recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)
Lundi 16 février
CAC 40 : +0,06% à 8.316,50 points et 3,1 milliards d'euros échangés
La séance
Démarrage très tranquille à Paris alors que Wall Street est resté fermé pour le Presidents' Day. Seul point notable du jour : la production industrielle a reculé de 1,4% sur un mois en zone euro en décembre, sous les attentes des analystes cités par Factset, qui tablaient sur une baisse de seulement 0,5%. Du côté du marché de la dette, le taux d'intérêt français à échéance dix ans a atteint 3,34%, au même niveau que vendredi. Son équivalent allemand, référence en Europe, est resté aussi stable, à 2,75%.
Valeurs en vue
Déjà fortement pénalisé la semaine dernière, Dassault Systèmes a poursuivi sa chute -10,4%). Depuis le début du mois, le groupe a chuté de 31,27%. Les acteurs du marché s'inquiètent de l'impact de l'IA sur le modèle économique de nombreuses activités, celui des logiciels particulièrement, qui a connu de fortes déconvenues sur les marchés ces dernières semaines. Capgemini a lui perdu 3% à 101,70 euros et recule de 22,48% sur un mois. Outre les logiciels, les investisseurs s'inquiètent pour "les services juridiques, le conseil informatique, la gestion de patrimoine, la logistique, l'assurance, le courtage immobilier et l'immobilier commercial", a résumé Jim Reid, chef économiste de Deutsche Bank.
Mardi 17 février
CAC 40 : +0,54% à 8.361,46 points et 3,6 milliards d'euros échangés
La séance
Le CAC 40 termine la séance en petite hausse à l'issue d'une séance sans catalyseur. A noter le rebond technique de Dassault Systèmes (+4,82%) à 16,73 euros.
Même son de cloche à Wall Street, de retour après un week-end de trois jours. Le Dow Jones a clôturé proche de l'équilibre (+0,07%), l'indice Nasdaq a grappillé 0,14% et l'indice élargi S&P 500 a glané 0,10%. En début de séance, les inquiétudes quant aux valorisations élevées du secteur technologique et leurs investissements faramineux ont plombé les cours. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait très légèrement par rapport à la fermeture vendredi, à 4,06% vers 21H30 GMT contre 4,05%.
Valeur en vue
La série n'est pas encore finie ! Warner Bros a progressé de 2,72% à 28,75 dollars après avoir ouvert sept jours de discussions avec son concurrent Paramount (+4,94% à 10,83 dollars), qui le courtise depuis décembre. Warner a toutefois réitéré dans l'immédiat sa préférence pour l'offre de rachat de la plateforme de streaming Netflix (+0,21% à 77,03 dollars) et a annoncé que l'assemblée générale extraordinaire, au cours de laquelle ses actionnaires devront trancher sur l'opération, se tiendra le 20 mars.
Mercredi 18 février
CAC 40 : +0,81% à 8.429,03 points et 4,4 milliards d'euros échangés
La séance
Ca c'est (encore) fait : la Bourse de Paris a atteint des records en séance comme à la clôture, portée par les performances des valeurs bancaires et celles de la défense en pleine saison de publication des résultats d'entreprises jugés dans l'ensemble satisfaisants. A 8.429,03 points à la clôture, Il surpasse son précédent record à 8.362,09 points, datant du 9 janvier dernier. Pendant la séance, l'indice a également culminé à 8.438,52 points, un nouveau record absolu, surpassant son précédent record en séance de 8.437,35 points du 12 février dernier. Thales (+4,26% à 259,50 euros) signe la plus forte hausse au sein de l'indice, poussé par l'impasse dans laquelle se trouve les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis pour un potentiel accord autour de la question du nucléaire iranien. Les valeurs bancaires affichent également de nets progrès : BNP a terminé en hausse de 2,04% à 94,25 euros, Société Générale a gagné 3,35% à 72,84 euros et Crédit Agricole 1,39% à 18,30%.
La tendance était également positive outre-Atlantique : le Dow Jones a gagné 0,26%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,78% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,56%. Certaines actions technologiques, qui ont récemment été malmenées en raison des craintes liées aux investissements massifs dans l'IA (intelligence artificielle, ndlr), connaissent actuellement un rebond. Depuis fin octobre, le secteur a chuté de plus de 25%, les plus fortes variations ayant été observées à la fin du mois de janvier.
Valeurs en vue
Carrefour a été reposé dans les rayons aujourd'hui. Le titre recule de 4,8% alors que le groupe de distribution a présenté son nouveau plan stratégique à horizon 2030 et des résultats annuels en demi-teinte. Le deuxième distributeur en France derrière Leclerc vise 25% de parts de marché à horizon 2030 (contre 21,4% actuellement selon Kantar WorldPanel), tout en économisant un milliard d'euros par an, soit le même rythme que ces dernières années. Ce plan est "radicalement tourné vers la croissance et l'amélioration de la rentabilité", a déclaré Alexandre Bompard, PDG de Carrefour depuis 2017, cité dans un communiqué. Parmi les autres axes forts de ce plan, o
"Reconquête" sur les produits frais avec la transformation de dix hypermarchés, réduction des coûts grâce à l'intelligence artificielle (IA) et les étiquettes électroniques: Carrefour a dévoilé mercredi son plan stratégique à horizon 2030, le troisième de l'ère Bompard.
