.
Les ventes de Gucci aux États-Unis, marché le plus performant du secteur du luxe, ont progressé de 9% au cours du trimestre, a déclaré la directrice financière Armelle Poulou, affichant une accélération par rapport aux trois premiers mois de l'année.
Les ventes aux États-Unis ont été soutenues par de nouveaux produits, tels que les gammes Borsetto et Paparazzo, ainsi que par la demande de sacs pour hommes.
"Ces résultats confirment la poursuite de la progression chez Gucci", ont noté les analystes de la Banque Royale du Canada dans une note.
"Nous nous attendons à ce que les estimations consensuelles augmentent légèrement pour refléter les résultats supérieurs aux prévisions (du premier semestre), et peut-être aussi la conviction grandissante que Kering est en mesure d'atteindre ses objectifs, ce qui n'est pas encore pleinement pris en compte à l'heure actuelle", ont-ils ajouté.
RÉDUCTION DE LA DETTE
Dans l'ensemble, le chiffre d'affaires de Kering a progressé de 2% au cours du trimestre, à périmètre et taux de change comparables, soit légèrement au-dessus des prévisions des analystes qui tablaient sur une croissance de 1,7%.
Le groupe a également affiché une marge opérationnelle courante de 12,8% sur les six premiers mois de l'année, supérieure aux prévisions des analystes qui tablaient sur 12,3%.
L’endettement net de Kering s'élevait à 3,3 milliards d'euros à la fin du mois de juin, contre huit milliards d'euros à la fin de l'année dernière.
Le groupe a fermé 84 magasins au total au premier semestre, sur les 100 prévus pour cette année.
(Rédigé par Dominique Patton, avec Ingrid Melander, version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin et Benoit Van Overstraeten)

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