Des opérateurs à la Bourse de New York le 18 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, portée par la chute des prix du pétrole après des propos jugés rassurants de Donald Trump au sujet de négociations avec l'Iran.
Le Dow Jones et le Nasdaq ont tous deux pris 1,38%, tandis que l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,15%. La place américaine n'avait plus connu de séance de progression depuis près d'une semaine.
Peu avant l'ouverture lundi, Donald Trump a annoncé un report "de cinq jours" de toute frappe qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
Il a ajouté un peu plus tard que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées, selon lui, avec un "haut dirigeant" qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Il n'en a pas fallu plus pour provoquer une glissade des cours du pétrole, et une franche hausse des actions à Wall Street.
Les marchés "ont d'abord réagi à la nouvelle avec un immense soulagement", relève Kevin Ford, de Convera.
Les prix de l'énergie, qui demeurent largement plus hauts qu'avant le conflit, menacent l'économie mondiale, les dépenses des ménages, et par ricochet les bénéfices des entreprises.
Le démenti des autorités iraniennes quant à l'existence de ces pourparlers n'a que très partiellement atténué l'enthousiasme.
"Les investisseurs veulent devancer tous les autres, et ils prennent des décisions en fonction de ce qu’ils entendent, sur la base de suppositions plutôt que de faits", souligne auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA.
En conséquence, les actions "pourraient tout aussi bien chuter demain si le président dit quelque chose qui contredit ce qu'il s'est passé aujourd'hui", prévient l'analyste.
Mais selon lui, "cela ne va pas arriver" et les indices boursiers devraient progresser pendant encore quelques jours a minima.
Les perspectives économiques "se sont assombries" avec la guerre au Moyen-Orient, mais les propos du président américain ont permis une certaine amélioration, "et l'enthousiasme spéculatif est de retour", note Jose Torres, d'Interactive Brokers.
"Il est extrêmement difficile d'opérer sur ces marchés alors que Trump oscille entre une escalade massive et des déclarations de paix ou de victoire mais le marché se réjouit pour l'instant de ne pas entrer dans une nouvelle phase de danger", selon Neil Wilson, de Saxo Markets.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain tombait à 4,34% vers 20H20 GMT contre 4,38% à la clôture la veille.
La baisse des prix du pétrole atténue les craintes inflationnistes, qui avaient justifié un bond des taux ces derniers jours.
Les taux obligataires restent toutefois bien supérieurs aux niveaux auxquels ils évoluaient avant la guerre.
Côté entreprises, le secteur du tourisme figure parmi les plus en vogue lundi, à l'instar des compagnies aériennes American Airlines (+3,64%) ou United (+4,46%), du croisiériste Royal Caribbean (+5,81%) ou du site de location immobilière de courte durée Airbnb (+3,17%).
Les géants du pétrole sont parvenus à résister au recul des cours du brut. Chevron a gagné 1,73%, ExxonMobil a pris 0,91%, Shell a avancé 0,30%.
Nasdaq

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