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Hier à Wall Street : du terrain regagné avec la détente des taux et du pétrole
information fournie par Zonebourse 26/08/2026 à 07:07
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La détente des rendements obligataires et des cours du pétrole ont apporté un certain soulagement et cette séance de mardi a remis les compteurs à zéro pour le terme boursier de septembre : le Nasdaq 100 a repris 0,64% à 29 209 après un repli de 0,97% la veille, le S&P 500 a gagné 0,32% à 7 677 après un recul de 0,28% lundi, tandis que le Dow Jones a pris 0,30% à 53 577 et double quasiment la mise après une hausse de 0,26% la veille.

Le SOXX reste un peu en retrait avec sa hausse de 1,56%, qui ne compense pas le recul de 2,67% de la veille, la tendance demeurant lourde depuis une semaine, avec une baisse de 3,3%, contre une hausse de 0,45% pour les valeurs davantage orientées "value" et "dividendes" du Dow Jones.

Signe technique un peu négatif, les replis l'ont emporté dans une proportion de trois sur cinq au sein du S&P 500 et, pour le Nasdaq 100, c'est du 50/50 malgré un gain de 0,65%.

La plupart des séances de hausse du mois d'août ont été caractérisées par des ratios advance/decline négatifs et des progressions qui se matérialisent presque intégralement hors "plages de transactions officielles" : quand les marchés rouvrent, les jeux sont faits dès l'ouverture, d'où la profusion de "gaps" haussiers, ou baissiers, que l'on peut dénombrer sur un indice comme le SOXX depuis le début du 3e trimestre.

Mais le record de 23 "gaps" haussiers à l'ouverture, du 2 avril au 30 juin, sera difficile à battre : cela pourrait demeurer longtemps un record historique.

Comme habituellement, les semi-conducteurs ont bénéficié de la nette détente des taux survenue ce mardi (de 5 à 6 points de base sur le "10 ans" ou le "30 ans" US), avec notamment AMD ( 4,9%) et Marvell ( 4,8%), puis des rachats à bon compte sur des dossiers spéculatifs comme Nebius ( 5,3%) ou Lumentum ( 6,7%).

Nvidia ( 2%) a mis un terme à sept séances de repli consécutives (entre 227 et 208 USD), alors que Kantor Fitzgerald dévoile un objectif de 350 USD, à la veille de la publication des résultats trimestriels les plus attendus de ce mois d'août.

Le secteur de l'énergie a fini lanterne rouge à la suite de la correction de 7% du prix du baril de Brent (sous 85,6 USD) et de 5,3% de celui du WTI (vers 80,7 USD) : Chevron a perdu 1,5%, Valero 1,6%, Halliburton 2,4%, Devon 2,7%, Diamondback et Occidental 2,8%.

Les soubresauts du pétrole démontrent que l'actualité demeure dense sur le front géopolitique : la détente du jour sur le WTI est alimentée par l'espoir d'une issue diplomatique grâce à l'entremise du Pakistan (un narratif qui a déjà été servi des dizaines de fois aux marchés depuis début avril).

Ce lundi, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait déclaré que tous les pays devraient cesser de commercer avec l'Iran sous peine de se voir exclus du système financier fondé sur l'USD (ce qui pourrait déboucher sur un effondrement des transactions en USD, tout l'inverse de ce dont les États-Unis ont besoin dans un contexte de refinancement d'une dette de 40 000 MdsUSD). Mais, de façon prudente, Scott Bessent n'a cité aucun pays susceptible d'être sanctionné en particulier... et surtout pas la Chine.

Alors, pourquoi les taux et le pétrole se détendent-ils ? Parce que l'option militaire pour faire plier Téhéran semble mise au rebut et que le "D-Day" ne semble pas préfigurer un clash commercial magistral avec la Chine, l'Inde ou la Turquie.

L'avertissement vise cependant les pays qui acceptent de verser une "redevance" à l'Iran pour emprunter le détroit d'Ormuz sans se prendre un drone... et cela concerne en effet beaucoup de monde.

Sur le front macroéconomique, l'indice de confiance des consommateurs américains calculé par le Conference Board est ressorti légèrement inférieur aux attentes pour le mois d'août. Il s'établit à 89,4 points, contre une estimation de 90,2 points.

Au-delà de cet indicateur, la semaine s'annonce riche en rendez-vous économiques, avec notamment le symposium de Jackson Hole, qui débutera jeudi, le discours de Kevin Warsh étant très attendu vendredi.

Les investisseurs prendront également connaissance d'une nouvelle estimation de la croissance du PIB américain, des chiffres sur les revenus et les dépenses des ménages, ainsi que de l'indice des prix PCE, dont la dynamique pourrait conditionner une évolution des anticipations de hausse des taux, ou de statu quo monétaire, lors de la prochaine réunion de la FED à la mi-septembre.

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