Des opérateurs à la Bourse de New York le 12 janvier 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
La Bourse de New York a terminé en recul mardi, la publication d'un indice d'inflation aux Etats-Unis n'ayant pas changé les attentes sur le calendrier monétaire de la Réserve fédérale (Fed), au commencement d'une nouvelle saison de résultats d'entreprises.
Le Dow Jones a perdu 0,80%, l'indice Nasdaq 0,10% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,19%.
Le rythme de l'inflation américain s'est calmé en fin d'année 2025, l'indice des prix à la consommation (CPI) ayant progressé de 2,7% le mois dernier en rythme annuel, contre 2,9% en décembre 2024.
"L'enthousiasme initial" provoqué par ces données "a été de courte durée", relève Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans était stable par rapport à la veille, à 4,18% vers 21H25 GMT. Il est descendu jusque 4,16% juste après la publication du CPI.
Selon M. Torres, "ce revirement s'explique en partie" par l'absence de changement dans les hypothèses sur la prochaine baisse de taux de la Fed.
Les experts sont encore une majorité à attendre un statu quo lors des trois prochaines réunions, ce qui n'amènerait une nouvelle détente qu'en juin, selon l'outil de veille CME FedWatch.
Des taux plus bas sont généralement de bon augure pour le marché boursier, qui y voit la possibilité de bénéfices d'entreprises plus importants.
Malgré ses divisions internes, "la Fed a certainement la possibilité de réduire ses taux plus d'une fois" cette année, croit Pat Donlon, de Fiduciary Trust Company.
En parallèle, "les actualités ne cessent d'affluer", assure l'analyste auprès de l'AFP, notant les "nombreuses" déclarations de Donald Trump, qui donnent du fil à retordre au marché.
Le président américain a notamment continué d'éreinter le patron de la banque centrale américaine Jerome Powell et à demander des baisses de taux d'intérêt, sans s'émouvoir des appels à sauvegarder l'indépendance de l'institution.
Il a aussi répété son appel à plafonner les taux d'intérêt des cartes de crédit à 10%. Cela a provoqué une nouvelle séance de nette baisse pour les acteurs du secteur, à l'instar de Visa (-4,46%) et Mastercard (-3,76%).
Le directeur financier de JPMorgan Chase, Jeremy Barnum, a laissé entrevoir mardi la possibilité que le monde bancaire s'oppose au président américain, assurant que "tout est sur la table".
"Nous le devons à nos actionnaires", a ajouté M. Barnum.
Aux Etats-Unis, les cartes de crédit représentent la première forme de crédit à la consommation et ont vu leurs coûts et leur encours s'envoler ces dernières années.
La place américaine a aussi été animée mardi par le lancement officiel de la période des résultats trimestriels.
La banque américaine JPMorgan Chase (-4,9% à 310,90 dollars) a ouvert le bal, publiant mardi des performances contrastées pour quatrième trimestre 2025, marquées par un recul de son bénéfice net à cause d'une charge liée à la reprise annoncée récemment de la gestion de la carte bancaire Apple Card.
En revanche, le chiffre d'affaires a progressé sur un an grâce à l'attitude des consommateurs et à la bonne santé des entreprises.
D'autres établissements bancaires doivent publier leurs performances financières dans les prochains jours, dont Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley.
Le laboratoire Moderna, à l'origine de l'un des premiers vaccins contre le Covid-19, s'est envolé de plus de 17% à 39,60 dollars après des propos de son patron assurant que le chiffre d'affaires de 2025 s'établirait autour de 1,9 milliard de dollars.
Nasdaq

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