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    Retour au sujet ATOS GROUP

    ATOS GROUP : Les clients reviennent

    16 juin 2026 08:20

    "Atos est-il réellement sorti de sa crise existentielle ?

    Effectivement, nous avons restauré les fondamentaux et remis l’entreprise sur pied. La pression financière a été fortement réduite, avec aucune échéance de dette avant 2031. On a lancé le nouveau plan stratégique « Genesis », posé une vraie stratégie industrielle centrée sur l’Europe, amélioré la base de coûts et opéré un repositionnement fort sur l’IA et la cybersécurité. Des choix de combat ont été faits.

    Certains pays ont été fermés, notamment en Amérique du Sud. Les effectifs ont été ajustés. Ce n’est pas une stratégie opportuniste, mais une feuille de route structurée.

    Par le passé, de nombreuses acquisitions n’ont pas été bien intégrées au groupe. Quelle est aujourd’hui votre stratégie industrielle ?

    L’objectif est d’intégrer ce qui ne l’a pas encore été. On simplifie le groupe, structuré autour d’Atos pour les services, et d’Eviden pour les produits. Il y a eu beaucoup d’acquisitions par le passé, parfois difficiles à absorber, même si elles restent sur des métiers proches. Aujourd’hui, on remet de la cohérence industrielle.

    Qui est responsable des erreurs passées ?

    Le plus important pour nous n’est pas là. La direction est récente et nous regardons l’avenir. Désormais, il faut raconter Atos de manière simple. Ce qui compte aujourd’hui, c’est la voix des clients et des collaborateurs.

    Les clients reviennent, et c’est un signal fort. On garde un portefeuille très important.


    L’IA peut-elle réellement soutenir le redressement d’Atos et comment comptez-vous rivaliser avec des acteurs comme Mistral ?


    L’IA doit soutenir la croissance future. On est très complémentaires avec des acteurs comme Mistral, qui développent des briques technologiques sur lesquelles on peut s’appuyer. Nous travaillons déjà ensemble. Atos apporte autre chose : l’intégration et la transformation à grande échelle chez les clients.

    Atos garde un ADN technologique très fort et intervient sur des projets sensibles, combinant des technologies complexes. Cette IA s’appuie directement sur nos infrastructures, notamment les data centers et la cybersécurité. On a aussi l’expérience de projets majeurs comme les Jeux olympiques de Paris 2024. En France, on est très présents dans les territoires, avec des centres comme Rennes, pôle d’expertise avec 400 ingénieurs, et on continue à se développer, probablement bientôt à Brest dans le secteur de la défense."

    10 réponses

    • 16 juin 2026 08:29

      Merci Soleil78


    • 16 juin 2026 08:35

      Interview de Franck Chartier
      Publié par Le Télégramme
      Ce jour à 7h13


    • 16 juin 2026 10:14

      Soleil78 Merci pour le partage, si les clients et les collaborateurs reprennent confiance, les actionnaires feront de même. Je crois en P.S.!


    • 16 juin 2026 10:33

      Je me souviens que la direction précédente avait mis l'infogérance dans une structure séparée. On en est où maintenant sur ce point ?


    • 16 juin 2026 16:41
      16 juin 2026 08:35

      Interview de Franck Chartier
      Publié par Le Télégramme
      Ce jour à 7h13

      Merci !


    • 16 juin 2026 18:18

      Intéressant, à plus d’un titre.

      Il dit: « Par le passé, de nombreuses acquisitions n’ont pas été bien intégrées au groupe. « .

      J’espère juste qu’il a, après 18 mois chez ATOS, intégré le fait que, en fait, TOUTES les acquisitions n’ont pas été intégrées DU TOUT, depuis au moins 20 ans !
      L’exemple récent le plus dé.bile: CloudReach en 2022. En 2024, ils utilisaient encore Google mail/calendar + meet ! Impossible d’organiser un meeting avec eux, le reste d’ATOS utilisant Outlook mail/calendar + teams !
      Toutes les autres acquisitions étaient pareil, avec, au minimum, un tenant Microsoft différent. Un cauchemar de collaboration, qui aboutissait à … pas de collaboration. Sans même parler des problèmes de sécurité.

