walt disney (Crédit: Travis Gergen / Unsplash)
Selon l'analyste en charge de la valeur chez Wells Fargo, le groupe de divertissement aurait tout à gagner à céder sa branche de streaming pour se concentrer sur la seule production de contenus et ses métiers annexes de parcs de loisirs. Explications.
Et si Disney revenait à ses origines, à savoir la production de contenus audiovisuels et les parcs de loisirs associés aux légendaires personnages de la galaxie Mickey ? En d'autres termes, et si le géant mondial du divertissement vendait sa division de streaming, même après de nombreuses années d'effort financier ? C'est le scénario avancé par Steven Cahall, chez Wells Fargo, dans une note transmise aux clients de la banque d'affaires et relayée par la chaine d'informations CNBC.
A la clé, un gain potentiel de 40% pour l'action, calcule l'analyste en charge de la valeur, si l'entreprise se décide véritablement à céder ce dernier pôle d'activité pour se concentrer sur la production. Selon le département de la recherche de Wells Fargo, le contenu produit par Disney prend de la valeur tandis que son activité de distribution est à la traîne par rapport aux autres grands acteurs du secteur, cette concurrence entre les plateformes de streaming étant par ailleurs appelée à s'intensifier.
Disney+ distancé par Amazon Prime et Netflix ?
Disney n'est pas structuré pour concurrencer Netflix ou YouTube en termes de volume, considère Steven Cahall : « On ignore si leur rythme de nouveaux contenus est suffisant pour gérer le taux de désabonnement et maintenir le niveau de marges [à long terme]. Ce qui est clair, c'est que la valeur [de la propriété intellectuelle] est en hausse. » Selon la société d'analyse de données Quantum Run, également citée par CNBC, la concurrence dans le secteur du streaming s'intensifie et Disney+ est aujourd'hui largement distancé par Netflix et Amazon Prime, qui produisent également du contenu original et dominent le marché en termes d'abonnés payants. Selon Nielsen cette fois, YouTube est le premier service de streaming en termes de temps de visionnage sur les deux dernières années et les contenus visionnés sur téléviseur ont dépassé pour la première fois l'année dernière la part réalisée sur smartphone.
Dernier point qui milite, selon Wells Fargo, pour ce scénario, la plus forte et plus rapide valorisation des actifs de propriété intellectuelle que les investissements matériels, pointe Steven Cahall. « Nous ne pensons pas que le box-office, les expériences ou la valeur de la marque en souffriraient si le catalogue était disponible sur une plateforme de streaming mondiale concurrente », estime l'analyste. Ce à quoi on peut néanmoins opposer que la branche de streaming du groupe a justement constitué la bonne surprise de la dernière publication trimestrielle de Disney. A fin mars, la branche « Divertissement » a dégagé 11,7 milliards de dollars de revenus, en progression de 10% en un an. Ceux issus des abonnements ont notamment grimpé de 14%. Pour la première fois, par ailleurs, les facturations d'abonnement et publicitaires du streaming ont battu ceux des chaînes de télévision, toujours en baisse. Du côté des parcs Disney (38% de l'activité), le chiffre d'affaires a augmenté de 7%, notamment du fait des sites à l'international.
Nous sommes pour notre part acheteurs de l'action Walt Disney même si les performances de la branche streaming sont effectivement le point clé à surveiller dans ce dossier. Objectif de cours de 140 dollars.
Retrouvez cet article sur investir.fr
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer