(Actualisé tout du long avec cours en Bourse, commentaires d'analystes, détails)
Solvay SOLB.BR chute en Bourse jeudi après avoir publié un Ebitda et un chiffre d'affaires inférieurs aux attentes pour le premier trimestre, le groupe chimique belge citant un recul des prix et des volumes, des effets de change défavorables et les dépenses de transformation.
L’Ebitda trimestriel s’est établi à 219 millions d’euros, en baisse organique de 10,1% sur un an etlégèrement en-deçà des 220 millions d’euros attendus par les analystes, selon un consensus Vara Research. Le chiffre d’affaires a reculé à 997 millions d’euros, contre un consensus de 1,04 milliard.
Par segment, toutes les activités ont enregistré des baisses organiques des ventes en glissement annuel, les plus marquées étant Coatis (-15,9%) et Special Chem (-11,4%), tandis que les ventes de Soda Ash & Derivatives ont reculé de 7,2% en organique.
"Si la performance est restée solide dans la plupart de nos activités au premier trimestre 2026, nous n’anticipons pas d’amélioration de l’environnement opérationnel à court terme", a déclaré le CEO Philippe Kehren dans un communiqué.
Vers 09h35 GMT, le titre cédait 7,41% à 26,72 euros, lanterne rouge du SBF 120 .SBF120 , l'indice affichant une quasi-stabilité au même moment.
Selon les analystes de Degroof Petercam, le premier trimestre a été plus faible que prévu en termes de chiffre d’affaires, en raison de pressions plus fortes qu’anticipé sur les volumes et les prix, principalement dans le soda ash.
"L’exercice 2026 s’annonce encore comme une année compliquée, en particulier en raison de la poursuite du cycle baissier du soda ash, qui reste le principal contributeur à l’Ebitda et aux flux de trésorerie (près de la moitié de l’Ebitda)", précise le courtier dans une note.
Degroof souligne que les conditions de marché devraient rester dégradées au cours des prochains trimestres et ajoute que la génération de free cash-flow devrait rester sous pression en 2026.
FAIBLE EXPOSITION AU MOYEN-ORIENT
Solvay, qui a confirmé jeudi ses perspectives annuelles telles qu'annoncées en février, a précisé que le conflit au Moyen-Orient avait eu un impact limité sur ses résultats au premier trimestre, en raison de sa faible exposition à la région.
D'après les analystes de JP Morgan, contrairement à la plupart des sociétés chimiques cycliques, Solvay n’est pas considéré comme un bénéficiaire net significatif du conflit au Moyen-Orient. Cette position se traduit par des résultats globalement en ligne avec le consensus, sans indication de la part du groupe d’une amélioration notable des conditions de marché au deuxième trimestre.
Le courtier met également en avant une génération de trésorerie plus faible, le free cash-flow revenant aux actionnaires étant tombé à 26 millions d’euros, contre 42 millions un an plus tôt.
(Redigé par Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer