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CAC 40 : Faire comme en Suède : Avoir accès au revenu imposable de chacun:

26 mars 2026 10:58

C'est vrai, mais avec quelques nuances importantes. En Suède, la transparence est un pilier de la démocratie, fondé sur le principe constitutionnel de l'Offentlighetsprincipen (le principe d'accès public aux documents officiels), qui existe depuis 1766.
​Cependant, on n'accède pas directement à la "feuille de déclaration" remplie par son voisin, mais plutôt au résultat final de son imposition.
​1. Ce qui est public (et ce qui ne l'est pas)
​La loi suédoise distingue le document envoyé par le citoyen du verdict de l'administration :
​Public : Le revenu imposable annuel, le montant des impôts payés et le capital (dividendes, etc.).
​Confidentiel : Les détails personnels sensibles contenus dans la déclaration (santé, dettes spécifiques, détails des déductions pour frais professionnels ou familiaux).
​2. Comment les Suédois consultent-ils ces données ?
​Il existe deux moyens principaux, l'un traditionnel et l'un numérique :
​Le "Taxeringskalendern" : C'est un livre (souvent appelé "le calendrier des impôts") publié chaque année. Il répertorie, par commune et par quartier, les revenus de tous les habitants. On peut l'acheter en librairie ou le consulter gratuitement dans certaines bibliothèques.
​Les services en ligne (Ratsit, Birthday.se, etc.) : Des sites privés permettent de consulter ces informations. Pour les revenus précis, il faut souvent payer une petite somme.
​3. La protection contre le "voyeurisme" anonyme
​Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on ne peut pas espionner n'importe qui en secret total de manière numérique.
​[!IMPORTANT]
Depuis quelques années, si vous utilisez un service en ligne pour consulter le revenu exact d'une personne (via un "Lönekoll"), la personne concernée reçoit une notification (par courrier ou via sa boîte mail sécurisée) l'informant que vous avez consulté ses données financières. Cela dissuade le harcèlement ou la curiosité mal placée.
​4. Pourquoi ce système ?
​Pour les Suédois, cette transparence n'est pas vue comme une intrusion, mais comme un outil de justice sociale :
​Lutte contre la corruption : Difficile de cacher un train de vie disproportionné.
​Égalité salariale : Cela permet aux employés de savoir s'ils sont payés équitablement par rapport à leurs collègues (ce qui facilite les négociations syndicales).
​Confiance envers l'État : On vérifie que chacun contribue à la hauteur de ses moyens.
​À noter en 2026
​Bien que ce système soit historique, il subit des pressions croissantes. En 2025 et début 2026, des débats juridiques ont eu lieu concernant la conformité de la revente de ces données de masse à des courtiers privés au regard du RGPD européen. Certains services de "courtage de données" font l'objet de restrictions pour mieux protéger la vie privée des citoyens face aux algorithmes commerciaux.

2 réponses

  • 11:03

    Ainsi , les dizaines de milliards de fraudes fiscales seraient plus facilement récupérables.


  • 11:03

    1. Norvège : La "transparence de celui qui cherche"
    ​La Norvège possède sans doute le système le plus équilibré. Depuis 2014, les règles ont été durcies pour éviter le voyeurisme :
    ​Accès : On doit se connecter sur le site officiel de l'administration fiscale (Skatteetaten) avec son identité numérique (MitID/BankID).
    ​Le "Qui-cherche-qui" : C'est la grande différence avec la Suède. Si vous consultez les revenus de votre collègue, celui-ci peut se connecter à son espace personnel et voir une liste : "Jean Dupont a consulté votre dossier le 12 mars à 14h".
    ​Résultat : Le nombre de recherches a chuté de 90 % lors de l'instauration de cette règle. On ne cherche plus "pour le plaisir", mais seulement pour des raisons sérieuses (crédit, partenariat commercial, etc.).
    ​2. Finlande : Le "Jour de l'Impôt" (Veropäivä)
    ​En Finlande, la tradition est plus médiatique que numérique :
    ​L'événement national : Chaque année, début novembre, l'administration publie les revenus de l'année précédente. C'est le "Tax Day". Les journaux publient alors les listes des 1 000 plus gros revenus du pays ou par région.
    ​Le droit à l'oubli : Depuis quelques années (confirmé en 2025-2026), les citoyens peuvent demander à ce que leur nom ne figure pas dans les listes envoyées à la presse pour des raisons de sécurité ou de vie privée.
    ​Accès physique : Cependant, les données restent publiques : n'importe qui peut se rendre physiquement dans un bureau des impôts et consulter les données sur un terminal dédié, de manière anonyme.
    ​3. Pourquoi une telle différence avec le reste du monde ?
    ​Ces systèmes reposent sur la Loi de Jante (Janteloven), un concept culturel scandinave qui prône l'égalité et décourage l'étalage de richesse ou de supériorité.
    ​En rendant les revenus publics, on s'assure que personne ne triche.
    ​Cela facilite aussi les négociations salariales : si vous savez que votre collègue, à poste égal, gagne 15 % de plus, vous avez un argument de poids devant votre patron.
    ​Le cas particulier de l'Islande
    ​L'Islande suit un modèle proche de la Finlande : les registres sont ouverts au public pendant deux semaines en été. Des sites internet tentent souvent de numériser ces données, mais ils font l'objet de batailles juridiques constantes concernant la protection des données personnelles.


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