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Xinjiang-Représailles chinoises contre les sanctions britanniques
information fournie par Reuters 26/03/2021 à 12:53

(Actualisé tout du long)

PEKIN, 26 mars (Reuters) - La Chine a annoncé vendredi des sanctions contre quatre organisations et neuf responsables britanniques, en représailles aux sanctions annoncées lundi par Londres pour atteintes aux droits de l'homme dans le Xinjiang.

Le gouvernement britannique a dénoncé cette tentative de Pékin d'étouffer les critiques à son encontre, le Premier ministre Boris Johnson faisant part de sa solidarité avec les personnes concernées.

Les sanctions annoncées vendredi par le ministère des Affaires étrangères chinois - interdictions d'entrée sur le territoire chinois et interdiction de faire des affaires avec des entreprises chinoises - visent notamment des parlementaires, comme le député tory et ancien leader du Parti conservateur Iain Duncan Smith ou des institutions comme la Commission des droits de l'homme du parti conservateur.

Les cibles de ces sanctions sont accusées par Pékin de "répandre des mensonges et des fausses informations malveillantes".

Cette initiative chinoise intervient en représailles aux sanctions contre des responsables chinois annoncées lundi par la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Union européenne et le Canada. Pékin avait déjà annoncé lundi des sanctions contre des responsables et entités européens.

"La Chine est résolument déterminée à protéger sa souveraineté nationale, sa sécurité et ses intérêts économiques", a déclaré le ministère des Affaires étrangères chinois dans son communiqué.

Si le Royaume-Uni "s'engage davantage dans la mauvaise voie, la Chine se montera déterminée et répondra encore", est-il précisé.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé vendredi sur Twitter que les "parlementaires et autres citoyens britanniques sanctionnés aujourd'hui par la Chine jouaient un rôle essentiel pour alerter sur les atteintes flagrantes aux droits de l'homme dont sont victimes les musulmans ouïghours".

"La liberté d'expression pour s'opposer aux mauvais traitements est essentielle, et je soutiens résolument" les cibles de ces sanctions, a-t-il ajouté.

Des défenseurs des droits de l'homme et des experts de l'Onu estiment qu'au moins un million de Ouïghours sont détenus dans des camps dans le Xinjiang, dans l'ouest de la Chine, où ils seraient soumis au travail forcé, à la torture et à des campagnes de stérilisation.

La Chine dément toute atteinte aux droits de l'homme dans cette province et affirme que les camps permettent de fournir une formation professionnelle aux populations locales et de lutter contre l'extrémisme.

(Ben Blanchard à Taipei, William James à Londres, Se Young Lee à Washington et Gabriel Crossley à Pékin ; version française Myriam Rivet, édité par)

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