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Taux : très nette détente des OAT et BTP, T-Bonds US plus contrastés
information fournie par Zonebourse 10/03/2026 à 18:54

L'actualité des marchés de taux reste largement dominée par le contexte géopolitique, à plus forte raison lors d'une séance privée de "stats macro" (agenda désert ce 10 mars).
Les mouvement observés ce mardi sur les T-Bonds sont difficiles à interpréter : bien sûr, le baril de "WTI" est retombé de 118$ vers 79$, l'écart est énorme, jamais vu en fait en 24H : les anticipations inflationnistes se calment... mais de quoi sera fait demain ?
La prudence l'emporte et les T-Bonds "2035" n'effacent que -1,8Pt vers 4,117%, le "30 ans" se dégrade symétriquement de 1,5Pt vers 4,754%.
On peut se montrer plus optimiste en regardant le "2 ans" qui efface 4,2Pts vers 3,55% et le "VIX" qui recule de -11,5% vers 22,50.

Mais attention, Wall Street semble tenir pour acquis l'hypothèse d'une "guerre courte", dont Donald Trump a annoncé l'achèvement imminent lundi soir : "la guerre est quasiment terminée".
Rien n'est moins sûr car son "ministre de la guerre", Peter Hegseth, a déclaré que le conflit ne faisant que démarrer et qu'il se poursuivrait jusqu'à ce que les capacités nucléaires iraniennes soient anéanties et tout l'uranium enrichi récupéré.

Concrètement, il reste difficile d'imaginer un apaisement politique à court terme : le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, intronisé à Téhéran lundi, a perdu dès le 28 février ses parents, son épouse, sa soeur, son fils, sa nièce et son neveu lors de la frappe israélienne.

Les déclarations se sont multipliées parmi les responsables iranien pour démentir toute négociation et toute intention de cesser les hostilités.
L'Iran a d'ailleurs fait savoir que le pays était paré à soutenir "au moins six mois de guerre intense".

Sur le terrain militaire, aucun signe d'accalmie non plus : l'Iran a décidé d'élargir la liste de ses cibles de riposte, au-delà des seules installations militaires, en incluant désormais "les infrastructures économiques stratégiques de ses agresseurs".

Le conflit au Moyen-Orient s'est intensifié et élargi chaque jour depuis 10 jours, le détroit d'Ormuz est effectivement bloqué et les iraniens n'ont pas encore déployé leurs drones marins, très difficiles à intercepter, ni miné le détroit.
Seuls les navires chinois peuvent passer sans crainte d'être visés par des drones iraniens.


Dans ce contexte, les craintes d'une hausse de l'inflation en Europe ou simplement d'une persistance prolongée de l'inflation aux États-Unis peuvent ressurgir au moindre signalement d'une raffinerie, d'un terminal pétrolier, d'un super tanker touchés par un missile.
Cela ferait immédiatement grimper les rendements obligataires : aux États-Unis, le prix du diesel a déjà progressé de 26% en une semaine et celui de l'essence de 18% et si les prix rebaissent un peu ce mardi, ils restent très loin d'un retour à la normale.

En Europe, les rendements évoluent de façon sélective : seulement -0,6Pt sur les Bunds vers 2,857% mais une belle détente de -5,3Pts sur nos OAT (3,463%), de -10Pts sur les BTP italiens (3,527%), et les "Gilts" britanniques ne sont pas en reste avec -9Pts vers 4,544%.

Le "spread" OAT/Bund se contracte à 60Pts et 67 par rapport aux BTP : c'est un signe de retour à un attitude plus "risk-on" des marchés de taux.

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