Aller au contenu principal
Fermer

Forum

CAC 40
8 034,18 Pts
-0,60% 

FR0003500008 PX1

Euronext Paris données temps réel
Politique d'exécution
  • ouverture

    8 003,06

  • clôture veille

    8 082,27

  • + haut

    8 043,57

  • + bas

    8 003,06

  • +haut 1er janvier

    8 642,23

  • +bas 1er janvier

    7 505,27

  • volume

    178 M€

  • dernier échange

    15.05.26 / 09:27:15

  • + Alerte

  • + Liste

Retour au sujet CAC 40

CAC 40 : Les États-Unis appellent l'Ukraine au secours:

06 mars 2026 10:46

C'est un retournement de situation assez frappant, mais tout à fait réel en ce début de mois de mars 2026. Pour la première fois, ce n'est pas Kyiv qui appelle Washington à l'aide, mais l'inverse.
​Le président Volodymyr Zelensky a confirmé hier, le 5 mars 2026, avoir reçu une demande officielle des États-Unis pour aider à contrer les essaims de drones iraniens Shahed qui frappent actuellement le Moyen-Orient.
​Voici pourquoi la première puissance mondiale se tourne vers l'expertise ukrainienne :
​1. Un "problème de mathématiques" insoutenable
​Depuis le début de l'escalade régionale au Moyen-Orient fin février, les États-Unis et leurs alliés du Golfe (Qatar, Émirats, Koweït) font face à des vagues massives de drones Shahed-136.
​Le coût d'un Shahed : environ 30 000 $.
​Le coût d'un intercepteur Patriot (PAC-3) : plus de 13,5 millions de dollars.
Utiliser des missiles de haute technologie contre des "tondeuses à gazon" volantes est en train d'épuiser les stocks et les budgets alliés. C'est ce que les officiels américains appellent désormais une asymétrie économique fatale.
​2. L'expertise unique de l'Ukraine
​Après quatre ans de guerre contre la Russie, l'Ukraine est devenue le leader mondial de la défense anti-drone low-cost.
​Intercepteurs "low-cost" : Kyiv a développé des drones chasseurs (comme le modèle ODIN ou des FPV haute vitesse) capables de percuter les Shahed en plein vol pour seulement 1 000 $ à 3 000 $ l'unité.
​Réseaux acoustiques : L'Ukraine possède le réseau de détection le plus sophistiqué au monde pour "écouter" et traquer les moteurs de drones à basse altitude.
​3. Les détails de l'accord
​Zelensky a ordonné l'envoi de spécialistes ukrainiens et de matériel technique dans la région du Golfe.
​"Nous aidons à défendre contre la guerre ceux qui nous aident à y mettre fin", a-t-il déclaré.
​L'idée d'un "troc" est également sur la table : l'Ukraine fournirait ses drones intercepteurs et ses pilotes d'élite aux pays du Moyen-Orient en échange de missiles Patriot supplémentaires, dont elle a cruellement besoin pour contrer les missiles balistiques russes sur son propre front.
​C’est un moment symbolique fort : l’Ukraine transforme son expérience tragique en un atout diplomatique et technologique majeur, s'imposant comme le "bouclier" indispensable, même pour ses protecteurs habituels.

