L'action Airbus AIR.PA reculait vendredi, l'avionneur européen ayant annoncé la veille avoir identifié un défaut de qualité susceptible d'affecter des centaines de ses appareils à succès de type A321neo.
Le groupe a déclaré jeudi soir qu'un défaut de qualité est susceptible de réduire la résistance à la corrosion à l'intérieur de l'avant de la structure du fuselage d'un certain nombre d'avions A321neo, ajoutant cependant qu'un "remède" était disponible.
Les appareils peuvent continuer d'opérer, a fait savoir Airbus jeudi, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un problème de sécurité mais de qualité et réaffirmant son objectif de 870 livraisons en 2026.
"Nos prévisions pour l'ensemble de l'année ont été officiellement annoncées lors de la présentation de nos résultats du premier semestre, le 29 juillet ; cela reste notre position officielle à ce jour", a déclaré un porte-parole d'Airbus.
A la Bourse de Paris, vendredi, l'action abandonnait 1,7% à 190,98 euros vers 10h05 GMT, lanterne rouge de l'indice CAC 40
.FCHI qui emportait 0,17% au même moment.
Selon Chloé Lemarié, analyste chez Jefferies, la mise à disposition d'un correctif devrait limiter tout impact potentiel sur les livraisons cette année.
Les données de suivi font état de huit livraisons à ce jour cette semaine, ce qui suggère qu'elles ne sont "pas significativement affectées à ce stade", écrit Chloé Lemarié dans une note.
Airbus redouble d'efforts pour atteindre ses ambitieux objectifs annuels de livraisons, afin de rompre avec une longue période de pressions sur sa chaîne d'approvisionnement dans l'après-COVID-19, tout en visant un rythme de production de 75 avions par mois.
Deux sources du secteur ont indiqué que le problème concernait une couche anticorrosion mise en œuvre par un sous-traitant du groupe de défense italien Leonardo LDOF.MI , l'un des fournisseurs de structures aéronautiques de l'avion.
Leonardo n'a pas souhaité faire de commentaire.
Les ventes de l'A321neo, le plus grand avion monocouloir d'Airbus, ont largement dépassé celles des plus grands modèles de la gamme concurrente 737 MAX de Boeing BA.N , posant aux usines européennes un défi en matière de montée en puissance.
(Rédigé par Augustin Turpin, avec Tim Hepher et Piotr Lipinski)

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