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Brexit et chute des marchés : les gérants actions et les économistes appellent à la raison

Boursorama24/06/2016 à 14:43

Les marchés européens enregistraient leur plus forte baisse depuis la crise de 2008 vendredi 24 juin 2016.

Ce vendredi 24 juin a débuté comme la journée la plus fébrile dans les salles de marché depuis le krach d’octobre 2008. Le cœur des courtiers bat à tout rompre avec l’effondrement des marchés dû au « Brexit », mais les gérants actions et les économistes appellent à la raison.

L’inimaginable est arrivé et les réactions sont évidemment nombreuses dans la sphère financière suite à la victoire du « Brexit » au référendum britannique du 23 juin.

« Ce vote, qui met fin à 43 années d’appartenance à l’Union européenne, aura des conséquences économiques et politiques, non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Union européenne. A ce stade, les inconnues sont nombreuses. Le choix des Britanniques ouvre une période d’incertitude, synonyme de volatilité à court terme pour les marchés financiers, au Royaume-Uni comme en Europe » commentent Philippe Ithurbide et Didier Borowski, économistes chez Amundi.

Amputation de la croissance britannique à venir

Gero Jung, Chef économiste de Mirabaud AM, estime pour sa part qu’« A moyen terme, les conséquences pour l’économie britannique seront désavantageuses, sans être catastrophiques. Nous estimons que la croissance britannique va diminuer de 0.5ppt pendant les huit trimestres à venir, l’investissement étant la composante du PIB qui sera affecté le plus. Cet impact est non-négligeable, mais selon nous, l’économie du Royaume Uni va éviter une récession durable ».

Amundi avance des prévisions différentes : « Le consensus évalue à environ 1,4 pp l’impact sur la croissance au Royaume-Uni en 2017 vs. 0,3 pp celui sur la croissance de la zone euro ».

« Le vote des britanniques a pris les marchés actions et devises par surprise. Mais gardons à l’esprit que l’échelle des mouvements que nous constatons se fait dans un contexte où la livre sterling et les marchés actions ont enregistré de fortes hausses au cours des dernières séances » commente pour sa part Paras Anand, responsable de la gestion actions européennes chez Fidelity patrimoine, pour qui la chute d’aujourd’hui ne fait qu’effacer les gains des jours précédents.

Sur le plan politique, AllianzGI commente dans une note de marché : « Au-delà de la question d’un remaniement du gouvernement britannique, le principal enjeu politique tient aux conditions de la négociation de la sortie du pays de l’UE. Quel sera le contenu du nouvel accord conclu avec l’UE et les autres nations ? Il s’agit d’un chantier politique de grande envergure pour lequel aucune proposition ou orientation n’a encore été présentée. En effet, la « victoire » des défenseurs du Brexit repose davantage sur une campagne axée autour d’une quête de liberté. Le camp du Brexit n’a avancé aucune proposition de réponse à la question plus épineuse et bien plus essentielle de savoir ce qui viendrait se substituer à l’adhésion à l’UE ».

Certains chassent les bonnes affaires sur les marchés

« Nous n’anticipons pas un scénario catastrophe et des replis marqués des prix [sur les marchés] devraient accroître les opportunités d’investissement », relativise Paras Anand de Fidelity.

« Dans ce contexte, rappelons également que ce type d’évènement n’impacte qu’à la marge les perspectives de long terme des entreprises » insiste-t-il, appelant les investisseurs à la raison pour reconnecter les cotations du marché actions aux fondamentaux économiques de chaque entreprise.

La chute des marchés de vendredi matin a en effet entraîné dans son sillon un certain nombre d’actifs et d’entreprises n’ayant pas de rapport direct avec le Royaume-Uni, notamment le pétrole ou encore les valeurs du secteur automobile, en chute libre malgré leur lien très indirect avec le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’UE.

Tous les regards tournés vers les banques centrales

Pour Goldman Sachs, qui publiait une note à l’ouverture des marchés européens, l’attention des investisseurs est désormais tournée vers les banques centrales. La Banque du Japon et la Bank of England ont déjà réagi à la victoire du « Brexit », mais une réaction se fait encore attendre de la BCE, qui pourrait éventuellement changer des paramètres dans son plan de rachats d’actifs (quantitative easing), bien que ses marges de manœuvre restent réduites.

La Bank of England fournit des liquidités illimitées aux banques qui en font la demande pour réduire les craintes liées aux virements internationaux de grande ampleur vers l’extérieur du Royaume-Uni. La banque centrale britannique n’a pas décidé de d’abaisser ses taux directeurs, actuellement de 0,5%, pour la bonne raison que malgré l’inquiétude des investisseurs, un abaissement des taux ne ferait encore qu’affaiblir la livre et pourrait accentuer les sorties de capitaux.

La Fed ne devrait quant à elle pas modifier sa politique monétaire dans les prochains mois, éliminant la probabilité d’une hausse des taux américains le 27 juillet.

Goldman Sachs souligne dans sa note que sur les marchés obligataires, la fuite des investisseurs vers les actifs refuges est inévitable à court terme, délaissant sur ce même marché les dettes les plus « risquées ». Le taux à 10 ans allemand a ainsi encore chuté en territoire négatif à l’ouverture des marchés vendredi matin, atteignant -0,15% avant de remonter à -0,06% vers 10h30. En contrepartie, les taux d’emprunt des pays d’Europe du Sud grimpent, notamment le 10 ans portugais à 3,37% (+9,26%), et dans une moindre mesure le 10 ans espagnol et italien.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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