      Il dit aussi; « L’objectif est d’intégrer ce qui ne l’a pas encore été. On simplifie le groupe, structuré autour d’Atos pour les services, et d’Eviden pour les produits. Il y a eu beaucoup d’acquisitions par le passé, parfois difficiles à absorber, même si elles restent sur des métiers proches. Aujourd’hui, on remet de la cohérence industrielle. »

      Alors, je suis très très d’accord sur le fond, mais il y a un hic. Quand on résorbe une énorme dette technique et opérationnelle de 20 ans, et, je sais pas, 15 ou 20 pools d’employés à intégrer (1 par acquisition), on va payer très cher en effort. Tout ça se fait normalement dès l’acquisition quand tout le staff intégré est en attente, ne va plus voir de client, et a donc du temps à passer (1 ou 2 journées pleines) à s’intégrer aux nouveaux outils. J’ai bossé sur suffisamment d’acquisitions pour savoir qu’il faut aller très vite, après tout est derrière et c’est « business as usual ». Si on procrastine, on augmente l’effort futur de manière exponentielle.
      Je ne suis pas certains qu’il ait compris le prix qu’il va devoir payer (uniquement en France, après, il y a tous les autres pays) pour faire tout ça en pleine restructuration, et avec un nombre d’employés en chute libre (-60% en 2 ans) …

      Je ne pense pas qu’il ait les moyens de faire ça. Du tout.


    • 16 juin 2026 20:34

      Ben .... attendons sagement 2028 alors !


    • 17 juin 2026 08:23
      16 juin 2026 18:18

      Intéressant, à plus d’un titre.

      Il dit: « Par le passé, de nombreuses acquisitions n’ont pas été bien intégrées au groupe. « .

      J’espère juste qu’il a, après 18 mois chez ATOS, intégré le fait que, en fait, TOUTES les acquisitions n’ont pas été intégrées DU TOUT, depuis au moins 20 ans !
      L’exemple récent le plus dé.bile: CloudReach en 2022. En 2024, ils utilisaient encore Google mail/calendar + meet ! Impossible d’organiser un meeting avec eux, le reste d’ATOS utilisant Outlook mail/calendar + teams !
      Toutes les autres acquisitions étaient pareil, avec, au minimum, un tenant Microsoft différent. Un cauchemar de collaboration, qui aboutissait à … pas de collaboration. Sans même parler des problèmes de sécurité.

      Il dit aussi; « L’objectif est d’intégrer ce qui ne l’a pas encore été. On simplifie le groupe, structuré autour d’Atos pour les services, et d’Eviden pour les produits. Il y a eu beaucoup d’acquisitions par le passé, parfois difficiles à absorber, même si elles restent sur des métiers proches. Aujourd’hui, on remet de la cohérence industrielle. »

      Alors, je suis très très d’accord sur le fond, mais il y a un hic. Quand on résorbe une énorme dette technique et opérationnelle de 20 ans, et, je sais pas, 15 ou 20 pools d’employés à intégrer (1 par acquisition), on va payer très cher en effort. Tout ça se fait normalement dès l’acquisition quand tout le staff intégré est en attente, ne va plus voir de client, et a donc du temps à passer (1 ou 2 journées pleines) à s’intégrer aux nouveaux outils. J’ai bossé sur suffisamment d’acquisitions pour savoir qu’il faut aller très vite, après tout est derrière et c’est « business as usual ». Si on procrastine, on augmente l’effort futur de manière exponentielle.
      Je ne suis pas certains qu’il ait compris le prix qu’il va devoir payer (uniquement en France, après, il y a tous les autres pays) pour faire tout ça en pleine restructuration, et avec un nombre d’employés en chute libre (-60% en 2 ans) …

      Je ne pense pas qu’il ait les moyens de faire ça. Du tout.

      Pendant que vous pensez, il agit, vite et bien.
      C’est tout.


    • 19 juin 2026 07:41

      L'interview se trouve aujourd'hui, 19 juin, dans toutes les versions papier du Télégramme


    • 19 juin 2026 08:17
      19 juin 2026 07:41

      L'interview se trouve aujourd'hui, 19 juin, dans toutes les versions papier du Télégramme

      Pour information :

      " Record battu pour Le Télégramme !

      L’audience globale du Télégramme et de ses supports papier et numérique se poursuit avec plus d’un million de lecteurs quotidiens (étude One Next Global de l’ACPM, premier semestre 2026, lecteurs quotidiens exposés print et digital).

      Avec 609 000 lecteurs au numéro papier et numérique, Le Télégramme confirme sa place de leader dans les trois départements de sa zone historique de diffusion : Côtes-d’Armor, Finistère et Morbihan. "


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