Devises : inflation et géopolitique dopent le $, la Livre plonge
information fournie par Zonebourse 12/05/2026 à 19:07
Il gagne du terrain notamment face à l'Euro ( 0,45% vers 1,1730), face au Franc suisse ( 0,55% vers 0,7820) et surtout face à la Livre ( 0,7% vers 1,3510), victime des incertitudes politique au Royaume Uni, avec un Keir Starmer en sursis.
La livre perd du terrain contre toutes les devises, et notamment contre le Yuan (-0,75%) qui grappille 0,05% à la veille de la visite d'état de Donal Trump en Chine (le Yuan = 6,7920$).
Cette hausse du billet vert plombe l'Or qui recule de -2% (vers 4.665) et l'argent (-3,5% vers 84,20$).
Le point d'orgue de cette séance, c'était la publication du CPI américain : sans surprise, la hausse du pétrole et de ses dérivés alimente la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis.
Ils ont accéléré un peu plus que prévu le mois dernier, atteignant un rythme annuel de 3,8%, alors que les économistes attendaient un taux de 3,7% après celui de 3,3% observé en mars.
Cela aurait été bien pire si les US et l'UE ne puisaient pas dans leurs stocks à un rythme jamais observé depuis...1973.
"L'inflation totale se trouve à son plus haut niveau depuis mai 2023", souligne Bastien Drut, responsable stratégie et analyse chez CPRAM, expliquant qu'environ les deux tiers de la hausse de l'inflation sur le mois proviennent de la composante "énergie".
Cela maintenant plus de cinq ans que l'inflation est au-dessus de la cible de la Fed ( 29% cumulé, face à des salaires qui ont augmenté de 26% en moyenne aux Etats Unis) : il y aura certainement une majorité de voix au sein du FOMC -qui sera présidé par Kevin Warsh- pour réclamer l'abandon du "biais accommodant" et possiblement une hausse de taux (31% de consensus pour au moins une hausse d'ici fin 2026).
L'inflation sous-jacente ("core") est au plus haut depuis septembre :
En données sous-jacentes (hors énergie et produits alimentaires), le taux d'inflation annuel s'est établi à 2,8%, retrouvant ainsi son plus haut niveau depuis septembre dernier, contre 2,6% en mars, alors que le consensus était de 2,7%.
En rythme séquentiel, la hausse des prix à la consommation s'est établie à 0,6% en données totales et à 0,4% en données sous-jacentes en avril, ce dernier chiffre ayant légèrement surpris, selon Josh Jamner, chez ClearBridge Investments.
"Cette évolution porte l'accélération de l'inflation sur deux mois à 1,5%, soit son niveau le plus élevé depuis 2022 et une lecture figurant parmi les plus élevées observées depuis le milieu des années 1970", constate cet analyste.
Ce dernier note que la hausse des coûts du logement ( 0,6%) a également contribué à la progression enregistrée ce mois-ci, et que l'IPC dit "supercore", correspondant aux services hors logement dans l'IPC de base, a progressé de 0,45% en avril.
Mais sur 1 an, beaucoup de hausse de prix sont spectaculaires :
-produits énergétiques (pétrole, gaz) : 29,2 %
-essence : 28,4 %
-tarifs aériens/billets d'avions : 20,7% (kérosène 180%)
-énergie (distribution/utilities): 17,9%
-électricité : 6,1%
-fruits et légumes : 6,1%
-services hospitaliers : 5,5%
-réparations automobiles : 5,1%
Compte tenu du poids relatif pondéré de ces dépenses dans le budget des ménages américains, un score de 3,8% sur 1 an semble complètement anodin en regard de "l'inflation ressentie" (mais qui mord très fort dans le pouvoir d'achat réel).
Si le détroit d'Ormuz devait réouvrir d'ici mi-juin (dans la meilleure hypothèse), le prix du pétrole retombera difficilement sous 90$, compte tenu de 5 millions de capacité de production qui ont disparu avec la guerre (pas seulement celle qui est en "pause" dans le Golfe, mais également entre Russie et Ukraine, et là, pas de "pause"), alors que les Etats Unis, l'Europe, et tous les pays d'Asie tenteront, tous en même temps, de reconstituer leurs réserves stratégiques.
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