En l'absence des traders américains, en congé anticipé pour la célébration de la fête de l'indépendance (250ème édition) du 4 juillet, les échanges ont tourné au ralenti, et même doublement, faute de catalyseurs "macro" ou de prises de position de la part de membres de la BCE. Ainsi nos OAT terminent sur une légère tension de 2Pts à 3,726% (donc le score hebdo s'établit à 10Pts), les Bunds rajoutent 3,5Pts à 2,935% ( 8,5Pts hebdo) et les BTP italiens rajoutent 1Pt à 3,71% et repassent "devant" nos OAT avec un petit avantage de 1,5Pt... mais sur la semaine, ce n'est pas brillant puisque le rendement se tend de 12,2Pts.
A noter ce vendredi une légère embellie sur le "10 ans" japonais qui efface -1,4Pt vers 2768%... ce qui reste très proche du maximum historique de 2,80% testé récemment.
Faute de statistiques et d'indication provenant des US, l'intérêt des opérateurs se déplace vers l'évolution du pétrole, dont l'évolution des cours va conditionner les anticipations monétaires (avec une alternative : hausse ou stabilité des taux).
Les relations irano américaines se sont plutôt améliorées cette semaine : Téhéran va avoir accès à ses avoirs gelés au Qatar pour l'achat de marchandises. Par ailleurs, les signataires ont validé l'instauration d'un canal de communication consacré au recensement et au signalement des éventuelles violations de ce protocole.
En outre, au cours d'une réunion à Bahreïn, des responsables de la défense de 12 pays, principalement du Golfe, ont "souligné leur engagement commun en faveur de la libre circulation du commerce" dans le détroit d'Ormuz, a indiqué mercredi sur X le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Pour J. Safra Sarasin, "l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran doit probablement être interprété avant tout comme un arrangement visant à permettre la réouverture du détroit d'Ormuz. Présenté sous la forme d'un protocole d'accord (memorandum of understanding), il constitue un cadre pour des négociations plus larges, dont l'issue demeure incertaine".
L'un des gros paradoxes de cette semaine, c'est que les cours du pétrole ont continué de se détendre fortement (jusque vers 70$ jeudi sur le Brent, un niveau meilleur qu'avant la guerre, et même qu'une semaine avant la guerre, mais les rendements eux, ne se détendent pas.
Il est vrai que les exportations de pétrole restent nettement inférieures à leurs niveaux d'avant-guerre et qu'il va être compliqué de reconstituer les réserves stratégiques et commerciales dans un contexte d'activité économique demeurant soutenue.
Dans ce contexte, les prix du pétrole devraient s'établir autour de 75 à 80 dollars le baril au cours de l'année à venir, maintenant une trajectoire d'inflation plus élevée cette année, mais sans représenter un défi majeur pour les banques centrales", relève, de plus, la banque privée suisse.
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