Un écran à la Bourse de New York, le 2 janvier 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
La Bourse de New York a terminé globalement en baisse mercredi, la publication d'indicateurs sur l'emploi aux Etats-Unis ayant mis un terme à la série de records des indices américains.
Après avoir clôturé la veille à des sommets, le Dow Jones et l'indice élargi S&P 500 ont cédé respectivement 0,94% et 0,34%. Seul l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, est parvenu à grappiller 0,16%.
Wall Street "a tenté de poursuivre sur sa lancée de hausses des derniers jours, mais n'y est pas parvenue", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Les investisseurs ont accueilli en début de journée plusieurs séries de données sur l'emploi américain.
Selon l'enquête régulière ADP/Stanford Lab, le secteur privé a enregistré 41.000 créations nettes d'emplois au mois de décembre aux Etats-Unis, soit un peu moins qu'attendu. Mais c'est mieux qu'en novembre, où les destructions avaient dépassé les créations.
Le rapport JOLTS a relevé lui un nombre d'offres d'emplois en novembre au plus bas depuis septembre 2024.
Ces indicateurs "n'ont pas été particulièrement encourageants" sur l'état du marché du travail américain, estime Steve Sosnick.
Mais ils n'ont pas non plus été "suffisants pour modifier les anticipations concernant les futures baisses de taux de la Fed", ajoute l'analyste.
Les experts s'attendent toujours à ce que la banque centrale américaine maintienne ses taux au niveau actuel lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, fin janvier.
La publication, vendredi, du rapport officiel sur l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de décembre pourra changer ces attentes: les précédents assouplissements monétaires ont été décidés pour stimuler le marché du travail américain.
En parallèle, la place newyorkaise reste de marbre face aux vues de Donald Trump sur le Groenland ou le pétrole vénézuélien.
"Les marchés boursiers ne réagissent pas très bien aux événements géopolitiques lorsque ceux-ci n'ont pas d'incidence directe sur les bénéfices, les revenus ou les flux de trésorerie des entreprises", souligne Steve Sosnick.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se détendait vers 21H30 GMT, à 4,15% contre 4,17% à la clôture la veille.
A la cote, les entreprises du secteur de la défense ont terminé en forte baisse, plombées par le souhait de Donald Trump de leur interdire de verser des dividendes à leurs actionnaires ou de procéder à des rachats d'actions, sous peine de se voir privées de contrats publics.
Lockheed Martin a perdu 4,82%, Northrop Grumman 5,50% et General Dynamics 4,18%.
Les grands propriétaires immobiliers ont aussi pris un coup, là aussi en raison de déclarations du président américain. Selon lui, les grands investisseurs institutionnels ne devraient plus pouvoir acheter de maisons individuelles.
Invitation Homes a perdu 6,01%, American Homes 4 Rent 4,32% et AvalonBay Communities a cédé 2,28%.
Le fonds d'investissement Blackstone, qui détient un large portefeuille de propriétés, a lui aussi été touché, perdant mercredi 5,58%.
La biotech Ventyx Biosciences (+36,62% à 13,73 dollars) s'est envolée après des informations de presse annonçant son rachat par le laboratoire Eli Lilly. L'acquisition a finalement été confirmée après la clôture.
Nasdaq

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