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France/SNCF-Accord validé par les syndicats, préavis de grève levé pour le Nouvel An
information fournie par Reuters 23/12/2022 à 16:18

 (Actualisé avec commentaire du collectif de contrôleurs §11 et
témoignages de voyageurs §17 à §20)
       PARIS, 23 décembre (Reuters) - 
    La SNCF a annoncé vendredi à la mi-journée que les quatre
organisations syndicales représentatives du groupe avaient
validé les mesures en faveur des contrôleurs soumises par la
direction et que les préavis de grève avaient été levés pour le
week-end du Nouvel An.
  
        "Si les perturbations resteront inchangées pour ce
week-end, cet accord permet la levée des préavis de grève dans
l'objectif d'un retour à la normale dans les tous prochains
jours et en particulier pour le week-end du 1er de l'An",
souligne la SNCF dans un message transmis à la presse. 
  
        La Première ministre Elisabeth Borne a salué sur Twitter
"l'esprit de responsabilité" et le ministre délégué, chargé des
Transports, Clément Beaune, s'est réjoui que "le dialogue social
entre la direction de la SNCF et les syndicats ait porté ses
fruits".   
  
        Des centaines de chefs de bord constitués en collectif
via les réseaux sociaux avaient décidé de faire grève à partir
de ce vendredi et jusqu'à dimanche pour réclamer des avancées
salariales et un meilleur déroulement de carrière, sans exclure
une prolongation du mouvement lors du week-end du 31
décembre-1er janvier.
        Les quatre syndicats représentatifs du groupe (CGT
Cheminots, Unsa Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT Cheminots) n'ont
pas appelé à la grève, mais Sud-Rail et la CGT Cheminots avaient
maintenu leur préavis de grève afin de permettre aux cheminots
qui le souhaitent d'arrêter le travail.
    Face à un mouvement perturbant les déplacements des Français
à l'occasion des fêtes de fin d'année, le gouvernement a dénoncé
jeudi un mouvement "injustifiable".   
        "RECONNAISSANCE"
  
        Le projet d'accord formalisé jeudi soir à l'issue de
plusieurs heures de discussions avec les syndicats et validé
vendredi avant l'échéance, qui était fixée à midi, prévoit
notamment 200 emplois supplémentaires en 2023, un statut unique
pour les chefs de bord, une "garantie de la progression" des
salaires, ainsi qu'un relèvement de la prime spécifique des
chefs de bord de 600 à 720 euros bruts annuels. 
    Autant de "mesures fortes pour une vraie reconnaissance du
métier de chef de bord et de ses spécificités", selon les termes
de la SNCF. 
        "Pour les contrôleurs, après dix ans d'immobilisme, il y
a des choses concrètes", avait salué auprès de Reuters le
secrétaire général de l'Unsa Ferroviaire, Didier Mathis. 
       Dans un communiqué commun, Sud-Rail, la CFDT-Cheminots et
le collectif de contrôleurs (le CNA) ont dit noter des "avancées
significatives" et qu'en conséquence, le CNA appelait à
suspendre le préavis de grève du week-end du nouvel an.
  
        Malgré la validation de l'accord par les organisations
syndicales, les prévisions de trafic (deux TGV sur trois
circulant ce vendredi et trois sur cinq samedi et dimanche) ne
devraient pas être modifiées autrement qu'à la marge pour ce
week-end de Noël. 
        "Je suis en colère parce que, je peux comprendre les
grévistes, mais à un moment donné, Noël, après deux ans de COVID
et de crises par monts et par vaux, on peut enfin profiter et
donc je suis en colère que ça tombe maintenant", a déclaré à
Reuters Adeline Fort, 37 ans, rencontrée à la gare routière de
Bercy avec ses deux enfants. 
  
        Elle a ajouté être en colère "aussi contre les
dirigeants parce que si aujourd’hui ils arrivent à trouver un
accord visiblement, ça veut dire que la semaine dernière ils
aurait pu en trouver un."
  
        LES BUS PRIS D'ASSAUT
  
        La mère de famille et ses deux enfants qui avaient passé
quelques jours à Lille pour les vacances, se sont rabattus sur
le bus pour rentrer chez eux en Lozère à temps pour Noël, un
voyage de plus de onze heures au total. 
  
        Jean-Baptiste Olliver, 34 ans, a posé pour sa part une
journée de congé pour pouvoir rentrer chez lui à Bordeaux. Il
s'estime néanmoins chanceux d'avoir trouvé une place de bus,
quand certains de ses collègues, qui n'ont pas pu trouver de
solution, resteront bloqués sur Paris pendant les fêtes.
  
        Dans la capitale, les gares n'étaient pas prises
d'assaut en cette journée de grands départs. Les voyageurs
présents étaient tous pour la plupart munis de billets, selon
des journalistes de Reuters présents sur place. 
  
        Certains des 200.000 usagers dont les trains ont été
annulés se sont tournés vers le bus ou le covoiturage. 
  
        Selon le porte-parole de Blablacar, Nicolas Michaux, le
nombre de réservations pour des trajets en bus a doublé ce
week-end par rapport au week-end dernier, début des vacances
scolaires. Les bus affichent complets et il est difficile pour
l'entreprise de répondre à toute la demande, malgré les
rotations supplémentaires ajoutées sur les grands axes entre la
capitale, Lyon, Rennes, Strasbourg ou encore Nantes. 
  
 (Rédigé par Myriam Rivet, avec la contribution de Caroline
Paillez, édité par Bertrand Boucey, Kate Entringer et Blandine
Hénault)
 

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