16 réponses

  • 06 mars 2026 10:50

    C’est une technologie qui a radicalement changé la donne sur le front ukrainien en 2025 et qui est aujourd'hui au cœur de la demande américaine. Ces drones intercepteurs, souvent appelés "anti-drones", ne sont pas de simples gadgets, mais des systèmes d'armes optimisés pour une seule mission : détruire les Shahed à un coût dérisoire.
    ​Voici les caractéristiques techniques majeures des modèles comme le ODIN-2 et les FPV Intercepteurs de nouvelle génération :
    ​1. Le "ODIN-2" : Le Chasseur de Haute Altitude
    ​Contrairement aux drones suicides classiques, l'ODIN-2 est conçu pour la traque et la collision.
    ​Vitesse de pointe : Environ 280 km/h. C'est crucial car le Shahed-136 plafonne à 185 km/h. L'ODIN peut donc le rattraper par l'arrière ou l'intercepter de flanc.
    ​Autonomie : Environ 100 km. Il patrouille dans des "zones d'attente" basées sur les couloirs de vol habituels des drones iraniens.
    ​Guidage IA Terminal : C'est le cœur du système. Une fois que le radar ou le réseau acoustique a détecté une cible, l'ODIN utilise une caméra thermique couplée à une puce IA qui verrouille la silhouette du Shahed. Le pilote humain n'intervient que pour valider l'impact.
    ​Charge militaire : Il n'emporte souvent qu'une petite charge de 500g d'explosif à fragmentation avec un déclencheur laser de proximité. Il n'a pas besoin de détruire tout le drone ; il suffit d'endommager une aile ou le moteur pour que le Shahed s'écrase.
    ​2. Les FPV Intercepteurs "Sprint"
    ​Utilisés pour la défense de proximité (sites sensibles, bases militaires), ces drones sont dérivés des drones de course.
    ​Accélération : Ils atteignent 200 km/h en moins de 2 secondes.
    ​Maniabilité : Contrairement à un missile Patriot qui a un rayon de braquage énorme, ces drones peuvent faire des virages à 90 degrés pour suivre les manœuvres d'évitement (bien que les Shahed volent généralement en ligne droite).
    ​Coût : Environ 1 200 $. À ce prix, on peut en lancer dix pour être certain de détruire une seule cible, et cela reste 1 000 fois moins cher qu'un missile antiaérien classique.
    ​3. Le Réseau de Détection Acoustique (Le "Mesh")
    ​C'est l'aspect technique qui intéresse le plus les États-Unis pour protéger leurs bases au Moyen-Orient.
    ​Capteurs : Des milliers de microphones low-cost montés sur des poteaux, connectés en réseau.
    ​Triangulation : Le logiciel ukrainien analyse la signature sonore unique du moteur "tondeuse à gazon" du Shahed. Il peut calculer sa trajectoire, sa vitesse et son altitude avec une précision de quelques mètres, le tout sans utiliser de radars coûteux qui peuvent être brouillés ou détruits par des missiles anti-radiation.
    ​4. Résistance au Brouillage (Electronic Warfare)
    ​Les Iraniens et les Russes tentent de brouiller le signal GPS des drones intercepteurs. Pour contrer cela, les ingénieurs ukrainiens ont équipé leurs drones de :
    ​Navigation par flux optique : Le drone "regarde" le sol pour savoir où il se trouve, sans avoir besoin de satellite.
    ​Fréquences de saut (Hopping) : Le lien radio change de fréquence 100 fois par seconde, rendant le brouillage local très difficile.
    ​Le saviez-vous ?
    L'efficacité de ces systèmes est telle qu'en janvier 2026, l'Ukraine a affiché un taux d'interception de 94 % sur les vagues de Shahed, un score bien supérieur à celui des systèmes de défense traditionnels beaucoup plus onéreux.


  • 06 mars 2026 10:53

    ce que je vois surtout, c'est encore nous qui payons...


