Seuls cinq navires de transport ont emprunté le détroit d'Ormuz mardi, un chiffre bien inférieur à la moyenne mobile, sur 10 jours, de 15, selon des données Kpler publiées mercredi.
Ces chiffres pourraient évoluer, certains navires ayant désactivé leurs transpondeurs lors de leur passage.
Avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février, entre 130 et 140 navires traversaient chaque jour le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du transport maritime mondial d'hydrocarbures.
En guise de représailles à cette guerre, l'Iran avait très vite fermé de facto cette voie stratégique.
L'Iran a déclaré mardi avoir repris les discussions avec Oman concernant la gestion du détroit d'Ormuz, dans un contexte de pression économique accrue exercée par le président américain Donald Trump.
Les deux pays ont précisé avoir étudié la création d'un couloir maritime conjoint temporaire et convenu de déminer la voie navigable.
"Tout accord entre ces deux parties ne signifie pas pour autant que nous assisterons à une normalisation des flux pétroliers à travers ce goulet d'étranglement stratégique", a estimé ING Economics dans une note.
"Il faudrait probablement que les États-Unis lèvent leur blocus sur les ports iraniens et assouplissent les sanctions contre l'Iran avant que nous puissions observer une quelconque évolution vers la normalisation",
La quasi-fermeture du détroit d'Ormuz et l'absence de toute perspective de résolution du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran maintiennent le pétrole à un prix élevé, non loin de 90 dollars le baril, ce qui entretient à son tour des pressions inflationnistes à travers le monde.
(Mohi Narayan, Version française Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer