Dans une note publiée ce matin, Jefferies s'intéresse aux leviers engagés par American Airlines (AA) pour réduire son retard de rentabilité face à ses concurrents directs, Delta Air Lines et United Airlines. En 2019, la marge opérationnelle ajustée d'AA atteignait 8,1%, contre 12,4% en moyenne pour Delta et United, soit un écart d'environ 400 points de base. Un écart qui s'est creusé à quelque 600 points de base en 2025... et qui devrait rester à un niveau similaire en 2026.
Selon Jefferies, les causes du retard accumulé par American Airlines en matière de rentabilité face à ses concurrents ne sont pas à chercher du côté des coûts, mais plutôt du côté des revenus.
Concrètement, en 2026, le RASM (revenu par siège-mile disponible) d'American Airlines est attendu en hausse de 26% par rapport à son niveau de 2019, une progression substantielle mais inférieure à celles attendues chez Delta ( 30%) et United ( 32%). Selon Jefferies, cet écart est notamment lié à la stratégie de distribution corporate de 2024, qui aurait entraîné un manque à gagner de 1,5 MdUSD, à une exposition internationale plus faible (33% du trafic en 2025, contre 46% pour United et 37% pour Delta), ainsi qu'à une offre historiquement moins compétitive à bord.
L'analyste considère que les investissements dans l'expérience client, dont Starlink, le retour des écrans individuels et l'augmentation de 25% à 40% de la part des sièges premium sur les monocouloirs, constituent une première réponse à ce retard et devraient aider la compagnie à attirer davantage de clients premium et corporate, c'est-à-dire à plus forte contribution.
Sur les marchés, le titre American Airlines est aussi à la peine face à ses concurrents avec un repli de l'ordre de 10% depuis le début de l'année, contre 2,7% pour United et 19% pour Delta.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer