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CAC 40 : Un Nobel met au point une machine capable d’extraire 1000 litres d’eau...

26 févr. 2026 00:33

Un Nobel met au point une machine capable d’extraire 1000 litres d’eau "invisible"

Même sous 20 % d’humidité, ce dispositif alimenté par le soleil capte l’eau invisible de l’atmosphère. Une avancée issue des matériaux récompensés par le Nobel de chimie 2025.

air paraît sec, surtout dans un désert. Pourtant, il contient de l’eau. À tout moment, l’atmosphère terrestre renferme presque autant d’eau que les lacs et rivières de la planète. La question n’est pas sa présence, mais la manière de la récupérer sans infrastructure lourde ni réseau électrique.

Le chimiste Omar M. Yaghi, professeur à l’Université de Californie à Berkeley et co-lauréat du prix Nobel de chimie 2025 pour le développement des réseaux métallo-organiques, affirme avoir franchi un cap. Selon Interesting Engineering, la machine développée par sa société Atoco peut produire jusqu’à 1 000 litres d’eau potable par jour, y compris dans des régions où l’humidité descend sous les 20 %.

Des matériaux conçus pour piéger la vapeur d’eau
Au cœur du dispositif se trouvent les réseaux métallo-organiques, ou MOF. Ces matériaux cristallins associent des ions métalliques et des molécules organiques pour former des structures extrêmement poreuses. Leur surface interne est immense : quelques grammes suffisent à déployer une surface comparable à celle d’un stade.

Lorsque l’air traverse l’appareil, les molécules d’eau sont capturées dans ces pores. Chauffés par la seule lumière solaire ambiante, les MOF libèrent ensuite cette vapeur, qui est condensée pour produire de l’eau liquide. Contrairement aux générateurs atmosphériques classiques, qui refroidissent l’air à l’aide d’électricité, ce système fonctionne hors réseau.

En 2023, une équipe menée par Woochul Song, Zhiling Zheng et Omar M. Yaghi a publié dans Nature Water les résultats d’un prototype testé dans la vallée de la Mort, en Californie. Le dispositif a récolté entre 114 et 210 grammes d’eau par kilogramme de MOF et par jour, sous une humidité relative descendant jusqu’à 9,4 %, sans autre apport énergétique que le soleil.

Du laboratoire à l’échelle industrielle
L’unité présentée par Atoco change d’échelle. D’après Interesting Engineering, elle tient dans un conteneur maritime de 20 pieds. Son objectif : fournir jusqu’à 1 000 litres d’eau par jour, de quoi approvisionner un petit village ou un site isolé après une catastrophe naturelle.

Les Nations unies estiment que plus de cinq milliards de personnes pourraient subir un stress hydrique d’ici 2050. Dans ce contexte, Omar M. Yaghi rappelle l’enjeu : ''Il est donc essentiel d’exploiter une nouvelle source d’eau'', déclarait-il déjà dans un communiqué de l’UC Berkeley. Lors d’un test récent, il a ajouté : ''La science est là ; ce dont nous avons besoin maintenant, c’est du courage pour déployer ces solutions à grande échelle.''

De l’urgence intime à une solution globale
Son engagement est aussi personnel. Ayant grandi dans une communauté de réfugiés en Jordanie sans eau courante, il se souvient du murmure annonçant l’arrivée du camion-citerne. Aujourd’hui, il évoque l’idée d’une ''eau personnalisée'', à l’image des panneaux solaires domestiques, permettant à des foyers de produire leur propre eau.



Les chercheurs soulignent toutefois que des évaluations économiques et environnementales restent nécessaires, notamment sur la production des matériaux et leur durabilité à long terme. La technologie progresse, mais son déploiement massif dépendra de ces paramètres.

Dans les déserts, sur des îles frappées par des ouragans ou dans des régions dépourvues d’infrastructures fiables, extraire l’eau du ciel n’est plus une expérience de laboratoire. C’est désormais une piste concrète pour diversifier l’accès à une ressource vitale.

2 réponses

  • 00:35

    Lien de l'article : urlr.me/Fq8t4g


  • 00:47

    Bonsoir jean
    On a ça aux Antilles déjà
    D'autant qu'ici en guadeloupe l'humidité ne manque pas !!!


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