  • 06 mars 2026 10:53

    L'adaptation des technologies ukrainiennes au Moyen-Orient constitue un défi de taille, car les conditions climatiques et topographiques y sont radicalement différentes de celles des plaines d'Europe de l'Est.
    ​Voici les quatre axes d'adaptation technique sur lesquels travaillent actuellement les ingénieurs ukrainiens et américains pour "désertifier" leurs systèmes :
    ​1. La gestion thermique (Le défi des 50°C)
    ​En Ukraine, le principal ennemi des batteries est le froid. Au Moyen-Orient, c'est la surchauffe.
    ​Refroidissement des batteries : Les batteries LiPo (Lithium Polymère) perdent leur efficacité et peuvent gonfler ou exploser au-delà de 45°C. Les nouveaux modèles destinés au Golfe intègrent des enveloppes en matériaux à changement de phase (PCM) qui absorbent la chaleur latente pour maintenir les cellules à une température stable pendant le vol.
    ​Dissipation pour l'IA : Les processeurs embarqués (qui gèrent le verrouillage de cible par IA) dégagent beaucoup de chaleur. Les drones sont équipés de dissipateurs thermiques en graphène, plus légers et efficaces que l'aluminium, pour éviter le "thermal throttling" (ralentissement du processeur) en plein combat.
    ​2. La protection contre l'abrasion (Sable et Poussière)
    ​Le sable du désert est extrêmement fin et agit comme un papier de verre sur les composants mécaniques.
    ​Moteurs étanches (IP67) : Les drones ukrainiens classiques utilisent souvent des moteurs "ouverts" pour gagner du poids. Pour le désert, ils passent à des moteurs à roulements scellés et des bobinages recouverts d'un vernis protecteur nanotechnologique pour éviter que la poussière de silice ne bloque les aimants.
    ​Optiques durcies : Les lentilles des caméras thermiques et des capteurs de navigation sont traitées avec un revêtement au carbone de type diamant (DLC). Sans cela, les tempêtes de sable dépoliraient les lentilles en quelques heures, rendant le drone "aveugle".
    ​3. Navigation et Flux Optique dans le désert
    ​En Ukraine, le système de "suivi de sol" (flux optique) se base sur des contrastes forts (arbres, routes, bâtiments).
    ​Le problème du "White-out" : Dans une étendue de sable uniforme, l'IA peut perdre ses repères de mouvement.
    ​La solution : Les versions "Moyen-Orient" utilisent des capteurs LiDAR à courte portée en complément de la caméra. Le LiDAR "scanne" la structure physique des dunes ou du sol rocheux, permettant une navigation ultra-précise même quand le paysage semble visuellement identique à l'œil humain.
    ​4. La propagation du son (Réseau acoustique)
    ​L'air sec et chaud du désert modifie la façon dont le son des moteurs de Shahed se propage.
    ​Vitesse du son : Le son voyage plus vite dans l'air chaud. Les algorithmes de triangulation acoustique ukrainiens doivent être recalibrés en temps réel en fonction de l'hygrométrie et de la température locale pour éviter des erreurs de localisation de plusieurs centaines de mètres.
    ​Absence d'obstacles : Contrairement à l'Ukraine où les forêts et les collines peuvent masquer le son, le désert est une caisse de résonance géante. Cela permet d'espacer davantage les capteurs acoustiques, couvrant ainsi des zones beaucoup plus vastes avec moins de matériel.
    ​En résumé : Une coopération mutuelle
    ​Si l'Ukraine apporte le "cerveau" (le logiciel et l'IA), les États-Unis apportent leur expérience de la "ruggedization" (durcissement des matériels) acquise pendant des décennies de conflits dans le Golfe.
    ​C'est ce transfert de technologie qui fait de cet accord une priorité absolue pour le Pentagone : obtenir une solution qui fonctionne immédiatement dans un environnement hostile à l'électronique de pointe.


  • 06 mars 2026 10:55
    06 mars 2026 10:53

    ce que je vois surtout, c'est encore nous qui payons...

    Pas grave, si ça permet au peuple iranien et ukrainien d'être libre.

    Je n'irai pas au ski l'année prochaine.
    Je n'achèterai pas le dernier Iphone ou la dernière Tesla.


  • 06 mars 2026 10:58

    Salut zorgy

    Le fond est vrai [les USA s’intéressent à l’expérience ukrainienne contre les Shahed] mais le reste ressemble surtout à de l’extrapolation techno-militaire, non ?


  • 06 mars 2026 11:00
    06 mars 2026 10:58

    Salut zorgy

    Le fond est vrai [les USA s’intéressent à l’expérience ukrainienne contre les Shahed] mais le reste ressemble surtout à de l’extrapolation techno-militaire, non ?

    Je ne pense pas.
    Les Ukrainiens sont passés maître dans l'art d'intercepter les drones iraniens et russes.


