L'indice S&P 500 a clôturé in extremis dans le vert ( 0,05% à 7 412, soit -0,6% sur la semaine), le Nasdaq 100 a reculé de -1,15% à 28 128, enfonçant ainsi le support de court terme des 28 450 et perdant -1,6% sur la semaine (le SOXX a décroché de -4,4% ce vendredi, mais a gagné 1% sur la semaine), le Dow Jones a grappillé 0,45% à 51 947, mais cela a également été insuffisant pour finir la semaine en territoire positif (il lui a manqué seulement 0,38%), enfin, le Russell 2000 a lâché -0,3% et un peu plus de 1% sur la semaine.
Le "VIX" a fini quasi inchangé, aussi bien sur 24 heures que sur la semaine, à 18,6... mais on observe la formation d'un "U" qui pourrait se terminer par une résurgence du stress à un niveau beaucoup plus tendu, avant ou juste après le FOMC de la FED de mardi et mercredi.
L'un des "faits du jour", c'est la nette dégradation des rendements obligataires, alimentée par les anticipations d'un resserrement de la politique monétaire à la rentrée (70% de probabilité pour une hausse de taux à la mi-septembre, 33% mercredi prochain, contre 12% une semaine auparavant).
Le "30 ans" se tend de 1,3 point de base à 5,1600%, le "10 ans" ajoute 2,35 points de base vers 4,6800%, le "2 ans" se dégrade même de 3,5 points de base vers 4,337% (après une pointe à 4,365%).
Les T-Bonds n'ont pas profité du recul des cours du pétrole (-2% pour le "Brent", vers 90,4 USD), motivé par l'anticipation d'un "TACO" de Trump ce week-end après une série de menaces apocalyptiques à l'encontre de l'Iran jeudi... avant de faire machine arrière dimanche en annonçant une prétendue reprise des pourparlers avec Téhéran, qui dément toute tentative de renouer le dialogue avec Washington.
L'autre raison expliquant le maintien des taux à des sommets annuels ou pluriannuels se situe du côté "macro" : les chiffres du jour concernant l'activité dans le secteur tertiaire restent dynamiques et le marché immobilier US demeure étonnamment résilient malgré des taux longs qui ont bondi de 30 pt depuis le 1er juillet.
Les ventes de logements neufs ont atteint 628 000 unités en rythme annualisé en juin, soit 3% de mieux que les 609 000 attendues par les économistes, après 618 000 en mai (les ventes ont été dopées par des promotions sur le prix des maisons afin de contrebalancer la hausse du coût du crédit).
De surcroît, les permis de construire ont atteint 1,374 million d'unités en rythme annualisé en juin, légèrement au-dessus des attentes du marché (1,367 million), contre 1,410 million en mai.
L'autre "bonne surprise" provient du secteur des services : l'indice PMI des "services" (70% de l'économie US) progresse de 4%, à 53,6 points, contre 51,2 le mois précédent, dépassant largement le consensus de 51,3.
Le PMI composite, qui regroupe les secteurs manufacturier et des services, s'est lui aussi établi à 53,6 points, contre 51,9 en juin ( 3%), son plus haut niveau depuis huit mois, traduisant une accélération de l'activité du secteur privé.
L'activité manufacturière montre, en revanche, de légers signes d'essoufflement : l'indice PMI manufacturier préliminaire est ressorti à 53,8 points en juillet, contre 53,9 en juin, alors que le marché anticipait une hausse à 54,4 points (soit son niveau le plus faible depuis quatre mois).
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