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Renault-Nissan-Macron appelle à développer synergies et alliances
information fournie par Reuters 26/06/2019 à 10:49

 (Actualisé avec Senard au journal Les Echos, contexte)
    TOKYO, 26 juin (Reuters) - Au premier jour de sa visite au
Japon, Emmanuel Macron a appelé mercredi à préserver l'alliance
Renault-Nissan  RENA.PA   7201.T  et à développer les synergies
et les partenariats "pour la rendre plus forte" face à la
concurrence internationale. 
    "L'alliance Renault-Nissan est évidemment un fleuron auquel
nous tenons beaucoup", a dit le chef de l'Etat français lors
d'un discours devant la communauté française à la résidence de
France, à Tokyo. 
    "Je souhaite que tout le monde y soit pleinement engagé",
a-t-il ajouté à quelques heures de sa rencontre bilatérale avec
le Premier ministre japonais Shinzo Abe. "Pour les salariés du
groupe, qu'ils soient japonais ou français, ils tiennent à cette
histoire industrielle, à ce qu'elle a apporté à nos deux pays".
    "Je crois qu'ils se souviennent tous du fait que c'est une
grande entreprise française qui a sauvé cette entreprise
japonaise avec le respect des traditions et des équilibres et
qu'on a constitué ainsi un géant et une force qu'il nous faut
non seulement préserver mais dont il faut développer les
synergies et les alliances, dans tous les sens du terme, pour la
rendre plus forte face à la concurrence internationale", a-t-il
poursuivi. "C'est ensemble que nous devons le faire".
    La structure capitalistique héritée du sauvetage de Nissan
par Renault en 1999 est au coeur du problème. La partie
japonaise la juge déséquilibrée, Renault détenant 43,4% de
Nissan, tandis que le groupe japonais détient 15% de son
partenaire français, sans droit de vote.
    L'alliance Renault-Nissan a été à nouveau fragilisée à
l'automne dernier par la disgrâce Carlos Ghosn, architecte et
homme fort de l'alliance pendant vingt ans. Un projet de fusion
entre Renault et Fiat a échoué début juin sur fond de tensions
entre partenaires français et japonais.
    "Je sais que l'on entend beaucoup de choses, mais
aujourd'hui il n'y a pas de discussion (entre Fiat et Renault)",
a dit le président de Renault Jean-Dominique Senard devant
quelques journalistes en marge de l'assemblée générale de Nissan
qui s'est tenue mardi au Japon.
    "J'ai redit aux actionnaires que le dossier était à l'arrêt
et que je le regrettais."  
    Les actionnaires du groupe japonais, dont Renault, ont voté
la nouvelle gouvernance de Nissan pour tourner la page sur l'ère
Ghosn, poursuivi pour des malversations financières qu'il
dément.
    Après un bras de fer sur la représentation du groupe
français au sein des nouveaux comités de Nissan, les deux
partenaires ont trouvé un compromis. Mais le directeur général
du constructeur nippon a douché l'espoir d'un réchauffement
rapide des relations entre les deux groupes et d'une évolution à
court terme de la structure de l'alliance.
    Hiroto Saikawa a en effet prévenu que si la relation
basculait dans un "gagnant-perdant", elle se romprait très
rapidement. Il a ajouté que la priorité de Nissan, qui risque de
connaître son pire exercice financier en onze ans, allait au
redressement du groupe, "ce qui signifie repousser les
discussions autour du futur de l'alliance".  

 (Christopher Gallahger, avec Marine Pennetier et Gilles
Guillaume à Paris, édité par Benoît Van Overstraeten)
 

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6 commentaires

  • 26 juin 12:25

    Il a beau parler, on dirait que son homologie n'en pense pas moins ...


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