  • 06 mars 2026 11:03

    C’est précisément ce qui a provoqué l'alerte rouge au Pentagone et en Israël ces derniers jours. En ce début de mois de mars 2026, les preuves d'une hybridation totale entre les technologies iraniennes et russes sont devenues irréfutables sur le terrain.
    ​Oui, on retrouve désormais des composants russes "pur jus" dans les carcasses de drones tirés par l'Iran ou ses alliés au Moyen-Orient. Ce n'est plus seulement une suspicion, mais un fait documenté par plusieurs incidents récents :
    ​1. Le cas de la base britannique d'Akrotiri (Chypre)
    ​Le 2 mars 2026, un drone Shahed-136 a frappé la piste de la base de la Royal Air Force à Chypre. L'examen des débris a révélé la présence du fameux module russe Kometa-M.
    ​Pourquoi c’est crucial : Le Kometa-M est une antenne "anti-brouillage" ultra-performante que la Russie utilisait jusqu'ici exclusivement pour ses propres besoins en Ukraine. Sa présence dans un drone lancé depuis le Moyen-Orient prouve que Moscou livre désormais ses meilleurs composants de guerre électronique à Téhéran.
    ​2. Les marquages "Geran-2" retrouvés à Dubaï
    ​Plus frappant encore, lors de l'attaque massive du 4 mars 2026 contre les infrastructures portuaires de Jebel Ali (Dubaï), des fragments de drones portaient le marquage en cyrillique "Герань-2" (Geran-2).
    ​C'est la preuve que des drones fabriqués physiquement en Russie (dans l'usine d'Alabuga, au Tatarstan) ont été transférés à l'Iran pour être utilisés contre des cibles au Moyen-Orient. Le flux s'est inversé : c'est maintenant la Russie qui devient le fournisseur industriel de l'Iran.
    ​3. Les "Puces Fantômes" de l'usine d'Alabuga
    ​Les rapports de renseignement indiquent que l'usine russe d'Alabuga tourne désormais à plein régime (environ 3 000 unités par mois). Les carcasses retrouvées en Israël et dans le Golfe montrent une électronique "russifiée" :
    ​Circuits imprimés (PCB) russes : Plus épais et résistants aux conditions extrêmes.
    ​Logiciels de vol russes : Capables de navigation autonome par "flux optique" (comparaison d'images du sol) lorsque le GPS est brouillé par les systèmes de défense israéliens.
    ​Moteurs MD550 "simplifiés" : Des versions produites en Russie, souvent moins durables que les originaux iraniens mais suffisantes pour une mission suicide unique.
    ​Pourquoi est-ce un tournant historique ?
    ​Pendant des décennies, l'Iran était le "paria" qui bricolait avec les moyens du bord. Aujourd'hui, grâce à son partenariat avec Moscou, il a accès :
    ​À la puissance de calcul russe pour l'IA embarquée.
    ​Aux stocks de composants que la Russie parvient à détourner malgré les sanctions mondiales.
    ​À l'expérience de combat directe acquise par les Russes face aux systèmes Patriot et IRIS-T en Ukraine.
    ​C’est cette "fusion" qui rend les drones Shahed de 2026 infiniment plus dangereux que les modèles rustiques de 2022. Ils sont devenus plus intelligents, plus résistants, et surtout, produits à une échelle industrielle que l'Iran seul ne pourrait jamais atteindre.


  • 06 mars 2026 11:05

    Merci, j'ai appris plein de choses sur la guerre des drones.


