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Wall Street s'oriente vers un rebond avant les midterms
information fournie par Zonebourse 02/11/2026 à 14:08

Après avoir nettement reculé vendredi, les marchés américains devraient reprendre des couleurs à l'ouverture de la première séance du mois de novembre, avant le début, demain, des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. En fin de semaine dernière, les résultats d'Intel et d'Amazon ont ravivé les inquiétudes entourant la rentabilité des investissements colossaux dans l'intelligence artificielle, provoquant une nouvelle vague de ventes dans les semi-conducteurs et les infrastructures informatiques. Avant les premiers échanges, le S&P 500 est attendu en hausse de 0,41%. Le Nasdaq devrait progresser de 0,72% tandis que le Dow Jones avancerait de 0,36%

Midterms : le spectre d'une "vague bleue" au Congrès

Aux Etats-Unis, tous les regards seront donc tournés vers les midterms. Le 3 novembre, les américains renouvelleront l'intégralité de la Chambre des représentants ainsi qu'un tiers des sièges du Sénat. "Si les élections de mi-mandat constituent traditionnellement un test politique pour le président en place, elles se déroulent cette année dans un environnement économique et financier particulièrement complexe", relève Pierre-Alexis Dumont, Directeur des investissements chez Sycomore AM.

L'analyste anticipe un scénario qui gagne du terrain, celui de la "Blue Wave" où les démocrates reprendraient simultanément le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Selon Bank of America, 31% des investisseurs jugent désormais cette issue crédible. Dans la dernière enquête Fund Manager Survey de la banque, 45 % des répondants estiment qu'un "Democratic Sweep" (= vague bleue : désigne une configuration électorale où le Parti démocrate remporte simultanément la Maison-Blanche et les deux chambres du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants) se traduirait principalement par une hausse des rendements obligataires et une baisse des actions.

RBC Bluebay AM partage ce diagnostic et table sur une soirée électorale particulièrement rude pour le parti républicain, les démocrates semblant assurés de prendre largement le contrôle des deux chambres du Congrès.

De son côté, OFI Invest AM affirme que les modèles de prévision accordent aux démocrates environ trois chances sur quatre de reprendre la Chambre, à l'approche du scrutin. Les marchés de prédiction vont dans le même sens : ils placent le scénario d'un Congrès entièrement démocrate en tête (environ deux chances sur trois), loin devant un Congrès divisé (un peu plus d'une chance sur quatre) ou un maintien républicain complet (environ une chance sur dix).

Pour ce gestionnaire d'actifs, le scrutin ne devrait toutefois pas bouleverser la tendance de fond : "le vote devrait surtout redistribuer les risques entre secteurs, sans changer la trajectoire d'ensemble du marché. Les véritables moteurs de la fin d'année restent la croissance des bénéfices, la problématique des financements des investissements liés à l'intelligence artificielle, l'inflation, les prises de décisions et la tonalité des discours de la Réserve fédérale, ainsi que la géopolitique avec les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient et leurs impacts sur le prix du pétrole et les chaînes d'approvisionnement."

Détente au Moyen-Orient : le pétrole décroche nettement

Au-delà de ces élections de mi-mandat, les marchés gardent les yeux rivés sur les tensions au Moyen-Orient, où les combats sont loin de s'estomper entre l'Arabie saoudite (soutenue par les Etats-Unis) et les Houthis du Yémen (alliés de l'Iran). Dans ce climat délétère, la perspective d'un cessez-le-feu en Iran a provoqué la correction la plus marquée sur les cours du pétrole. Ce matin, ils ont cédé plus de 3% en séance après qu'un troisième jour consécutif de pourparlers entre responsables iraniens et qataris a alimenté l'espoir d'un accord mettant fin au conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran.

Le Brent, qui avait terminé octobre à son plus haut niveau en six mois sur fond de craintes de perturbations d'approvisionnement, a rapidement décroché pour s'établir à 110,2 USD/bbl, soit un repli de 1,3%. Le WTI accuse un recul plus prononcé à 100,8 USD/bbl, en baisse de 2,4%. Avant 14h00, le Brent cède 4,1% à 108,68 USD et le WTI recule de 4,42% à 99,52 USD.

Cette baisse est alimentée par les signaux d'ouverture venus de Téhéran. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a déclaré que l'Iran se dit prêt à rouvrir le détroit d'Ormuz sous deux jours, au lieu de sept jours, si Washington accepte ses conditions : "La possibilité de mettre en oeuvre ce plan en deux jours est un signe supplémentaire de la bonne foi de l'Iran", soulignant que "l'échange de messages se poursuit" via les médiateurs.

Des négociateurs iraniens ont quitté le Qatar après des pourparlers à Doha avec des médiateurs qataris et un projet de proposition visant à mettre fin au conflit avec les Etats-Unis circule actuellement, a déclaré lundi un responsable au fait des discussions, a rapporté Reuters citant un responsable au fait des discussions.

Si Donald Trump a temporairement soutenu cette voie de négociation, le président américain continue de souffler le chaud et le froid. Selon le média américain Axios, il aurait parlé au téléphone avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de lancer de nouvelles frappes, n'hésitant pas à promettre un "coup de massue" à Téhéran.

L'action Marriott attendue en territoire positif

En parallèle de cette actualité politique et géopolitique dense, les publications de résultats d'entreprises s'enchaînent.

De son côté, Marriott a enregistré une forte progression de ses bénéfices au 3e trimestre 2026, surpassant les attentes du consensus. Le groupe hôtelier a relevé ses perspectives de revenus par chambre disponible (RevPAR) pour l'ensemble de l'exercice. Ils sont désormais attendus en croissance entre 4,5% et 5% à taux de change constants. Le titre est attendu en nette hausse à l'ouverture des marchés aux Etats-Unis avec un gain de près de 3%. Sur cette période, il a dévoilé un résultat net ajusté en hausse de 17,2% à 790 MUSD, laissant apparaître un BPA de 3,02 USD, en hausse de 22,3%.

Affichant un démarrage vigoureux de son exercice 2026-2027, avec notamment un BPA ajusté plus que doublé au 1er trimestre, Estée Lauder relève ses objectifs annuels. Le groupe de cosmétiques anticipe désormais un BPA non GAAP compris entre 3,20 et 3,45 USD au titre de l'exercice en cours, contre une fourchette cible précédente de 3,10 à 3,35 USD. Sa prévision de marge opérationnelle ajustée est déjà anticipée entre 12,9 et 13,7%, contre une fourchette précédente de 12,7 à 13,5%. Il vise maintenant une croissance organique entre 4 et 5,5%, contre 3 à 5% auparavant.

Hors résultats, vendredi, Alliant Energy prévoit de conclure, au cours des six prochains mois, de nouveaux contrats d'approvisionnement électrique représentant environ 1 gigawatt (GW) de puissance supplémentaire pour les centres de données. Ces accords viendraient s'ajouter aux 3,4 GW déjà contractualisés avec des groupes comme Google, Meta Platforms et QTS Data Centers, soutenu par Blackstone. Le fournisseur américain bénéficie de l'essor des besoins énergétiques liés à l'intelligence artificielle, dans un contexte où la consommation électrique des Etats-Unis, déjà à un niveau record en 2025, devrait continuer de progresser en 2026 et 2027.

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