Une plaque de Wall Street est visible sur un étal de vendeur ambulant à l'extérieur du New York Stock Exchange (NYSE) à New York City
La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi, les investisseurs analysant les chiffres de l'inflation PCE et du PIB en attendant ceux du moral des ménages et l'enquête JOLTS sur l'emploi, dans un contexte de pressions sur les prix alors que la guerre au Moyen-Orient s'apprête à entrer dans sa quatrième semaine.
Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones gagne 310,71 points, soit 0,67%, à 46.988,56 points et le Standard & Poor's 500, plus large, progresse de 0,52% à 6.707,29 points.
Le Nasdaq Composite prend 0,44%, soit 97,32 points, à 22.409,30 points.
La guerre au Moyen-Orient est entrée vendredi dans son quatorzième jour avec l'annonce de nouvelles frappes en Iran et au Liban, alors que le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz devait rester fermé pour faire pression sur les Etats-Unis et Israël.
S'exprimant à son tour dans un entretien diffusé vendredi sur la chaîne américaine Fox News, Donald Trump a pour sa part déclaré que les États-Unis escorteraient des navires dans le détroit d'Ormuz si nécessaire, ajoutant qu'il espérait que les opérations militaires menées par les États-Unis se dérouleraient bien et s'engageant à frapper l'Iran "très durement au cours de la semaine prochaine".
"Au-delà de l’énergie, ce qui préoccupe désormais les économistes, c’est l’impact potentiel sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement mondiale, car ce qui transite par le détroit d’Ormuz ne se limite pas au pétrole : une part importante de la production industrielle mondiale dépend indirectement de ce corridor", estime John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion.
"En réalité, si cette situation venait à perdurer, une grande partie de l’économie mondiale pourrait rapidement se retrouver sous pression", selon lui.
Les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté moins que prévu sur un an en janvier, tandis que l'économie américaine a ralenti plus qu'initialement prévu au quatrième trimestre, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce.
Les investisseurs attendent désormais les données sur le moral des ménages et l'enquête JOLTS pour compléter leur aperçu de la santé de la première économie mondiale.
Aux valeurs, Adobe chute de 8,3%. Le créateur de Photoshop a annoncé la veille le départ de son directeur général, Shantanu Narayen, après 18 ans à la tête de l'entreprise, suscitant l'inquiétude des investisseurs déjà méfiants face aux bouleversements liés à l'intelligence artificielle sur le marché des logiciels de conception.
Ulta Beauty perd 8%. Le groupe a publié jeudi une prévision de bénéfice annuel inférieur aux estimations, les hausses de coûts pesant sur ses marges, et a appelé à la prudence quant à l'impact potentiel des conflits mondiaux.
* Pour les valeurs à suivre, cliquez sur [L8N4010OR]
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Augustin Turpin)

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