  • 06 mars 2026 11:06

    L'adaptation des technologies ukrainiennes au Moyen-Orient constitue un défi de taille, car les conditions climatiques et topographiques y sont radicalement différentes de celles des plaines d'Europe de l'Est.
    ​Voici les quatre axes d'adaptation technique sur lesquels travaillent actuellement les ingénieurs ukrainiens et américains pour "désertifier" leurs systèmes :
    ​1. La gestion thermique (Le défi des 50°C)
    ​En Ukraine, le principal ennemi des batteries est le froid. Au Moyen-Orient, c'est la surchauffe.
    ​Refroidissement des batteries : Les batteries LiPo (Lithium Polymère) perdent leur efficacité et peuvent gonfler ou exploser au-delà de 45°C. Les nouveaux modèles destinés au Golfe intègrent des enveloppes en matériaux à changement de phase (PCM) qui absorbent la chaleur latente pour maintenir les cellules à une température stable pendant le vol.
    ​Dissipation pour l'IA : Les processeurs embarqués (qui gèrent le verrouillage de cible par IA) dégagent beaucoup de chaleur. Les drones sont équipés de dissipateurs thermiques en graphène, plus légers et efficaces que l'aluminium, pour éviter le "thermal throttling" (ralentissement du processeur) en plein combat.
    ​2. La protection contre l'abrasion (Sable et Poussière)
    ​Le sable du désert est extrêmement fin et agit comme un papier de verre sur les composants mécaniques.
    ​Moteurs étanches (IP67) : Les drones ukrainiens classiques utilisent souvent des moteurs "ouverts" pour gagner du poids. Pour le désert, ils passent à des moteurs à roulements scellés et des bobinages recouverts d'un vernis protecteur nanotechnologique pour éviter que la poussière de silice ne bloque les aimants.
    ​Optiques durcies : Les lentilles des caméras thermiques et des capteurs de navigation sont traitées avec un revêtement au carbone de type diamant (DLC). Sans cela, les tempêtes de sable dépoliraient les lentilles en quelques heures, rendant le drone "aveugle".
    ​3. Navigation et Flux Optique dans le désert
    ​En Ukraine, le système de "suivi de sol" (flux optique) se base sur des contrastes forts (arbres, routes, bâtiments).
    ​Le problème du "White-out" : Dans une étendue de sable uniforme, l'IA peut perdre ses repères de mouvement.
    ​La solution : Les versions "Moyen-Orient" utilisent des capteurs LiDAR à courte portée en complément de la caméra. Le LiDAR "scanne" la structure physique des dunes ou du sol rocheux, permettant une navigation ultra-précise même quand le paysage semble visuellement identique à l'œil humain.
    ​4. La propagation du son (Réseau acoustique)
    ​L'air sec et chaud du désert modifie la façon dont le son des moteurs de Shahed se propage.
    ​Vitesse du son : Le son voyage plus vite dans l'air chaud. Les algorithmes de triangulation acoustique ukrainiens doivent être recalibrés en temps réel en fonction de l'hygrométrie et de la température locale pour éviter des erreurs de localisation de plusieurs centaines de mètres.
    ​Absence d'obstacles : Contrairement à l'Ukraine où les forêts et les collines peuvent masquer le son, le désert est une caisse de résonance géante. Cela permet d'espacer davantage les capteurs acoustiques, couvrant ainsi des zones beaucoup plus vastes avec moins de matériel.
    ​En résumé : Une coopération mutuelle
    ​Si l'Ukraine apporte le "cerveau" (le logiciel et l'IA), les États-Unis apportent leur expérience de la "ruggedization" (durcissement des matériels) acquise pendant des décennies de conflits dans le Golfe.
    ​C'est ce transfert de technologie qui fait de cet accord une priorité absolue pour le Pentagone : obtenir une solution qui fonctionne immédiatement dans un environnement hostile à l'électronique de pointe.


  • 06 mars 2026 11:06

    Oui, l’Ukraine a vraiment accumulé une grosse expérience sur le terrain, ça personne ne peut le nier

    Après, tous les chiffres précis et noms de drones restent à confirmer, mais le principe que Kyiv sait gérer les Shahed mieux que beaucoup est... indéniable

