Le siège de Vivendi, à Paris. (crédit : Vivendi )
Le groupe Vivendi VIV.PA a annoncé mercredi prendre acte de la décision de la cour d'appel de Paris "qui a considéré que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlaient pas Vivendi".
L'action Vivendi a chuté de 10% à l'ouverture après que cette décision a écarté, pour l'instant, la perspective d'une offre publique d'achat obligatoire de la part de Bolloré.
Suite à la décision rendue en novembre par la Cour de cassation, la cour d'appel a rejeté l'argument selon lequel l'influence personnelle de Vincent Bolloré, en tant que personnalité de premier plan, devait être assimilée à un contrôle, étant donné que le reste de l'actionnariat de Vivendi est largement fragmenté, ce qui restreint les critères d'obligation d'offre publique d'achat aux droits de vote exercés.
Une autre cour d'appel avait auparavant ordonné à Bolloré de lancer une OPA obligatoire sur Vivendi, une opération dont les analystes estimaient le coût entre six et neuf milliards d'euros.
La plus haute juridiction civile française a annulé cette décision en novembre et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Paris.
Le litige trouve son origine dans le démantèlement de Vivendi en 2024. L'investisseur minoritaire CIAM a fait valoir que cette restructuration avait renforcé l'emprise de la famille Bolloré sur le groupe, bien que Bolloré SE ne détienne que 29,9% des actions, soit juste en dessous du seuil français de 30% déclenchant une offre publique d'achat obligatoire.
(Rédigé par Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer