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Wall Street : en repli de -1%, sur fond de dette à 40.000Mds USD
information fournie par Zonebourse 20/08/2026 à 23:05
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C'est une journée hautement symbolique pour l'Amérique : sa dette fédérale dépasse officiellement les 40.000Mds USD (116.500 USD par habitant, 360.000 USD par contribuable), soit 30.000 Mds USD de plus qu'en 2008... ce qui ne manque pas d'alimenter les questionnements sur une dérive des dépenses hors de contrôle ( 2.000Mds depuis le début de l'année). A noter qu'après 3 séances de repli sur 4 et -2% reperdu en 1 semaine, la capitalisation des actions américaines s'établit à 64.925Mds USD, soit 235% du PIB (contre 238% jeudi dernier), en hausse de 4% par rapport à mi mai.

La Bourse de New York avait mal entamé la séance de jeudi (-0,6% initialement), dans le sillage de Walmart, malgré la détente des taux survenue la veille suite aux annonces de Scott Bessent, la lourdeur s'est amplifiée à mesure que les rendements remontaient et que Walmart continuait de s'enfoncer, pour perdre -9,15% au final.

Le consommateurs "moyen" ne se porte pas si bien qu'espéré, les ménages font attention à leurs dépenses alors que le coût des carburants, des études supérieures et de la santé pèse sur les budgets.

Les indices US clôturent proche des plus bas du jour : Dow Jones a cédé 1,3%, le Russell-2000 -1,35%, le Nasdaq Composite -1% et le S&P 500 -0,87%.

A noter le plongeon de -24% d'Advanced Auto Parts : le fabriquant de pièces détachées a publié des ventes pour le deuxième trimestre inférieures aux attentes et des "guidance" sous le consensus du marché (ventes annuelles stagnant en milieu de fourchette, preuve que les ventes de voitures ralentissent avec le report des décisions d'achat).

Parmi les points noirs du jour, il y a nette remontée des taux obligataires dès ce jeudi, ce qui surprend les observateurs et met à mal la stratégie de soutien du Trésor américain "qui va être amplifiée" a déclaré Scott Bessent ce jeudi sur CNBC : "cela pourrait dépasser les 4 milliards de dollars par émission".

Le rendement du "10 ans" bondit de 5,5Pts vers 4,708%, le T-Bond à "30 ans" grimpe de 5,6% vers 5,2500%, et même le "2 ans" rajoute 2,1Pts à 4,1900%.

La tension sur l'obligataire s'alimente de la promesse de Trump d'isoler économiquement l'Iran "comme jamais aucun pays ne l'a jamais été" et d'infliger des pénalités d'une sévérité jamais vue aux pays qui lui apportent un soutien sous une forme ou une autre... sans préciser quels critères permettent de qualifier de tels "soutien" et quels pays seraient incriminés.

Ce qui est certain, c'est que des "sanctions terribles" visant la Chine ou d'autres membre des BRICS entraineront des mesures de rétorsion qui compliqueront le commerce mondial, entraineront des pénuries, et cela fera grimper les prix.

Or l'absence de solution au conflit Iran/USA et la volonté d'escalader la crise repoussent tout horizon de réouverture du détroit d'Ormuz, l'Iran se réservant la possibilité de faire s'effondrer le trafic maritime via Bab El Mandeb, coupant le lien entre l'Asie, le canal de Suez et l'Europe.

Le prix du baril continue de s'envoler : le "WTI" flambe de 5,5% vers 88,5 USD, le "Brent" grimpe de 2,3% vers 93,6 USD.

Les chiffres US du jour apaisent un peu les craintes de ralentissement qui transparaissaient des "stats" US depuis 1 semaine : l'indice composite des indicateurs avancés du Conference Board pour les États-Unis a rebondi de 0,2% en juillet 2026, à 99,5, alors que les économistes n'attendaient en moyenne qu'une hausse de l'ordre de 0,1% (après -0,1% le, mois précédent).

En conséquence, le taux de croissance sur six mois de l'indice avancé (LEI) est repassé en territoire positif, affichant une hausse de 0,2% entre janvier et juillet 2026, et marquant un net revirement par rapport à la contraction de 1,3% enregistrée au cours des six mois précédents.

Le sous indice des prix a baissé ce mois-ci, mais reste élevé... et la modération de juillet appartiennent déjà au passé vu le rebond du baril.

Par ailleurs, l'indice Philly Fed surprend : attendu en repli, il se redresse de 5Pts vers 46,4 et atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis avril 2021.

Près de 57% des entreprises ont signalé une augmentation de leur activité, tandis que 10% ont signalé des baisses et que 29% ont déclaré ne pas avoir enregistré de changement d'activité.

Plus précisément, les indices des nouvelles commandes et des livraisons ont baissé, mais sont restés élevés, tandis que celui de l'emploi a augmenté, continuant de suggérer une hausse globale de l'emploi en août... ce qui semble confirmé par les dernières données sur le chômage.

Le Département américain au Travail indique que les inscriptions au chômage se sont élevées à 206.000, en repli de 6.000 à l'issue de la semaine close au 15 août (consensus : -2.000 à 210.000).

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