    Iran libre... ya


  • 06 mars 2026 11:07

    Ce que l'on appelait autrefois un "drone iranien" est devenu, au fil des mois, un véritable "Frankenstein technologique" russo-iranien.
    ​L'analyse des carcasses de drones abattus (les Geran-2, la version russe du Shahed-136) montre que la Russie ne se contente plus d'assembler des kits envoyés par Téhéran. Elle a "russifié" l'électronique pour la rendre plus performante et plus difficile à contrer.
    ​Voici ce que l'on trouve précisément dans ces entrailles électroniques :
    ​1. Le module "Kometa-M" : Le cerveau russe
    ​C’est la pièce maîtresse. Au lieu du récepteur GPS civil basique utilisé par l'Iran, la Russie installe désormais son propre module de navigation par satellite appelé Kometa-M.
    ​Sa force : Il possède une antenne multi-éléments extrêmement résistante au brouillage électronique (EW).
    ​L'origine : Ce composant est 100% russe, initialement conçu pour les drones de reconnaissance Orlan-10. C'est ce module qui rend les Shahed actuels si difficiles à dévier de leur trajectoire, même avec les systèmes de brouillage américains les plus sophistiqués.
    ​2. Le paradoxe des composants occidentaux "blanchis"
    ​Si l'on parle de "puces russes", la réalité est parfois plus nuancée. On trouve trois types de composants dans les carcasses :
    ​Les puces russes indigènes : Principalement pour la gestion de l'énergie et certains contrôleurs logiques simples (souvent moins miniaturisés que les standards mondiaux).
    ​Les composants de "contrebande" : Des microprocesseurs de marques américaines (Texas Instruments, Intel) ou suisses (u-blox) qui sont intégrés dans des circuits imprimés conçus et fabriqués en Russie, notamment dans l'usine géante d'Alabuga (Tatarstan).
    ​Le re-marquage : Certains rapports de renseignement indiquent que la Russie efface les marquages originaux de puces occidentales pour y apposer des numéros de série russes afin de masquer ses filières d'approvisionnement.
    ​3. Pourquoi ce mélange est-il dangereux ?
    ​Cette hybridation a un but précis : l'autonomie.
    En intégrant ses propres puces et logiciels de vol, la Russie :
    ​Optimise les trajectoires : Les drones peuvent désormais changer de direction de manière aléatoire pour tromper les défenses antiaériennes.
    ​Communique en essaim : Les puces russes permettent aux drones de "se parler" pour saturer une cible sous différents angles simultanément.
    ​Échappe aux sanctions : En produisant ses propres cartes mères à Alabuga, la Russie réduit sa dépendance aux kits iraniens complets.
    ​En résumé : Une menace qui évolue
    ​Le Shahed de 2026 n'est plus la "tondeuse volante" rustique de 2022. C'est une munition téléopérée dotée d'une intelligence logicielle russe sur une structure iranienne, le tout alimenté par un flux constant de composants électroniques mondiaux détournés.
    ​C'est précisément cette montée en gamme technologique de la part de Moscou et Téhéran qui explique pourquoi le Pentagone est en état d'alerte et sollicite l'expérience de terrain des Ukrainiens.


  • 06 mars 2026 11:08

    Ha, ha, j'ai pas le temps de digérer... je te fais confiance 😁


  • 06 mars 2026 11:15

    Il suffirait de 4 à 5 missiles us donne à l uk pour détruire les usines de drones en Russie
    Trump.devrait comprendre que la Russie est son ennemi


  • 06 mars 2026 11:17
    06 mars 2026 11:15

    Il suffirait de 4 à 5 missiles us donne à l uk pour détruire les usines de drones en Russie
    Trump.devrait comprendre que la Russie est son ennemi

    C'est ce que je dis depuis 4 ans.

    Quand l’Allemagne livrait uniquement des casques aux Ukrainiens...


  • 06 mars 2026 11:18

    De toute façon l uk amènera des plus aux armées eu
    Grâce à leur expérience et le niveau de leurs ingénieurs
    A nous eu d accepter l uk


  • 10 mars 2026 09:33

    mahaut
    10 mars 2026 •00:45
    Les États-Unis surpris par les drones iraniens : comment l’Ukraine vient à leur secours !

    Les rôles s'inversent au Moyen-Orient. Pris de court par les essaims de drones iraniens, les États-Unis et leurs alliés sollicitent l'expertise unique de l'Ukraine. Kiev pourrait en proposer plusieurs milliers par mois, mais pas « gratuitement ».

    L’affaire n’est pas dénuée d’ironie : il y a un an, alors qu’il le recevait à la Maison Blanche, Donald Trump lançait à la face de Volodymyr Zelensky : « Vous n’êtes pas en bonne position. Vous n’avez pas les cartes en main pour l’instant ». Il faisait alors référence aux difficultés rencontrées par Kiev sur le terrain, face aux assauts de l’armée russe en Ukraine.

    Aujourd’hui, les rôles semblent inversés : les USA découvrent dans le dur ce que signifie une guerre avec un adversaire qui emploie massivement des drones, et les projette partout dans la région, sans solution durable pour y faire face — contrairement à l’Ukraine. Car la seule riposte via des missiles n’est pas idéale. C’est trop cher, et il n’y en a pas assez.

