(Actualisé avec autres déclarations)
PARIS, 6 décembre (Reuters) - Edouard Philippe, qui
présentera le 11 décembre le projet gouvernemental de réforme
des retraites, a fait un geste d'ouverture vendredi à l'égard
des personnels de la RATP et de la SNCF, dont une grève massive
perturbe les transports, en leur promettant de ne pas changer
les règles "en cours de partie".
Lors d'une déclaration à Matignon au lendemain d'une
mobilisation massive contre le projet de système universel de
retraites par points, le Premier ministre a mis en avant les
répercussions de la grève dans les transports sur la vie
quotidienne des Français.
"J'entends bien entendu tous ceux qui exercent leur droit
parfaitement légitime de faire grève et de manifester, mais
j'entends aussi ceux qui souffrent d'une certaine façon, en tout
cas qui subissent les désagréments liés à l'exercice de ce
droit", a-t-il souligné, alors qu'une intersyndicale a appelé à
une nouvelle journée de manifestations et de grèves mardi.
Pour autant, Edouard Philippe a assuré ne pas se placer dans
"une logique de confrontation" et que tout en restant "ferme"
sur l'objectif, le gouvernement s'engagerait dans un débat sans
brutalité avec les organisations syndicales et patronales.
Pour preuve le choix de l'instance où il dévoilera mercredi
à 12h00 (11h00 GMT) "l'intégralité" du projet de loi : le
Conseil économique, social et environnemental (CESE), "chambre
du dialogue social et des corps intermédiaires".
"Le débat pourra ainsi s'organiser autour de propositions
claires qui prendront en compte bien des propositions formulées
par les organisations syndicales", a-t-il déclaré.
"LE BON POINT D'ÉQUILIBRE"
Le chef du gouvernement s'est dit prêt au compromis "pour
faire en sorte que les transitions soient progressives" vers le
régime unique, particulièrement pour les régimes spéciaux.
"Aux salariés des entreprises publiques de transport, qui se
sont fortement mobilisés hier et qui restent mobilisés
aujourd'hui, je le dis tranquillement, la mise en place d'un
système universel de retraite implique la disparition des
régimes spéciaux", a-t-il déclaré.
"Mais si je dis cela, je dis également à tous les personnels
de la RATP et de la SNCF (...) qu'il ne serait pas raisonnable,
pas acceptable, pas juste, de changer les règles en cours de
partie", a-t-il ajouté. "Des femmes et des hommes, a-t-il
observé, de bonne foi, parce que c'est leur droit, ont fait des
choix de vie, des choix d'investissements, des choix
d'organisation familiale sur le fondement d'un régime auquel ils
pouvaient légitimement aspirer."
Le Premier ministre devait s'entretenir du sujet vendredi
après-midi avec le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou,
et la présidente de la RATP, Catherine Guillouard.
"Je suis persuadé qu'avec les organisations syndicales nous
trouverons le bon point d'équilibre qui permettra à la fois de
rassurer les personnels sur leur avenir sans renoncer à la
volonté très ferme qui est la nôtre de projeter le pays dans le
futur et de mettre en place ce système universel", a affirmé
Edouard Philippe.
Ce dernier a également tenté une ouverture envers les
enseignants, très mobilisés jeudi, en réaffirmant que leurs
traitements seraient revalorisés afin qu'ils ne soient pas les
perdants de la réforme.
"Il est vrai, il est exact, que l'application absurde des
nouvelles règles les pénaliserait", a-t-il expliqué.
(Sophie Louet)
France-Philippe fait une ouverture sur les régimes de retraite SNCF et RATP
information fournie par Reuters 06/12/2019 à 17:19
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