( AFP / MARTIN LELIEVRE )
L'opérateur européen de satellites de communication Eutelsat a réduit sa perte au premier semestre, tandis que ses ventes liées à l'orbite basse, des activités comparables à celles de l'Américain SpaceX, s'accélèrent, selon ses résultats publiés vendredi.
Sur les six premiers mois de son exercice décalé 2025-2026, le groupe accuse une perte de 236,5 millions d'euros, contre 873,2 millions à la même période l'année précédente, est-il indiqué dans un communiqué.
Les résultats du premier semestre 2024-2025 avaient notamment été pénalisés par des dépréciations d'actifs à hauteur de plus de 500 millions d'euros.
Sur la période pour cet exercice, les ventes d'Eutelsat accusent un léger recul de 2,4%, à 591,6 millions d'euros, tandis que son résultat brut d'exploitation (Ebitda) ajusté a reflué de 8%, à 308,2 millions d'euros.
Toutefois, le chiffre d'affaires de l'entreprise lié à son activité de satellites en orbite basse (LEO) connaît une progression de 49,5%, à 110,5 millions d'euros.
Son activité historique de vidéo poursuit quant à elle son recul (-13,8%), à 266,5 millions d'euros. Cette perte de vitesse, déjà visible depuis plusieurs trimestres, est également le résultat de sanctions européennes visant plusieurs chaînes de télévisions russes.
D'après Eutelsat, l'effet de ces sanctions devrait s'élever à 16 millions d'euros sur l'exercice 2025-2026.
"Nous entamons la prochaine étape avec sérénité, bien décidés à tirer pleinement parti des opportunités offertes par le segment LEO (satellites en orbite basse, ndlr) et à créer de la valeur sur le long terme pour l'ensemble de nos parties prenantes", a commenté le directeur général du groupe Jean-François Fallacher, cité dans le communiqué.
L'entreprise a annoncé mercredi l'obtention d'un prêt de 975 millions d'euros auprès de l'Agence de crédit à l'exportation (ACE) française, afin de financer une commande de 340 nouveaux satellites auprès d'Airbus, annoncée en janvier.
Cette commande doit servir à remplacer des satellites en orbite basse de sa constellation OneWeb.
L'opérateur a annoncé en décembre la finalisation de son augmentation de capital d'environ 1,5 milliard d'euros, au terme de laquelle l'État français est devenu son premier actionnaire, avec près de 30% des parts.
Fin janvier, la vente par Eutelsat de certaines infrastructures à un fonds suédois a été bloquée par l'État français, jugeant l'activité "trop stratégique".
Face aux services de connectivité de l'Américain SpaceX, et de sa marque Starlink, Eutelsat est le seul compétiteur au monde à détenir une constellation active de satellites en orbite basse.
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