Jeudi 19 février
CAC 40 : -0,36% à 8.398,78 points et 4,5 milliards d'euros échangés
La séance
Le CAC 40 finit dans le rouge à l'issue d'une séance surtout animée par de nombreux résultats d'entreprises, avec Orange et Pernod Ricard du côté des bonnes nouvelles et Airbus ou encore Renault du côté des mauvaises. En dépit de résultats financiers historiques pour l'avionneur européen, le titre a décroché de 6,75% à 187,10 euros, lesté par ses prévisions décevantes du nombre de livraisons d'avions commerciaux pour 2026. Le constructeur automobile Renault a, quant à lui, fortement reculé de 3,10% à 32,16 euros, les investisseurs s'étant focalisés sur les marges du groupe, qui ont diminué à 6,3% contre 7,6% en 2024, après avoir été rognée notamment par la part croissante des voitures électriques, moins rentables que les thermiques. Le groupe de câbles français Nexan a annoncé une nette hausse de son bénéfice et de ses ventes l'an dernier, porté par la forte demande d'électrification.
C'est rouge aussi à Wall Street. La Bourse de New York a été plombée par les pertes des sociétés de capital-investissement et par le repli du géant technologique Apple et du détaillant Walmart, même si les gains enregistrés par les industriels après des résultats solides ont permis de limiter la chute. L'indice Dow Jones a cédé 0,54% à 49.395,16 points. Le S&P 500 a perdu 0,28% à 6.861,89 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,31% à 22.682,73 points.
Le gestionnaire d'actifs Blue Owl Capital a plongé de 6% après avoir annoncé sa décision de vendre entre autres 1,4 milliard de dollars d'actifs dans le cadre de mesures de gestion de sa dette. D'autres sociétés du secteur comme Apollo Global Management, Ares, KKR & Co et Carlyle Group ont cédé entre 1,9% et 5,2%.
Si les grandes valeurs technologiques avaient soutenu mercredi les principaux indices de Wall Street, qui avait terminé dans le vert, Apple a reculé de 1,4% et pesé sur le S&P 500, sur fond d'inquiétudes ces dernières semaines à propos de la valorisation élevée des géants de la "tech" et des investissements massifs déployés dans l'IA.
Valeur en vue
Eramet a lourdement chuté après la publication des résultats financiers 2025 du groupe minier français la veille. L'Ebitda ajusté annuel d'Eramet a chuté de 54% sur un an à 372 millions d'euros, tandis que le résultat net part du groupe (hors SLN) et le free cash-flow ajusté sont ressortis en territoire négatif, à -370 millions et -481 millions respectivement.
qui ont clôturé un exercice 2025 qualifié de particulièrement difficile par les analystes et marqué par la baisse des prix des matières premières, des effets de change défavorables et des difficultés opérationnelles, notamment en Indonésie. Le groupe a annoncé ne pas verser de dividende au titre de 2025 et suspendre le versement de dividendes sur les deux prochaines années en raison d'une approche stricte en matière d'allocation du capital. Eramet, qui traverse par ailleurs une crise de gouvernance, a également annoncé mercredi une série de mesures destinées à renforcer son bilan, dont une revue stratégique avec des options de monétisation de ses actifs en 2026. Le groupe a déclaré viser 250 millions à 290 millions d'euros de Capex (dépenses d'investissement) en 2026, soit une baisse de 30% à 40% sur un an.
Vendredi 20 février
CAC 40 : actualisation à venir
La séance
Les marchés actions européens évoluent en territoire positif, tirés principalement par Air Liquide et le secteur du luxe. Le CAC 40, qui a battu un nouveau record en séance (8 476,61 points), avance de 0,70% à 8 457,95 points. L'Euro Stoxx 50 progresse de 0,53% à 6 091,68 points.
Valeur en vue
Le spécialiste des minerais Imerys a subi une lourde perte nette de 408,8 millions d'euros en 2025 en raison de la dépréciation d'une de ses activités, pénalisée selon l'entreprise jeudi par des mesures anti-dumping européennes moins efficaces qu'attendu. Le groupe a déprécié de 467 millions d'euros fin 2025 son activité "Solutions pour Réfractaires, Abrasifs et Construction". Il justifie cette décision par le fait que des mesures de l'Union européenne contre la concurrence déloyale sur les importations d'alumine fondue en provenance de Chine, offrent "une protection inférieure à celle initialement annoncée".
Les ventes de l'entreprise, ou produits des activités ordinaires, ressortent en baisse de 6,1% en 2025, à 3,4 milliards d'euros, tandis que la perte nette s'établit à 408,8 millions d'euros, contre une perte de 95 millions un an plus tôt.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP, ZoneBourse et AOF
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