Les indices américains ont terminé en nette hausse ce jeudi, portés par le secteur technologique qui a effacé la tendance baissière observée la veille. Les investisseurs ont été rassurés par les résultats trimestriels et les prévisions de Microsoft, qui ont dissipé une partie des inquiétudes liées aux dépenses massives dans l'intelligence artificielle. Le S&P 500 progresse ainsi de 1,66% à 7 437,6 points, le Dow Jones gagne 1,19% à 52 208 points et le Nasdaq 100 s'envole de 3,36% à 28 106,3 points.
La séance a été marquée par l'impressionnant bond de Microsoft, dont le titre a gagné 15,51%. Cette envolée a ajouté près de 450 milliards de dollars à sa capitalisation boursière, soit la plus importante création de valeur jamais enregistrée en une seule séance pour une entreprise cotée à Wall Street. Il s'agit également de la meilleure performance quotidienne de l'action depuis octobre 2008.
Le géant américain a dévoilé des prévisions de chiffre d'affaires trimestriel et de croissance de son activité cloud supérieures aux attentes. Il a également annoncé des dépenses d'investissement inférieures aux estimations des analystes et indiqué qu'il prévoyait de continuer à générer des flux de trésorerie tout au long de son exercice fiscal 2027, qui vient de débuter.
Ces annonces ont permis de rassurer les investisseurs, qui s'interrogent depuis le début de l'année sur l'ampleur des investissements consacrés à l'intelligence artificielle et sur leur potentiel de rentabilité.
Dans le sillage de cette publication, les actions de Sandisk, CoreWeave et Micron ont respectivement progressé de 26%, 21% et 18%.
À l'inverse, Meta, maison mère de Facebook, a vu son titre reculer de 7,95% après avoir annoncé une chute de 91% de son flux de trésorerie disponible au deuxième trimestre, illustrant le poids financier de son ambitieux programme d'investissements dans l'intelligence artificielle.
Parmi les autres baisses marquantes, Fair Isaac a perdu 17%. Malgré le relèvement de ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires et de bénéfice, celles-ci sont restées en deçà des attentes des analystes.
Mercredi, les marchés américains avaient terminé en forte baisse après la décision de la Réserve fédérale de maintenir ses taux d'intérêt inchangés. Les déclarations jugées opaques du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, avaient alimenté les incertitudes des investisseurs quant à l'évolution future du coût du crédit.
Le marché obligataire est resté sous tension, le rendement de l'emprunt du Trésor américain à 30 ans atteignant son plus haut niveau depuis 19 ans.
Selon l'outil FedWatch du CME, les marchés n'accordent désormais plus qu'une probabilité de 59% à une hausse des taux lors de la réunion de septembre de la Fed, contre 82% une semaine auparavant.
Les investisseurs se tournent désormais vers les publications d'Apple et d'Amazon.
Apple a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, soutenus par des ventes record d'iPhone et une forte progression de la gamme Mac. Le groupe profite d'un cycle de produits favorable malgré des contraintes persistantes sur sa chaîne d'approvisionnement. Malgré ces performances, le titre recule de près de 4% dans les échanges après Bourse, les revenus des services s'étant révélés inférieurs aux prévisions.
De son côté, Amazon a également dévoilé des résultats supérieurs aux attentes pour son activité de cloud computing, portée par la forte demande en intelligence artificielle. Les performances d'AWS confortent l'idée que les investissements massifs du groupe dans ses infrastructures commencent à produire leurs effets. L'action gagne 7,8% dans les échanges post-clôture.
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