Un opérateur à la Bourse de New York, le 14 juillet 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
La Bourse de New York a clôturé en baisse mercredi, dans l'attente des résultats d'Alphabet (Google), premier géant de la tech à dévoiler ses comptes pour le deuxième trimestre dans un climat de scepticisme autour de l'IA.
L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 0,57%, l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,14% tandis que le Dow Jones a terminé proche de l'équilibre (-0,01%).
"Les résultats financiers d'Alphabet (...) constituent un véritable test pour déterminer si les investissements massifs dans l'IA génèrent des rendements financiers significatifs", résume Mark Malek, de Siebert Financial.
Le secteur technologique a été chahuté en Bourse ces derniers mois, sur fond de doutes quant à la rentabilité des sommes massives consacrées à l'intelligence artificielle.
Des performances financières "laissant présager un ralentissement de la croissance pourraient entraîner une volatilité alors que nous entrons dans une période saisonnière défavorable aux actions", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers.
"Mais si Alphabet venait à répondre aux attentes du marché, voire à les dépasser, cela devrait apaiser en partie les inquiétudes" sur l'IA, note auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
Selon ses résultats publiés après la clôture mercredi, Alphabet a fait mieux qu'anticipé au deuxième trimestre grâce notamment au bond des revenus du "cloud".
Tesla, qui a partagé ses comptes au même moment, a lui réalisé un bénéfice net en deçà des attentes.
Les investisseurs "se demandent si le projet à long terme de l'entreprise en matière de conduite autonome reste crédible", écrit Mark Malek.
Les résultats du mastodonte des microprocesseurs Intel suivront jeudi. Ceux de Microsoft, Meta, Apple et Amazon paraîtront la semaine prochaine.
Concentré sur les entreprises, "le marché a semblé ignorer la nouvelle flambée des cours du pétrole", observe Peter Cardillo.
Alors que les hostilités entre Téhéran et Washington se prolongent, le baril de Brent - référence mondiale - a dépassé les 95 dollars en séance mercredi pour la première fois depuis près de six semaines.
La hausse des anticipations d'inflation a entraîné un mouvement de tension sur les taux obligataires, note Jose Torres.
Le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait à 4,66% vers 20H10 GMT, contre 4,63% à la clôture la veille. Il est bien au-dessus de sa moyenne depuis le début d'année (4,33%).
L'échéance deux ans - plus sensible à la conjoncture économique - a même atteint en séance un plus haut depuis février 2025, à environ 4,31%.
Lorsque les perspectives d'inflation augmentent - ici tirées par la hausse des prix de l'énergie -, les investisseurs demandent un retour sur investissement plus élevé afin de conserver leurs marges.
Au tableau des valeurs, le fabricant américain de serveurs Super Micron Computer s'est envolé de 19,84% à 30,56 dollars après des résultats trimestriels préliminaires dévoilant une rentabilité largement supérieure aux attentes.
Dans son sillage, c'est tout le secteur des serveurs qui était en bonne forme à l'instar de Dell (+9,38%) ou Hewlett Packard Enterprise (+3,06%).
Après un démarrage sans élan, le titre AMD (+1,45% à 552,33 dollars) a finalement semblé profiter de l'annonce d'un investissement de cinq milliards de dollars au capital du géant de l'IA Anthropic. Le partenariat entre les deux groupes prévoit une commande massive de processeurs.
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