par Jacob Gronholt-Pedersen
COPENHAGUE, 28 mai (Reuters) - Le groupe français CMA CGM
CMACG.UL et son concurrent MSC vont rejoindre la plate-forme
basée sur la blockchain développée par le danois Maersk
MAERSKb.CO et IBM IBM.N et destinée à rendre le transport
maritime de marchandises plus efficace en limitant les
nombreuses démarches administratives nécessaires à travers le
monde.
Avec la participation de CMA CGM et de MSC, respectivement
numéro quatre et numéro deux du transport maritime de
conteneurs, près de la moitié de toutes les cargaisons
acheminées à travers le monde par la mer, un secteur
représentant 90% du commerce mondial de biens, seront suivies
via cette plate-forme baptisée TradeLens.
L'implication d'acteurs de premier plan est essentielle au
succès de cette initiative censée réduire les coûts du transport
de marchandises par la mer, un secteur qui a connu peu
d'innovations depuis l'invention des conteneurs dans les années
1950.
Pour Vincent Clerc, vice-président exécutif de Maersk,
numéro un mondial du secteur, l'arrivée de ces deux concurrents
constitue une étape décisive dans le développement de la
plate-forme.
Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, a pour sa part rappelé que
le groupe marseillais participait déjà à GSBN, une autre
plate-forme de blockchain, une technologie dans laquelle le
transporteur "croit fermement".
CRÉER UNE NORME UNIQUE POUR LE SECTEUR
"Notre secteur consomme beaucoup de paperasse et je crois
qu'en nous tournant vers la blockchain, cela nous permettra
d'être plus efficaces pour offrir un échange d'informations dans
un environnement sécurisé et c'est très important dans notre
activité de tous les jours", a dit Rodolphe Saadé à Reuters.
"Le fait que nous unissions nos forces et créions une norme
pour le secteur est bien plus puissant" que de développer
différentes plates-formes chacun de son côté, a-t-il ajouté.
Plus de 100 entreprises, autorités portuaires et organismes
publics, comme le géant des produits de grande consommation
Procter & Gamble PG.N ou les douanes américaines, ont déjà
rejoint TradeLens.
Cette plate-forme permet aux transporteurs, aux clients, aux
livreurs, aux ports et aux douanes de simplifier la gestion et
le suivi des marchandises via la numérisation et la transparence
de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, rendues
possibles par la blockchain, technologie de partage et d'accès
aux données entre réseaux informatiques.
"Beaucoup de procédures dans notre secteur datent encore en
réalité d'avant le conteneur", a dit Vincent Clerc, de Maersk, à
Reuters.
"Même aujourd'hui, les clients vivent avec les lourdeurs
administratives les contraignant à conserver des quantités
énormes de papiers sans avoir de visibilité sur ce qu'il advient
de leurs marchandises", a-t-il ajouté.
Chaque année, plus de 4.000 milliards de dollars de biens
sont transportés par la mer et plus de 80% des produits utilisés
chaque jour par les consommateurs à travers le monde dépendent
du transport maritime, selon Maersk.
En moyenne, les procédures administratives représentent
environ 20% du coût de transport d'un conteneur d'un endroit à
un autre. Vincent Clerc prédit qu'une grande partie de cette
charge pourra être supprimée lorsque TradeLens fonctionnera à
plein régime.
(Avec Stine Jacobsen à Copenhague et Gus Trompiz à Paris
Bertrand Boucey pour le service français, édité par Catherine
Mallebay-Vacqueur)
CMA CGM rejoint la plate-forme blockchain de Maersk
| 2 265,000 EUR | Tradegate | -1,44% | |
| 16 800,000 DKK | LSE Intl | -2,69% | |
| 237,960 USD | NYSE | +0,77% | |
| 144,790 USD | NYSE | -1,10% |
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