PHOTO D'ARCHIVES : Journée de la marque Volkswagen à Pékin
Volkswagen a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le licenciement de 107 jeunes diplômés récemment embauchés par un important fournisseur chinois d'éclairage automobile, le constructeur automobile allemand ajoutant qu'il prendra les "mesures appropriées" une fois les conclusions rendues.
Cette enquête intervient après la parution dans les médias d'informations selon lesquelles Changzhou Xingyu Automotive Lighting Systems, qui fournit notamment Volkswagen, Mercedes et BMW, aurait résilié soudainement les contrats de travail des jeunes diplômés concernés.
L'incident a alimenté un débat autour du droit du travail et de l'emploi des jeunes en Chine sur les réseaux sociaux, mettant en évidence les risques de non-conformité pour les fournisseurs chinois et leurs clients internationaux.
"Les valeurs et les droits fondamentaux doivent être respectés et protégés tout au long de notre chaîne d'approvisionnement, et nous prenons très au sérieux toute allégation de violation", a déclaré Volkswagen dans un communiqué, qualifiant son enquête de "procédure standard".
Selon des informations parues précédemment dans les médias chinois, les employés concernés auraient été invités à démissionner en échange d'une indemnité équivalente à un demi-mois de salaire, ou à accepter une réaffectation à des postes d'ouvriers à la chaîne dans une usine, avec une rémunération réduite.
Changzhou Xingyu Automotive Lighting Systems n'a pas répondu à une demande de commentaire concernant cette enquête.
Dans une lettre d'excuses publiée jeudi sur son site web, l'entreprise a reconnu des défaillances en matière de gestion et de communication dans le traitement de ces licenciements, sans confirmer les options qui auraient été proposées aux jeunes diplômés.
Le groupe a suspendu son directeur des ressources humaines et s'est engagé à améliorer ses processus et ses mesures d’accompagnement.
Ces déclarations font suite à une enquête menée par les autorités de la ville de Changzhou, qui a confirmé la résiliation des contrats de 107 jeunes diplômés et critiqué la gestion "simpliste et rigide" des négociations par l'entreprise, ainsi que son manque de communication adéquate.
(Zhang Yan à Shanghai et Qiaoyi Li et Ju-min Park à Pékin; avec la contribution de Selena Li à Hong Kong; version française Augustin Turpin)

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