Un magasin Carrefour Express (Crédit: L. Grassin / )
Le 2 juillet, le titre Carrefour a pris un coup de chaud. Un gain de plus de 3%, une progression un peu inhabituelle pour le distributeur. Quelques jours plus tard, le 7juillet, ce fut, cette fois, une hausse de 3,7%. Deux effets pour une même cause : la valeur figure à nouveau parmi les recommandations de brokers, UBS d'abord, RBC ensuite, qui ont fixé des objectifs ambitieux à douze mois, 19€ pour le premier et 22€ pour le second. Ils ont pointé les nouvelles qualités de l'entreprise, qui est longtemps restée sur la touche en Bourse.
Meilleure discipline sur les coûts
En effet, lesté en France par ses hypermarchés peu rentables et moins fréquentés, le groupe a développé de nouveaux formats de proximité plus petits et il est allé chercher de la croissance à l'international. Mais ces politiques n'ont pas toujours été couronnées de succès.
Depuis quelques années, le cap a néanmoins été mis sur une meilleure discipline sur les coûts, afin d'appliquer davantage de baisses de prix permettant de regagner des parts de marché en France. Sur son principal marché, même après les dernières acquisitions de Cora et de Match en2024, le groupe est seulement numéro deux, derrière Leclerc, et il y affronte une très rude concurrence. Par ailleurs, plus récemment, une rationalisation des actifs a été appliquée, avec la cession de pays peu rentables, tels que l'Italie et la Roumanie. Enfin, le groupe utilise largement l'intelligence artificielle pour réaliser des économies, générer davantage de chiffre d'affaires et monétiser ses données clients auprès des marques (retail media).
Davantage de création de valeur
«L'entreprise se penche plus attentivement sur sa position tarifaire, accentue son attention sur la croissance dans les marchés clés (France, Espagne, Brésil) et ses plans d'investissement semblent judicieux et créateurs de valeur», explique RBC. De son côté UBS attend, à l'horizon 2030, une amélioration de la marge opérationnelle et une meilleure génération de cash-flow libre et pointe la faible valorisation, à un peu plus de 9fois le bénéfice par action estimé 2026, soit une décote d'environ 30% par rapport à la moyenne du secteur. La banque suisse souligne également un rendement du titre élevé, proche de 7%, et n'exclut pas une distribution d'un dividende exceptionnel, comme en2024 et en2025.
Le premier semestre (les résultats seront publiés le 23 juillet) ne sera sans doute pas de bonne facture. Mais la seconde partie de l'année est attendue meilleure grâce à l'Espagne, un marché solide, et au Brésil, où le pire semble passé.C'est ce que devrait jouer le marché. Nous conseillons d'acheter pour viser 20 euros, un objectif voisin de ceux de RBC et UBS.
Retrouvez cet article sur INVESTIR
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer