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Genkyotex : «Le potentiel de GKT831 n’est pas limité à la Nash et aux maladies du foie»
information fournie par Boursorama10/04/2019 à 10:25

Elias Papatheodorou, directeur général de Genkyotex. (crédit : Genkyotex)

Elias Papatheodorou, directeur général de Genkyotex. (crédit : Genkyotex)

Alors que la biotech présente ses résultats intermédiaires à l'occasion du International liver Congress qui se tient à Vienne du 10 au 14 avril, son directeur général, Elias Papatheodorou détaille les rendez-vous de l'année à venir… et ses priorités.

Boursorama : GenKyoTex présente les résultats intermédiaires de son étude de phase 2 avec le GKT831 dans la cholangite biliaire primitive lors de l'International Liver Congress (EASL) 2019, quel sera en substance le message que vous allez faire passer ?
Elias Papatheodorou : je tiens tout d'abord à signaler que notre présentation a été retenue comme « Best of ILC » par un comité d'experts, soit l'une des plus intéressantes du congrès, ce qui me réjouit. Nous allons à nouveau insister sur le fait que notre produit a un mécanisme d'action assez différencié des autres. Dès les résultats intermédiaires, on a vu des effets sur l'inflammation et sur la cholestase, pour rappel, la cholestase est une affection du foie impactant de manière significative la qualité de vie (fatigue, démangeaisons) : aujourd'hui nous avons on a déjà la preuve que le produit est actif biologiquement. Ensuite, nous rappellerons que cette efficacité est doublée d'un profil de sécurité excellent. Après 24 semaines de traitement, aucun patient n'a arrêté l'étude en raison de prurit (démangeaisons) ou fatigue. Au total, plus de 96% des patients ont terminé les 24 semaines de traitement.

Boursorama : Les résultats finaux sont attendus au printemps 2019 ? Ce calendrier est-il maintenu ? Quels sont les autres grands rendez-vous de 2019 pour Genkyotex ?
Elias Papatheodorou : La CBP n'est pas la seule indication pour laquelle nous développons GKT831. Nous avons aussi une étude de phase II en cours dans le rein avec la néphropathie diabétique, entièrement financée par la Fondation de la recherche australienne sur le diabète juvénile (Juvenile Diabetes Research Foundation Australia - JDRF) et par le Baker Institute. De plus, nous lancerons avant juillet une étude de Phase II dans le poumon, avec la fibrose pulmonaire idiopathique. Là aussi, cette étude est entièrement financée, dans ce cas par une subvention de 8,9 millions de dollars des National Institutes of Health américains (NIH). Ce qu'il faut comprendre, c'est que le potentiel de notre produit n'est pas limité aux maladies du foie. Poumon, rein et même peau avec la sclérodermie : nous avons une stratégie « fibrose-inflammation » avec notre produit qui nous permet de viser des marchés beaucoup plus grands.

Boursorama : Si on revient malgré tout sur les maladies du foie. Quelles sont les prochaines étapes : un essai de phase III dans la CBP ? Voire même un lancement de phase II dans la Nash qui présente certains mécanismes d'action similaire… Mais n'est-il pas un peu tard pour se lancer dans cette indication alors que la concurrence y est désormais acharnée…
Elias Papatheodorou : Les résultats définitifs dans la CBP orienteront notre décision. Mais on voit bien l'intérêt que pourrait avoir GKT831 dans la Nash. Notre technologie est différente de celle d'Intercept (agoniste FXR) ou Genfit (agoniste PPAR). Ces produits ont un effet métabolique et un effet indirect sur l'inflammation et la fibrose. Or le côté inflammation-fibrose, c'est le plus important dans la Nash parce que les patients qui ont une fibrose très avancée seront ceux qui ont besoin d'une transplantation. C'est une procédure coûteuse et, en plus, il n'y a tout simplement pas assez de foies disponibles. GKT831 a un effet direct sur l'inflammation et la fibrose, ce qui fait qu'il pourrait très bien être utilisé en monothérapie mais aussi en combinaison avec d'autres traitements, notamment métaboliques ; pour cette raison je ne pense pas que nous arrivions trop tard.

Boursorama : ça veut dire potentiellement une phase II bientôt dans la Nash…
Elias Papatheodorou : Nous allons faire les choses dans l'ordre. D'abord nous publions les résultats définitifs dans la CBP au printemps, ensuite nous finaliserons notre stratégie clinique sur les maladies du foie, que ce soit une phase II dans la Nash, ou un phase III dans la CBP qui pourrait commencer début 2020. Enfin, nous voulons avancer le produit dans le rein et le poumon pour montrer l'étendue de son potentiel.

Boursorama :  Il vous reste un peu plus de 10 millions d'euros en caisse, c'est un an de trésorerie, une augmentation de capital est-elle prévue à court terme ?
Elias Papatheodorou : Là encore, la chose importante est d'avoir les données finales en main et de la trésorerie disponible. Nous étudierons les différentes options possibles à ce moment-là, il est encore trop tôt pour le dire...

Propos recueillis par Laurent Grassin (redaction@boursorama.fr)

Laurent Grassin
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Boursorama

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