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Global Bioenergies veut se refaire une beauté dans les cosmétiques
information fournie par Biotech Finances05/03/2019 à 09:09

Selon le dirigeant de Global Bioenergies, «Les dérivés d'isobutène représentent aujourd'hui la seule solution pour remplacer les silicones volatiles dans les cosmétiques, sans perte de performance». (source : Pexels)

Selon le dirigeant de Global Bioenergies, «Les dérivés d'isobutène représentent aujourd'hui la seule solution pour remplacer les silicones volatiles dans les cosmétiques, sans perte de performance». (source : Pexels)

La biotech verte a publié ses résultats annuels, vendredi 1er mars, dévoilant une perte nette de 13,6 M€ et une trésorerie de 10,3 M€ à fin décembre 2018. Cette publication fut aussi l'occasion de recadrer les priorités stratégiques de Global Bioenergies pour l'année en cours. Premier projet du co-fondateur et CEO, Marc Delcourt : le lancement d'une usine en Champagne, déstiné à la production du produit phare de la biotech, le bio-isubotène avec un objectif de production de 30.000 tonnes/an. Cet outil de production qui devrait être opérationnelle en 2022, représente un chantier de 120M€ qui sera portée par une co-entreprise entre Global Bioenergies et Cristal Union, une coopérative sucrière française.

«Depuis la fin des quotas en Europe, le prix du sucre a diminué. Ainsi, les acteurs cherchent de nouveaux débouchés pour leur filière», explique Marc Delcourt qui a saisi l'opportunité, puisque le sucre est une matière première possible pour produire l'isobutène. Une parmi d'autres, puisque le mois dernier, la société annonçait la réussite d'essais réalisés sur un démonstrateur industriel et mené en partenariat avec le groupe Clariant, visant à produire de l'isobutène, son produit phare, à partir d'hydrolysat de paille de blé.

La société compte aussi profiter de nombreuses décisions politiques qui pourraient favoriser son modèle économique. Dans les carburants routiers, les députés français ont prévu l'augmentation du plancher d'incorporation de biocarburants de 7,5 à 8,2% en 2020, jusqu'à atteindre 15% à horizon 2030. Autre dimension, et autre secteur, la Commission européenne a choisi de limiter la concentration des silicones D4 et D5 à 0,1% dans les cosmétiques rincés à partir de 2020, en raison de risques pour l'environnement. Les deux substances sont actuellement utilisées comme émollient, et sont présentes dans toutes sortes de conditionneurs capillaires, shampoings, anti-respirants, écran solaire, maquillage etc.

Intérêt dans les carburants spéciaux

«Les dérivés d'isobutène représentent aujourd'hui la seule solution pour remplacer les silicones volatiles dans les cosmétiques, sans perte de performance», précise le CEO. Avec cette restriction, un marché d'environ 100.000 tonnes/an s'ouvre ainsi à Global Bioenergies. «À court terme, les cosmétiques représentent un marché de niche important. De plus, les dérivés d'isobutène sont déjà utilisés par les industriels du secteur, et ne portent donc pas d'incertitude réglementaire», précise Marc Delcourt.

Enfin, le caractère biosourcé du produit pourrait représenter un argument commercial non-négligeable. A la clé, pour Global Bioenergies, la promesse d'un «pricing power» fort. «Nous collaborons avec l'Oréal depuis trois ans, et nous avons aujourd'hui sept lettres d'intention provenant de l'industrie de la cosmétique, pour un volume de 10 000 tonnes, avec un prix compris entre 4 et 10 €/kg», se félicite le CEO, qui précise néanmoins que ce débouché dans les cosmétiques ne vient en rien se substituer aux autres marchés clés de la société. “Nos perspectives à long terme pour les carburants restent inchangées. La cosmétique représente seulement un marché supplémentaire, qui permettra à la première usine d'être plus profitable.”

En plus des cosmétiques et des carburants routiers, Global Bioenergies s'intéresse également de près au secteur des carburants spéciaux (aviation, outil à essence, etc.). Dans ce cadre, la société s'est associée en avril 2018 avec SkyNRG, premier producteur mondial de carburant d'aviation durable. Et là encore, des décisions politiques soutiennent ce marché, puisque la Norvège a décidé de mettre en place le premier mandat mondial d'incorporation de biocarburants dans le kérosène, à hauteur de 0,5% en 2020.

Biotech Finances - «Biotech Finances est un média spécialisé sur l'écosystème francophone des biotechs et des medtechs»

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