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Retraites-La mobilisation fléchit contre la réforme, discussions vendredi à Matignon
Reuters09/01/2020 à 20:27

    * 452.000 personnes ont manifesté en France, selon
l'Intérieur
    * Incidents à Paris
    * Discussions cruciales vendredi
    * L'âge pivot dans la balance

 (Actualisé avec décompte de la CGT § 4, personnes interpellées
§ 7)
    PARIS, 9 janvier (Reuters) - Plus d'un mois après le début
du mouvement social contre la réforme des retraites, des
dizaines de milliers de personnes ont manifesté jeudi en France
pour redire leur opposition au projet et accentuer la pression
sur l'exécutif, qui espère arracher un compromis sur les
modalités du futur système.
    Au total, 452.000 personnes ont défilé dans le pays, dont
56.000 à Paris, a-t-on appris au ministère de l'Intérieur.
    Une mobilisation en recul par rapport au lancement de la
contestation, le 5 décembre, date à laquelle le ministère avait
recensé 806.000 manifestants dont 65.000 dans la capitale. Ils
étaient 339.000 le 10 décembre (31.000 à Paris) et 615.000 le 17
décembre (76.000 à Paris).
    La CGT avance le chiffre de 1,7 million de manifestants,
davantage que le 5 décembre mais légèrement moins que le 17
décembre.
    "C'est une mobilisation qui reste importante même si elle
est en baisse. (...) Il faut entendre le message", a déclaré sur
BFM TV le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Olivier
Dussopt. 
    Des incidents ont éclaté lors de la dispersion de la
manifestation parisienne, place Saint-Augustin, dans le 8e
arrondissement. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz
lacrymogène et de grenades désencerclantes contre des "groupes
violents" qui s'en sont pris à des commerces, à un bureau de
Poste et ont brisé des vitrines et endommagé du mobilier urbain.
    Vingt-sept personnes ont été interpellées, selon la
préfecture de police. Seize membres des forces de l'ordre et
vingt manifestants ont été blessés.
    L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-CFE-CGC-FSU, à l'origine
de cette nouvelle journée d'action, continue de réclamer le
retrait du projet de loi qui sera présenté le 24 janvier en
conseil des ministres et soumis à l'Assemblée à partir du 17
février.
    
    MOBILISATION DES AVOCATS
    "Un compromis rapide et satisfaisant pour tous est possible.
Il est à portée de main", assure dans Le Figaro le ministre des
Comptes publics, Gérald Darmanin, à la veille de discussions
déterminantes à Matignon entre le Premier ministre Edouard
Philippe et les partenaires sociaux.
    La grève dans les transports publics, SNCF et RATP, entrera
vendredi dans sa 37e journée, entraînant toujours d'importantes
perturbations. La SNCF a fait état jeudi de 32,9% de grévistes,
dont 66,6% parmi les conducteurs, un taux en hausse par rapport
à ces derniers jours mais loin des proportions de la première
journée de mobilisation du 5 décembre (55,6% d'agents en grève).
    A la mi-journée, le taux de grévistes à EDF était de 25,5%.
Dans l'Education nationale, le ministère a recensé une moyenne
de 17,62% de grévistes dans les premier et second degrés, là
encore un chiffre en recul.
    A Toulouse, la préfecture de police a recensé 14.000
manifestants, les syndicats en ont compté 120.000. A Marseille,
220.000 personnes selon les organisateurs, 20.000 selon la
police, ont répondu à l'appel de l'intersyndicale. Elles étaient
25.200 (police) à manifester le 5 décembre, 20.000 (police) le
17 décembre.
    A Lyon, la mobilisation était en baisse : 11.000 selon la
police (27.000 pour la CGT), contre 21.500 le 5 décembre. Le
défilé a été émaillé d'incidents entre forces de l'ordre et
casseurs qui s'en sont pris à des agences bancaires et du
mobilier urbain. La police a comptabilisé 8.400 personnes à
Nantes où des incidents ont également éclaté.
    A Rennes, les syndicats ont aussi moins mobilisé - 10.000
manifestants selon les syndicats, 6.000 selon la préfecture. A
Nice, les syndicats annonçaient 20.000 personnes, la police
3.550.
    Le gouvernement a "parié sur un rétrécissement de la base
sociale de la lutte, c'est le contraire qui se produit avec
l'entrée dans le combat de secteurs inhabituels", a affirmé le
chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a
participé à la manifestation marseillaise.
    De nombreux avocats en robe se sont en effet joints jeudi à
des cortèges à Paris et en province. Ils ont appelé à bloquer le
fonctionnement de la justice cette semaine pour défendre leur
régime de retraite autonome, largement excédentaire.
    
    "L'ÂGE PIVOT EST UNE MESURE JUSTE ET EFFICACE"
    "Rien n'est perdu, la balle est dans le camp du
gouvernement. Soit on écoute, soit on gouverne contre son camp",
a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
    Cette nouvelle journée-test intervenait à la veille de
consultations à Matignon sur la proposition de "conférence de
financement" avancée par le CFDT et reprise à son compte par
Edouard Philippe.
    Les discussions achoppent sur l'option gouvernementale d'un
âge pivot à 64 ans en 2027 - âge qui devra être atteint pour une
retraite à taux plein avec un système de bonus-malus - et qui
figure dans une première mouture transmise au Conseil d'Etat.
Cette mesure est un casus belli pour les syndicats réformistes
CFDT et Unsa qui s'opposent à toute réforme "paramétrique".
    "Il faut retirer cet âge pivot. (...) J'espère que le
gouvernement va l'entendre, à l'heure où je vous parle, je n'en
sais rien", a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la
CFDT, en marge d'un déplacement à Dijon (Côte-d'Or).
    Dans son entretien au Figaro, Gérald Darmanin précise que
"le gouvernement continue de penser que l'âge pivot est une
mesure juste et efficace."
    Le ministre suggère que la conférence de financement, dont
Laurent Berger souhaiterait qu'elle dure "jusqu'à fin juillet",
se tienne en parallèle de l'examen du texte au Parlement et
définisse "des mesures qui assurent l'équilibre d'un système
nouveau et solidaire" et soient intégrées via des amendements
dans le projet de loi "avant son vote définitif" à l'été.

 (Rédaction de Paris avec les correspondants de province, édité
par Sophie Louet)
 

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