    Résultat ? Du côté de Kiev, on voit l’opportunité et on est clairement ouvert à un accord donnant-donnant : l’Amérique rehausse les livraisons de missiles à l’armée ukrainienne, en échange de l’expertise ukrainienne en matière de drones. En tout cas, depuis quelques jours, Volodymyr Zelensky multiplie les appels et les initiatives pour positionner l’Ukraine comme recours.

    Cette offensive diplomatique tous azimuts s’est d’abord matérialisée par des échanges au plus haut niveau. Le chef d’État a pris son téléphone pour s’entretenir avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en soulignant qu’aucun autre pays dans le monde n’a l’expérience de Kiev face à ces attaques, qui sont quotidiennes en Ukraine.

    « Les Ukrainiens luttent depuis des années contre les drones Shahed, et […] Nous sommes prêts à apporter notre aide », a-t-il notamment écrit sur X. Les drones Shahed sont des engins sans pilote d’origine iranienne. Téhéran, en plus de s’en servir à travers le golfe Persique depuis le début du conflit avec Israël et les USA, en exporte aussi en Russie, pays allié.

    Un échange similaire a eu lieu avec le président de la République Emmanuel Macron, qui a soutenu les efforts de l’Ukraine pour venir en aide aux pays voisins de l’Iran. Il n’a pas été précisé si la France désire aussi bénéficier de l’expertise ukrainienne — récemment, une base militaire française située aux Émirats arabes unis a été touchée par des drones.

    Du personnel déployé sur place, jusqu’à 10 000 drones disponibles à l’export ?
    Reste maintenant à concrétiser ces prises de parole. Or, justement, dans un autre message sur X, le président ukrainien a donné une première indication de la manière dont ce soutien va se matérialiser : dès cette semaine, des experts se rendront au Moyen-Orient pour effectuer une évaluation des besoins et déterminer ce qui peut être transféré.

    La manière dont cette aide sera apportée reste donc à déterminer, mais le chef de l’État a profité de cette prise de parole pour réitérer son intérêt pour un deal mutuellement bénéfique. « Si l’on parle de renforcement des capacités, nous souhaitons vivement que cette initiative soit bénéfique aux deux parties », a-t-il ainsi glissé.

    Mais il apparait clair que l’Ukraine a une très bonne carte à jouer dans cette affaire, pour reprendre la formule de Donald Trump. Le 7 mars, une enquête de Reuters rapportait que les usines locales produisent désormais deux fois plus de drones intercepteurs que ce dont l’armée ukrainienne a besoin pour repousser le plus gros des attaques russes.




    Et les volumes de production ont de quoi donner le tournis : dans le cas de la société SkyFall, qui fabrique le drone P1-SUN (dont le prix facturé à Kiev est de 1 000 dollars l’unité), on parle d’une production de 50 000 engins par mois. SkyFall pourrait en exporter de 5 000 à 10 000 vers le Golfe sans pour autant dégarnir la défense aérienne ukrainienne.

    Économiquement, c’est idéal : un drone Shahed coûte quelques dizaines de milliers de dollars à construire. Un missile Patriot grimpe à plusieurs millions de dollars. En outre, les drones peuvent être produits à la chaîne, grâce aux méthodes d’impression en 3D. Reuters rapporte d’ailleurs que le Qatar et les USA sont en pourparlers pour en acquérir.

    Reste une problématique : quid du pilotage de ces engins ? En matière de maîtrise de ces appareils sans pilote, Kiev dispose d’un vivier de pilotes rompus à l’interception en plein vol. Faut-il s’en remettre à l’IA ? Pour l’instant, deux solutions sont discutées : une formation express d’équipages étrangers ou le pilotage des drones à distance, depuis l’Ukraine.


Signaler le message

Fermer

Qui a recommandé ce message ?

Fermer
Retour au sujet CAC 40

16 réponses

Mes listes

valeur

dernier

var.

107,3 +0,67%
1,98 +19,28%
8 034,18 -0,60%
138,5 -8,82%
45,92 -0,56%
Chargement...