Aller au contenu principal
Fermer

Renault Group-Les ventes stagnent au 1er semestre, amélioration au T2
information fournie par Reuters 23/07/2026 à 10:58
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

Usine Renault de Douai

Usine Renault de Douai

par Gilles Guillaume et Dominique Patton

Renault Group a fait état jeudi d'une stagnation ‌de ses ventes en volume au premier semestre, reflet de la concurrence accrue sur le continent européen, son principal marché et cible privilégiée des nouveaux concurrents chinois.

Après trois années ​consécutives de croissance, le groupe au losange a annoncé dans un communiqué avoir écoulé sur l'ensemble du semestre 1,17 million de véhicules légers - voitures et fourgons - soit un repli de 0,4% par rapport à la période identique de 2025 dans un contexte marqué par "une progression des marques chinoises en Europe".

Mais sur le seul deuxième trimestre, les ventes du ​constructeur automobile français ont rebondi de 2,3%, après une baisse de 3,3% au premier trimestre à cause de problèmes logistiques chez Dacia, grâce notamment au succès de la Renault 5 électrique en Europe et au retour confirmé de ​la croissance pour les véhicules utilitaires.

"Renault a fait état de ventes mondiales globalement stables au ⁠premier semestre (...) mais juin a été plus encourageant", commente Michael Foundoukidis, analyste chez Oddo BHF, dans une note. "La qualité des ventes demeure sous-appréciée par le marché. ‌La dynamique plus forte en juin est encourageante et conforte l'idée d'un meilleur second semestre en séquentiel."

Dans les premiers échanges, l'action Renault cédait 0,5%. Le titre a perdu plus de 25% de sa valeur depuis le début de l'année, donnant une valorisation inférieure à huit ​milliards d'euros.

OFFENSIVE CHINOISE

Plus petit des constructeurs automobiles historiques, Renault Group doit ‌préserver sa marge bénéficiaire s'il veut pouvoir continuer à investir dans l'électrique et les logiciels tout en restant fidèle à ⁠son ambition de rester indépendant en Europe.

Le groupe, qui publiera ses résultats semestriels complets le 30 juillet, vise cette année une marge opérationnelle autour de 5,5%, contre 6,3% en 2025, avec une amélioration attendue au second semestre par rapport au premier, ainsi qu'un free cash-flow de l'automobile d'environ 1,0 milliard d'euros, contre 1,47 milliard en 2025.

Pour y parvenir, ⁠le constructeur veille à ne pas ‌faire la course aux volumes face à une concurrence très compétitive et à se concentrer sur la valeur.

"Nous suivons la manière dont les ⁠marques chinoises mènent leur offensive", a dit Ivan Segal, directeur des ventes et des opérations monde de la marque Renault, au cours d'une téléconférence de presse. "Ce que nous voyons ‌un peu aujourd'hui, c'est que certaines marques ne s'intéressent pas seulement aux particuliers, mais beaucoup aux flottes, aux loueurs courte durée, aux véhicules de ⁠démonstration aussi."

En France, son principal marché, Renault a au contraire réduit les ventes à plus faible marge, comme les ventes ⁠dites tactiques et celles aux loueurs courte ‌durée, pour mettre l'accent sur les clients particuliers.

"Nous ne voulons pas nous lancer dans de grands rabais (...), pas faire la même chose que ce que nous voyons chez certaines ​marques, les marques chinoises (...), parce que vous payez l'addition en termes de valeur résiduelle quelques ‌mois ou années plus tard", a ajouté Ivan Segal.

CARNET DE COMMANDES SOLIDE

La concurrence accrue des nouveaux venus chinois, mais aussi de compétiteurs devenus plus agressifs comme Stellantis, a contribué à peser à nouveau sur ​la part de marché du groupe Renault sur ses trois principaux marchés - France, Italie et Espagne - au deuxième trimestre.

Mais sur l'ensemble du marché européen, où le constructeur automobile français réalise toujours plus de 70% de ses ventes, la marque Renault a enregistré une croissance de 2,6% sur le semestre tandis que Dacia a vu ses ventes s'améliorer ⁠d'un trimestre à l'autre.

Au total, Renault Group affiche un carnet de commandes solide en Europe représentant 2,1 mois de ventes prévisionnelles à fin juin.

La petite Dacia Sandero reste la voiture la plus vendue en Europe, mais la marque low cost de Renault souffre d'une offre électrique limitée à la Spring importée de Chine.

Les véhicules électriques ont vu leur demande accélérer depuis que la guerre en Iran a provoqué une flambée des prix des carburants. Pour répondre à ces évolutions, Dacia poursuivra au second semestre l'électrification de sa gamme avec l'arrivée d'une première Sandero hybride ainsi que d'une nouvelle Spring, fabriquée cette fois en Europe aux côtés de la nouvelle Renault Twingo.

(Reportage Gilles Guillaume et Dominique ​Patton, édité par Benoit Van Overstraeten et Sophie Louet)

Valeurs associées

26,0700 EUR Euronext Paris -1,10%

6 commentaires

  • 11:18

    Donc un Duster à 28K€, il faut être tout sauf fou, c'est plus que jamais un achat malin.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

26,38 -1,57%
8 279,95 -1,87%
117,6 +22,47%
100,81 +5,56%
47,71 -18,12%
Chargement...