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CAC 40 : Le Qatar a suspendu sa production de GNL. Reste...la Russie.

04 mars 2026 22:57

Ce 4 mars 2026, la compagnie nationale QatarEnergy a officiellement déclaré un cas de force majeure sur ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) et a cessé sa production à la suite d'attaques militaires.
Cause de la suspension : La décision fait suite à des attaques militaires survenues ces derniers jours contre les installations de QatarEnergy dans les zones industrielles de Ras Laffan et Mesaieed, dans le contexte de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Déclaration officielle : Ce mercredi, QatarEnergy a activé la clause de force majeure pour ses acheteurs. Cette clause juridique libère l'entreprise de ses obligations contractuelles en raison d'événements exceptionnels échappant à son contrôle.
Impact sur la production : La production de GNL est à l'arrêt. L'arrêt concerne également d'autres produits comme l'urée ou le méthanol . Selon des sources proches du dossier, il faudrait au moins deux semaines pour redémarrer les installations après une décision en ce sens, et un mois pour revenir à une production normale.
Conséquences pour le marché : Le Qatar fournissant environ 20 % du GNL mondial , cette interruption a provoqué une forte hausse des prix du gaz en Europe et en Asie, qui ont atteint des plus hauts depuis plusieurs années.
Les approvisionnements vers des clients majeurs comme l'Inde sont déjà interrompus .

En résumé, la production de gaz au Qatar est bien arrêtée ce 4 mars, avec des conséquences immédiates sur les marchés mondiaux de l'énergie.

2 réponses

  • 04 mars 2026 22:59

    L'Union européenne ne dépend qu'à hauteur de 12-14% du GNL qatari . L'impact est donc indirect mais puissant : les pays asiatiques, privés de leurs contrats, vont se ruer sur le marché spot (achats immédiats), entrant en concurrence avec l'Europe et faisant exploser les prix. Les prix de référence TTF ont déjà bondi de 40 à 50% . L'Allemagne, bien que peu dépendante du Qatar, a réactivé son groupe de crise pour surveiller la situation .


  • 04 mars 2026 23:05

    ENGIE : Comment Engie va gagner beaucoup grâce à GEMS,avec la hausse
    des prix du gaz.

    Pour comprendre comment GEMS (Global Energy Management & Sales), le "cerveau" financier d'Engie, transforme une hausse des prix du gaz en profits, il faut regarder au-delà de la simple spéculation. Officiellement, Engie présente GEMS comme une activité d'optimisation d'actifs et de gestion de risques.
    ​Voici les mécanismes précis et leurs impacts sur les comptes :
    ​1. Comment GEMS gagne de l'argent (Les leviers officiels)
    ​L'optimisation de la "Flexibilité" : Engie possède des stocks de gaz, des contrats de long terme et des centrales électriques. GEMS joue sur les écarts :
    ​Exemple : Si le prix du gaz s'envole aujourd'hui, GEMS peut décider de vider les stocks achetés moins cher plus tôt, ou de revendre du gaz initialement prévu pour ses centrales si la marge est plus élevée à la revente qu'à la production d'électricité.
    ​L'Arbitrage de l'Escale (GNL) : Engie est l'un des plus gros acteurs mondiaux du Gaz Naturel Liquéfié. GEMS déroute des méthaniers en temps réel. Si le gaz devient plus cher en Europe qu'en Asie à cause du conflit au Moyen-Orient, GEMS dirige ses bateaux vers les ports européens pour capturer la "prime de rareté".
    ​La gestion de risque pour les tiers (B2B) : En période de crise, les entreprises (industriels) paniquent et veulent fixer leurs prix pour l'année prochaine. GEMS leur vend des contrats de protection (hedging). Plus le marché est volatil, plus ces services de couverture sont facturés cher par Engie.
    ​L'optimisation du parc de production : En Europe, le prix de l'électricité est fixé par la dernière centrale appelée (souvent au gaz). Si le gaz monte, le prix de l'électricité monte. GEMS vend l'électricité produite par les barrages ou l'éolien d'Engie (qui ne coûtent pas plus cher à faire tourner) au prix fort du marché.
    ​2. Impacts sur les comptes d'ENGIE
    ​L'impact est massif mais parfois trompeur dans les colonnes comptables :
    ​A. Le "Boost" de l'EBIT (Résultat Opérationnel)
    ​GEMS est devenu le moteur de profit du groupe. En période de crise énergétique, cette division peut représenter à elle seule 25% à 40% de l'EBIT d'Engie. C'est ce qui a permis à Engie de compenser la fin des livraisons de gaz russe en 2022. Une nouvelle hausse liée à l'Iran gonflerait mécaniquement les lignes de profit de cette branche.
    ​B. La tension sur la Trésorerie (Appels de marge)
    ​C'est le côté "négatif" comptable. Pour trader sur les marchés de l'énergie, Engie doit déposer des garanties financières (cash) auprès des chambres de compensation.
    ​Conséquence : Si les prix du gaz montent en flèche, Engie doit sortir des milliards d'euros de cash immédiatement pour garantir ses positions. Cela augmente la Dette Nette temporairement et pèse sur le flux de trésorerie opérationnel, même si l'entreprise gagne de l'argent.
    ​C. La volatilité IFRS (Comptabilité technique)
    ​Selon les normes comptables internationales (IFRS), Engie doit réévaluer la valeur de ses contrats dérivés à chaque clôture de compte.
    ​Cela peut créer des variations spectaculaires dans le Résultat Net Part du Groupe, sans que cela reflète l'argent réellement en caisse. C'est pour cela qu'Engie communique toujours sur le "Résultat Net Récurrent", qui gomme ces effets d'optique.
    ​D. Le risque de "Windfall Tax" (Taxe sur les superprofits)
    ​Si les comptes de GEMS explosent grâce à la hausse des prix induite par le conflit, l'impact politique est immédiat. Les gouvernements surveillent l'EBITDA d'Engie. Une hausse trop forte expose le groupe à des prélèvements exceptionnels qui viennent "gratter" les bénéfices nets à la fin de l'année.
    ​En résumé pour l'investisseur :
    ​Une hausse du gaz est positive pour les résultats opérationnels (EBIT) d'Engie via GEMS, mais elle dégrade temporairement le bilan (endettement/cash) à cause des garanties financières à déposer. Le marché surveille surtout si ce gain est "récurrent" ou juste un coup de chance lié à la panique.
    ​Note : C'est précisément parce qu'Engie veut sortir de cette dépendance à la volatilité du gaz qu'ils ont racheté UK Power Networks (UKPN) : les réseaux électriques rapportent de l'argent de façon stable, que le gaz soit à 20€ ou à 200€


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