ISTANBUL, 25 octobre (Reuters) - Des ambassadeurs occidentaux menacés d'expulsion par la Turquie après leur appel à la libération de l'homme d'affaires Osman Kavala se sont engagés lundi à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de l'Etat hôte, une démarche "saluée" par le président Recep Tayyip Erdogan, selon l'agence Anadolu.
Erdogan a ordonné samedi à son ministère des Affaires étrangères de déclarer "personae non gratae" les ambassadeurs de dix pays, dont la France, qui avaient réclamé en début de semaine la libération d'Osman Kavala, détenu sans jugement depuis quatre ans.
Lundi, l'ambassade des Etats-Unis a diffusé sur Twitter un message soulignant qu'elle respectait l'article 41 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et "le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures" d'un Etat. Le message a également été diffusé par les ambassades du Canada, des Pays-Bas et de Nouvelle-Zélande et partagé au moins par celles de la Norvège et de la Finlande.
Les autres pays ayant relayé l'appel à la libération d'Osman Kavala sont la France, l'Allemagne, le Danemark et la Suède.
(Reportage Tuvan Gumrukcu, Ece Toksabay, Jonathan Spicer; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)

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