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CAC 40 : L'Iran des Mollahs a continué à vendre du pétrole à Israël :

23 mars 2026 12:37

C'est une question fascinante qui touche aux zones d'ombre de la géopolitique. Pour y répondre avec précision, il faut distinguer deux périodes radicalement différentes : l'alliance officielle avant 1979 et les "zones grises" après la Révolution islamique.
​Voici les faits sur cette relation complexe et souvent secrète :
​1. L'époque du Chah : Une alliance assumée
​Avant 1979, l'Iran était le principal fournisseur de pétrole d'Israël. Les deux pays avaient même construit ensemble un projet stratégique majeur : le pipeline Eilat-Ashkelon (EAPC), mis en service en 1968. Ce pipeline permettait d'acheminer le pétrole iranien de la mer Rouge vers la Méditerranée, contournant ainsi le canal de Suez (alors contrôlé par l'Égypte, ennemie d'Israël à l'époque).
​2. Le tournant de 1979 : Rupture officielle, mais...
​Après la Révolution, l'ayatollah Khomeini rompt officiellement tout lien avec "l'entité sioniste". Cependant, la réalité du terrain a parfois été plus pragmatique (ou cynique) :
​L'affaire Marc Rich : Dans les années 1980 et 1990, le célèbre et controversé trader en matières premières Marc Rich a agi comme intermédiaire. Selon plusieurs enquêtes et biographies, il aurait organisé la vente de pétrole iranien à Israël de manière clandestine. Le pétrole était transféré de navire à navire ou mélangé pour masquer son origine.
​Le besoin d'argent de l'Iran : Durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), l'Iran avait un besoin vital de devises pour financer son effort de guerre. Bien que le régime maudissait Israël publiquement, la nécessité économique a parfois conduit à fermer les yeux sur la destination finale de certaines cargaisons vendues à des intermédiaires.
​3. La bataille juridique secrète (Le paradoxe)
​Preuve que ces liens financiers ont persisté : l'Iran et Israël sont en procès secret depuis des décennies.
​Après 1979, Israël a nationalisé le pipeline EAPC et les infrastructures communes. L'Iran réclame depuis lors sa part des bénéfices et des actifs (estimée à plusieurs milliards de dollars). En 2015, un tribunal suisse a ordonné à Israël de verser 1,1 milliard de dollars à l'Iran, ce qu'Israël refuse de faire en invoquant ses lois sur le financement du terrorisme.
​Le paradoxe : L'Iran "des mollahs" poursuit officiellement Israël devant des tribunaux internationaux pour récupérer l'argent d'une entreprise pétrolière commune.
​4. Et aujourd'hui ?
​Aujourd'hui, il est extrêmement improbable qu'un commerce direct existe. Toutefois, le marché mondial du pétrole est opaque :
​Le pétrole iranien circule via une "flotte fantôme" de tankers qui changent de nom et de pavillon.
​Il est parfois transbordé en mer et mélangé à d'autres pétroles (souvent vendu comme du pétrole malaisien ou omanais).
​Il n'est donc pas techniquement impossible que des molécules de pétrole iranien finissent dans des raffineries israéliennes via des tiers, mais cela se ferait à l'insu des deux gouvernements, ou du moins sans leur aval officiel.
​En résumé : Oui, du pétrole iranien a coulé vers Israël de façon clandestine après 1979, principalement via des intermédiaires comme Marc Rich, et les deux pays restent liés par un contentieux financier massif hérité de leur ancienne collaboration pétrolière.

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