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CAC 40 : Blue owl : C'est pas CHOUETTE : La même mécanique que la crise des subprimes

05 mars 2026 19:52

Le crédit privé est-il en danger ? L'un des géants du secteur, Blue Owl, est aujourd'hui menacé. La société financière américaine connaît des difficultés similaires aux premières manifestations de la grande crise des subprimes survenue à l’été 2007.
Son activité consiste à placer l’argent que lui confient les épargnants (ces derniers sont plutôt riches). Blue Owl place cet argent en prêtant aux entreprises à un taux relativement élevé. En échange, ces dernières vont lui verser des intérêts tous les mois, qui seront ensuite redistribués aux épargnants en guise de rémunération.


Sauf qu'aujourd'hui, la conjoncture est moins bonne aux États-Unis. Il y a des faillites, notamment dans les entreprises auxquelles Blue Owl a prêté. En plus, l’arrivée de l’intelligence artificielle menace des secteurs entiers, comme les services informatiques.
L'entreprise ne peut pas rembourser ses épargnants.
On se rend compte que les prêts avaient été consentis un peu légèrement, parce qu’on voulait du rendement. Si le ciel semble se couvrir, la chouette bleue ("blue owl" en anglais, NDLR) bat de l’aile. En février dernier, elle s’est trouvée incapable d’honorer les demandes de remboursement de ses épargnants, évaluées à 2.000 milliards de dollars.

Cette situation entraîne toutes les autres entreprises de crédit privé dans la tempête. Blackstone, BlackRock, Apollo, KKR et les stars de Wall Street font tous face à des files de clients voulant retirer leur argent, par peur de ne pas être remboursés.

C’est exactement la même mécanique que la crise des subprimes. À l’époque, on ne prêtait pas aux entreprises, mais à des particuliers pour acheter leur maison. Le marché de l’immobilier s’est retourné, les impayés se sont accumulés et nous avons connu la plus grosse crise depuis 1929.
Les leçons de la crise des subprimes n'ont pas été retenues
Près de deux décennies après, le danger persiste. Le problème est que dans la finance, on ne retient jamais les leçons. Une fois brûlés, les financiers font attention quelques années, mais retournent rapidement dans le bain, avec toujours le même argument : "Cette fois-ci, ce n’est pas la même chose !". C'est faux : l'endettement excessif et le relâchement des règles de prudence conduisent toujours à un krach.

Et si ces sociétés d'investissement y retournent, c'est parce qu'elles ont de l’argent à gagner, grâce aux commissions juteuses de ces opérations. Sur les marchés financiers, celui qui a tort avec tout le monde s’enrichit et celui qui a raison tout seul reste pauvre. Pour vous donner une idée, le patron de Blackstone, l’une des sociétés prises dans ce piège, a gagné 1,2 milliard de dollars l'an dernier.

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