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Genkyotex : le CEO répond aux attaques
information fournie par Biotech Finances22/05/2019 à 12:18

Elias Papatheodorou, directeur général de Genkyotex. (crédit : Genkyotex)

Elias Papatheodorou, directeur général de Genkyotex. (crédit : Genkyotex)

Durement attaquée en bourse depuis une semaine – son titre a cédé 23% de sa valeur – la biotech franco-suisse, pionnière des enzymes inhibitrices de NOX, continue de payer des résultats cliniques jugés mitigés. Genkyotex a en effet dévoilé, début mai, des résultats de phase II, obtenus avec son produit phare GKT831, dans la cholangite biliaire primitive (PBC). Après 24 semaines de traitement, les chiffres apparaissent moins bons que ceux publiés en novembre, obtenus après six semaines, et qui avaient alors suscité l'espoir. Une analyse trop courte, aux yeux d'Elias Papatheodorou, le CEO de Genkyotex, qui regarde du côté de la « dureté hépatique », un critère clinique qui n'avait pas été mesuré à six semaines. S'il se donne quelques mois pour écrire l'avenir e son produit et de sa plateforme technologique, il veut convaincre maintenant. Il répond en exclusivité aux questions de Biotech Finances et de Boursorama.

Biotech Finances : Le titre de votre société, est depuis une semaine, l'objet d'une forte défiance en bourse, après la publication des résultats de phase IIb obtenus avec votre produit phare GKT831, dans la cholangite biliaire primitive (PBC) ? Que répondez-vous aux investisseurs qui craignent que la société soit aujourd'hui dans l'impasse ?
Elias Papatheodorou : Nous disposions d'une trésorerie nette de 7,3M€ à fin mars, qui nous assure un an d'autonomie financière, pas moins. C'est un délai que j'estime confortable pour finaliser sereinement la stratégie de développement et d'enregistrement de notre produit phare, le GKT831, dans la PBC. Cette stratégie se base sur les résultats de phase II, que nous estimons tout-à-fait convaincants, et nous permettra de trouver des partenaires, industriels ou financiers, pour nous accompagner en phase III. Je veux également rappeler que GKT831 est en développement clinique (phase II) dans la néphropathie diabétique et qu'il entrera dans un autre essai de phase II dans la fibrose idiopathique pulmonaire (IFP) dans les tout prochains mois. Dans ces deux cas, il s'agit d'essais financés par des organismes académiques – et non sur nos fonds propres. Notre produit fait donc l'objet d'un programme de développement clinique très complet dans la fibrose, et parfaitement financé sur les douze mois.

Biotech Finances : Vous jugez que les résultats obtenus en phase II sont « tout-à-fait encourageants. » D'autres les considérent un peu justes pour aller se comparer, dans la PBC ou la stéatohépatite non-alcoolique (NASH) aux produits concurrents d'Intercept, Genfit ou Cymabay. Que répondez-vous ?
Elias Papatheodorou : La mesure de la dureté hépatique par fibroscan (système d'échographie) est un critère incontestable de mesure de la fibrose du foie. Et les résultats que nous avons obtenus, chez les patients dont la fibrose était particulièrement avancée (score F3 ou plus, ndlr), représente une régression de cette fibrose. C'est un effet très significatif sur le plan clinique qui permet d'anticiper un effet favorable sur le risque de développement de la cirrhose et le besoin de transplantation hépatique. Le produit d'Intercept, Ocaliva - le seul aujourd'hui approuvé dans la PBC - n'est pas un antifibrotique. Et l'Elafibranor de Genfit, n'a pas démontré d'effet anti-fibrotique dans son essai clinique de phase II. Quant aux antifibrotiques en développement dans la NASH - ceux de Gilead, de Conatus/Novartis ou encore de Tobira/Allergan - ils ont connu des échecs. Le besoin médical, pour un médicament agissant efficacement sur la fibrose, avec un profit de sécurité et de tolérabilité satisfaisant, est absolument criant, dans la PBC, dans la NASH ou encore dans la sclérodermie systémique.

Biotech Finances : Quels sont les prochains rendez-vous que vous pouvez donner à vos actionnaires ?
Elias Papatheodorou : Dans quelques mois, la phase II dans l'IPF sera lancée, aux États-Unis, avec un financement de 8,9M$ du National Institute of Health. Par ailleurs, nous aurons dès cet été des échanges avec la FDA et l'EMA, qui nous permettrons d'affiner notre plan et de communiquer dès la rentrée sur notre stratégie clinique de phase III dans la PBC. Enfin, nous présenterons au mois de novembre des données plus détaillées issues de l'étude de phase II mené avec GKT831 dans la PBC, à l'occasion du congrès de l'AASLD, l'association américaine des maladies du foie.

Biotech Finances - «Biotech Finances est un média spécialisé sur l'écosystème francophone des biotechs et des medtechs»

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2 commentaires

  • 11 septembre17:59

    l action est sanctionne simplement par le mode de financement choisi par la société toute des entreprise ayant recours au financement par OCA sont toutes dilués sans rien attendre en retour pour les anciens actionnaires faite le tour y en a pas mal dans ce cas ex safor un model par excellence


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